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Lutte gréco-romaine . Mohamad Abdel-Fattah (84 kg) a quitté l’Egypte la semaine dernière en direction des Etats-Unis, où il entame un long stage de préparation aux Jeux olympiques de Pékin 2008.

Bougui retrouve l’Amérique

Mohamad Abdel-Fattah (dit Bougui) a retrouvé sa bonne humeur. Son regard, quelque peu terni depuis ses échecs aux Jeux Olympiques (JO) d’Athènes 2004 et aux Mondiaux 2005, semble aujourd’hui plein d’optimisme. « J’ai tourné le dos à mes échecs et j’entame une nouvelle étape dans ma carrière sportive », déclare fièrement le médaillé de bronze aux Championnats du monde de Moscou 2002. Réputé pour son style de jeu spectaculaire et sa rage de vaincre, Bougui a reçu une nouvelle invitation de la part de la Fédération américaine de lutte pour s’entraîner avec sa sélection à Colorado Springs. Après l’approbation de la Fédération égyptienne de lutte, il a quitté, la semaine dernière, l’Egypte en direction des Etats-Unis, plein d’espoir et de détermination à réaliser son rêve : décrocher une médaille olympique.

En fait, ce n’est pas la première fois qu’une telle invitation lui est adressée. L’événement remonte à novembre 2002. Après avoir remporté la médaille de bronze aux Mondiaux 2002, il suscite l’intérêt de la Fédération américaine. « Au début, les Américains lui ont proposé la nationalité américaine. Devant son refus, ils lui ont proposé de s’entraîner avec leur sélection pour que leurs lutteurs acquièrent de l’expérience en s’entraînant avec un lutteur de talent », confie le père de Bougui. Depuis, il passe quelques mois de l’année aux Etats-Unis. Et cette fois-ci, l’invitation s’étend au-delà d’une année, jusqu’aux JO de Pékin 2008. « J’ai décidé de rester toute l’année aux Etats-Unis. Je ne rejoindrai la sélection égyptienne que durant les compétitions internationales. Car l’année dernière, j’étais aux Etats-Unis et la Fédération égyptienne m’a demandé de rentrer en Egypte 2 mois avant les Championnats du monde afin d’effectuer un stage de préparation à l’étranger. Cela n’a pas eu lieu finalement, ce qui a affecté mon niveau et mon résultat aux Mondiaux », raconte Abdel-Fattah avec amertume.


Succession de blessures

Depuis sa médaille de bronze obtenue aux Championnats du monde de Moscou en septembre 2002 et sa médaille d’or en Coupe des confédérations du Caire en octobre 2002, son niveau n’a cessé de baisser. Tout d’abord, à cause d’une série de blessures. Durant son premier stage d’entraînement aux Etats-Unis, fin 2002, il a subi une première blessure à la jambe. Lors d’un stage de préparation en Biélorussie, en août 2003, il se déboîte une vertèbre de la nuque, puis se fracture le poignet. Ensuite, il est victime d’un autre déboîtement, cette fois de l’omoplate. Des blessures qui ont sans aucun doute affecté son niveau. S’ajoute à cette série de blessures la forte instabilité de ses entraînements provoquée par le décès, le 11 juillet 2002, de l’ancien directeur technique de la sélection nationale, l’Arménien Yahia Kazarian. Celui qui a donné à la lutte égyptienne ses lettres de noblesse et qui a aidé Bougui à parvenir à un bon niveau international.

Une période bien agitée pour Abdel-Fattah donc, qui peine à retrouver son niveau.

Lors des JO d’Athènes, il était convaincu qu’il avait perdu à cause du mauvais arbitrage. Mais quelques mois plus tard, il subit une autre défaite aux Championnats du monde. Ce sera une défaite de trop. Depuis, il décide d’entamer une nouvelle période, où il tente de retrouver sa concentration. « Aujourd’hui, à 27 ans, les JO de Pékin 2008 seront mes derniers jeux. Donc, je dois faire de mon mieux », confie Abdel-Fattah avec assurance. C’est donc dans cet état d’esprit qu’il passera les deux prochaines années aux Etats-Unis, loin de toute tension. Désormais, il travaillera son physique en respectant un régime alimentaire sévère afin de ne pas prendre du poids. En effet, l’entraînement aux Etats-Unis est totalement différent de celui suivi en Egypte. « Les Américains possèdent les équipements nécessaires pour améliorer mon physique. L’atmosphère et le lieu d’entraînement sont sains, contrairement à l’Egypte, où je suis la plupart du temps au Centre olympique de Maadi avec un régime nutritif qui ne me convient pas. De plus, je m’entraîne sur une montagne, ce qui a un excellent effet sur mon physique », conclut, confiant, le jeune athlète.

Doaa Badr
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