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Football . Le champion d’Afrique et d’Egypte Ahli s’est incliné 0-1 face au club saoudien d’Ittihad Djeddah en match d’ouverture du Championnat du monde des clubs, au Japon.
Le rêve part en fumée

Après 55 succès en 55 matchs étalés sur 18 mois, Ahli a finalement trouvé plus fort le club saoudien d’Ittihad Djeddah, face auquel il s’est incliné 0-1 en match d’ouverture du Championnat du monde des clubs, au Japon. Une erreur fatale du gardien Essam Al-Hadari, pourtant meilleur joueur de son équipe lors de cette rencontre, a permis au capitaine de la formation saoudienne, Mohamad Nour, de marquer le but de la victoire à la 78e minute, qualifiant le champion d’Asie pour les demi-finales de la compétition lors desquelles il affrontera le champion sud-américain Sao Paolo (Brésil).

Un choc pour le public égyptien et tous les observateurs, qui avaient déclaré Ahli favori de cette confrontation au regard des performances enregistrées lors des deux dernières saisons. Une prestation qui a même surpris le coach de la formation saoudienne, Anghel Iordanescu. « La formation d’Ahli que nous avons rencontrée n’est pas celle que j’ai vu jouer contre l’Etoile du Sahel en finale de la Ligue d’Afrique », a déclaré le technicien roumain.

Ils avaient pourtant fait un début de match brillant en réussissant à cantonner le champion d’Asie dans sa moitié du terrain et ayant raté plusieurs occasions de but importantes, notamment de la part d’Ahmad Al-Sayed, Mohamad Abou-Treika et Emad Metaab. Mais les Rouges ont vite été rattrapés et ont commencé à perdre le rythme face à une meilleure organisation défensive et offensive. Le moment critique intervient en début de seconde période, lorsque le technicien d’Ahli, Manuel José Da Silva, a dû remplacer son latéral gauche international Sebastiao Gilberto, blessé, par Ahmad Abou-Mossalem, perdant ainsi un atout important. Mais ce qui a vraiment bousculé le jeu fut le changement de tactique des Saoudiens, qui ont fait un pressing sur les défenseurs rouges, alors dérangés dans leur jeu et empêchés de construire de bonnes attaques. C’est ce qui les a gravement handicapés en raison du manque de relayeurs vers l’attaque ainsi qu’en milieu de terrain. Et c’est là que les joueurs ont senti le grand vide laissé par le libéro de l’équipe, Emad Al-Nahhas, et qui n’a pas pu être comblé par son remplaçant, Chadi Mohamad. Outre ses qualités défensives, Al-Nahhas possède une excellente vision de jeu et une technique assez impressionnante qui lui permettent de se débarrasser du pressing des attaquants pour bien commencer les attaques. Qualités qui manquent à Chadi Mohamad, qui n’a pu qu’envoyer de longues passes en avant généralement interceptées par les défenseurs saoudiens, supérieurs physiquement en comparaison aux petites silhouettes des attaquants d’Ahli. « Nous avons très bien entamé le match et étions aux commandes pendant 35 minutes, mais après, les joueurs ont perdu leur concentration. J’ai essayé en vain de les remettre à leurs marques mais je pense qu’ils n’ont pas pu gérer la grande pression du match », a déclaré Da Silva lors de la conférence de presse qui a suivi le match.

Une grande déception pour tous les supporters rouges qui attendaient beaucoup de leur club lors de ce sommet arabe entre deux nations qui rivalisent dans toutes les compétitions. « Il fallait comprendre qu’un jour nous allions perdre car nous ne pouvions pas rester invaincus éternellement. Malheureusement, ce fut aujourd’hui, lors d’un match important. Mais nous devons tourner la page et regarder devant nous car la compétition n’est pas encore terminée », a ajouté Da Silva. Les Rouges devront jouer un match de classement (5e place) contre le FC Sydney, vendredi prochain, et voudront sûrement consoler leur public.

Karim Farouk

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Le tirage au sort du Mondial 2006 ne s’est pas déroulé en faveur des Africains.

Pas de chance pour l’Afrique

Tunisie, Côte-d’Ivoire, Ghana, Togo et Angola : tels sont les représentants africains lors de la prochaine Coupe du monde de football qui aura lieu du 9 juin au 9 juillet 2006 en Allemagne. Mais le tirage au sort de la compétition, effectué vendredi soir à Leipzig (Allemagne) pour déterminer les groupes, leur a réservé de mauvaises surprises.

A commencer par la Côte-d’Ivoire, puissance montante du continent noir. Elle est tombée dans le groupe C avec l’Argentine, les Pays-Bas et la Serbie-Monténégro. Après sa qualification pour le Mondial, les observateurs avaient pourtant misé sur elle pour rééditer l’exploit du Sénégal lors du dernier Mondial. La mission des Eléphants sera alors beaucoup plus difficile que prévu face à des concurrents comme l’Argentine, favori classique pour le titre, les Pays-Bas, avec leur jeu esthétique moderne, et la Serbie-Monténégro, qui a présenté une excellente performance lors des qualifications européennes (Ndlr : la Serbie-Monténégro s’est qualifiée pour le Mondial aux dépens de l’Espagne qui s’est qualifiée au repêchage). « Il est difficile de tomber dans un groupe plus dur. Les Argentins ne sont plus à présenter, les Pays-Bas ont toujours leur style offensif, la Serbie a également un grand réservoir de joueurs. Dans ce groupe on assistera à un mini-championnat de grande qualité », déclare Henri Michel, le directeur technique de la sélection ivoirienne. « Il faut partir en se disant que si on se qualifie pour le deuxième tour, ce sera un exploit. On a tout à gagner », ajoute-t-il.

Comme la Côte-d’Ivoire, le Ghana, qui dispute son premier Mondial, est tombé dans un groupe tout aussi difficile, à savoir le groupe E avec l’Italie, les Etats-Unis et la République tchèque. Les chances de Michael Essien et ses coéquipiers face aux Italiens (double champion du monde), la République tchèque de Pavel Nedved (demi-finaliste du dernier Euro) et les Etats-Unis avec leur style de jeu stable, seront quasi nulles.

La Tunisie est en fait la seule sélection africaine à même de réaliser un succès au Mondial 2006. Ainsi dans le groupe H, elle devrait s’imposer facilement face à l’Arabie saoudite. Mais contre l’Espagne et l’Ukraine les choses seront plus difficiles. « L’Espagne et l’Ukraine sont des grands du football. Avec l’Arabie saoudite, nous sommes les petits du groupe H. Mais nous avons nos arguments et nous allons défendre nos chances. Nous l’avons démontré à la Coupe des confédérations. Si nous l’emportons lors du premier match contre l’Arabie saoudite, une partie du chemin sera faite », confie Roger Lemerre, directeur technique de la Tunisie.

En ce qui concerne le Togo et l’Angola, auteurs des deux surprises des qualifications africaines, le programme ne s’annonce pas plus facile. Le Togo est placé dans le groupe G avec la France, la Corée du Sud et la Suisse. Tandis que l’Angola évolue dans le groupe D avec le Mexique, le Portugal et l’Iran. Pour plusieurs observateurs, si le tirage au sort avait placé le Ghana ou la Côte-d’Ivoire dans ces groupes, ils auraient pu survivre à la concurrence. Mais le Togo et l’Angola manquent d’expérience. « On est une petite équipe. Le tirage contre la France, on a pris ça avec beaucoup de plaisir et de sérénité. C’est une équipe au-dessus du lot, même psychologiquement. Mais tout est possible : on peut perdre 10-0 comme faire nul 0-0, comme gagner 1-0. Mais on va surtout chercher à avoir beaucoup de plaisir », explique Emmanuel Adebayor, l’attaquant de la sélection togolaise.

Cela ne fait aucun doute : c’est un parcours combattant qui attend les Africains lors du Mondial 2006.

Mohamad Mosselhi

 

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