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Comment remédier aux irrégularités des législatives ?
Sinoïte Halim Doss
Membre du Conseil consultatif

Les élections législatives organisées pour élire les membres du Parlement de 2005-2010 ont connu de nombreux aspects négatifs, citons entre autres la violence, la prédominance de l’argent, les pots-de-vin et les falsifications. Dans ce contexte, une question s’impose : Pourquoi ces irrégularités ne sont-elles pas apparues durant les élections du Conseil consultatif ? Les raisons sont nombreuses.

Premièrement, le membre du Conseil consultatif représente trois circonscriptions alors que celui de l’Assemblée du peuple n’en représente qu’une seule. Par conséquent, ce premier ne peut compter sur le pouvoir de l’argent car le coût en serait énorme. Il se contente alors des pancartes électorales.

Deuxièmement, il est plus facile d’influencer par l’argent, la force ou la violence dans une petite circonscription que d’étendre ces facteurs à trois circonscriptions.

Troisièmement, le député jouit de prérogatives plus importantes et plus fortes que celles du membre du Conseil consultatif. De plus, les ministres acceptent plus facilement les demandes des parlementaires en comparaison avec celles des membres du Conseil consultatif. Et ce, parce que ce premier est à même de demander des comptes aux ministres au sein de l’Assemblée du peuple. Chose que ne peut faire le membre du Conseil consultatif.

Quatrièmement, le pouvoir de légiférer se limite au Parlement. C’est pourquoi les candidats se bousculent pour obtenir coûte que coûte des sièges au sein de cette assemblée.

Cependant, il est tout à fait possible de remédier à ces lacunes.

Premièrement, il est indispensable d’augmenter le taux de participation, en infligeant une sanction contre l’abstention de vote. En effet, le vote est un droit et un devoir aussi et la loi stipule une amende de 100 L.E. contre toute personne qui s’abstient de voter.

De plus, il est absolument nécessaire d’annuler les cartes électorales et d’accréditer les cartes d’identité dans le vote afin de faciliter l’accès des citoyens aux urnes.

Deuxièmement, il incombe d’élever l’âge minimal de l’électeur de 18 à 21 ans. Le mineur ne peut conclure un acte juridique, et le vote en est un. En effet, l’électeur choisit un candidat volontairement, en toute liberté et maturité, laquelle ne s’accomplit juridiquement qu’à l’âge de 21 ans.

Enfin, les membres de l’Assemblée du peuple et du Conseil consultatif doivent jouir des mêmes droits tels que soumettre des lois, demander des comptes et même démettre les ministres.

Si ces propositions sont appliquées, il sera peut-être possible de voir disparaître les incidents déplorables dont nous avons témoigné au cours des dernières élections parlementaires.

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