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Tourisme. Le Livre blanc de l'OMT évoque d'importants changements à venir sur le plan des destinations et des touristes.

Mutations profondes à l'horizon 2020

Le tourisme va vivre de profondes mutations d'ici 2020 en raison de l'enrichissement de nouveaux pays et des mutations démographiques, mais aussi de la hausse du prix des combustibles et des changements climatiques, selon l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT).

L'enrichissement rapide de certains pays où une classe moyenne aisée est en train d'émerger sera l'un des facteurs du changement, selon un Livre blanc de l'OMT qui a été présenté lors de son assemblée générale à Dakar. Il cite notamment la Chine, pays le plus peuplé du monde, mais aussi l'Inde, auxquelles il faut ajouter notamment la Russie et la Pologne.

En 2004, le secteur du tourisme représentait 30 % des échanges internationaux de services commerciaux. En chiffres, le tourisme mondial devrait enregistrer 800 millions d'arrivées en 2005 (763 millions en 2004), puis un milliard en 2010 et 1,6 milliard en 2020, soit un doublement en 15 ans.

Dans ce contexte, le secrétaire général de l'OMT, Francesco Frangialli, a estimé que le tourisme n'était « pas assez libéralisé » et « pas assez pris en compte » par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le vieillissement de la population mondiale va également avoir un impact considérable. Dans moins de 20 ans, un tiers de la population du Japon et de l'Allemagne, un quart de celle de la France ou de la Grande-Bretagne, sera âgée de 60 ans et plus. « L'adaptation à cette évolution démographique exigera une modification des produits touristiques et de leur commercialisation. Les personnes de 55 ans et plus voyagent plus loin, plus longtemps (...) et dépensent davantage que la moyenne », note l'OMT.

Pour l'organisation, il y a « de vraies possibilités pour les marchés émergents » avec les séjours de remise en forme et autres produits ciblés.

Autre facteur d'évolution, la hausse des prix des carburants, qui ont quadruplé en huit mois. Elle « accentuera le développement intrarégional de la demande et augmentera les difficultés du tourisme lointain aux frais de transport plus élevés », relève l'OMT, ce qui pénalisera les pays pauvres.

L'OMT s'inquiète aussi du réchauffement de la planète, qui « va constituer un risque grandissant pour de nombreuses destinations ». Les stations balnéaires et de montagne et les activités de plein air sont en première ligne. En outre, le changement climatique risque « d'avoir des effets négatifs sur les services essentiels comme l'alimentation en eau ».

Enfin, l'accès à Internet « augmentera le pouvoir des consommateurs », notamment avec le développement des systèmes mondiaux de distribution. Déjà, aux Etats-Unis, la part des voyages préparés par Internet est passée de 7 % en 1997 à 30 % en 2004. « Il y aura dans le monde entier un renforcement des tendances à la fusion d'hôtels, de voyagistes, d'agents de voyages et de transporteurs », note l'OMT.

L'OMT affirme enfin qu'elle se donnera, d'ici 2010, les moyens d'anticiper les mutations du secteur, notamment par un recours accru aux partenariats public-privé .

Dalia Farouk

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Le Nord contre le Sud
L'Afrique subsaharienne est celle qui bénéficie le moins de l'essor touristique.

Si la France conserve son rang de première destination du monde en matière de tourisme, en revanche, dans la région africaine, ce sont les pays du Nord, l'Algérie en tête, qui attirent le plus de visiteurs, du moins durant l'année 2004, contribuant ainsi à la croissance générale de 8 % enregistrée dans la région. Et selon les statistiques publiées jusqu'à présent, elle s'est apparemment poursuivie en 2005.

Avec une progression de +15 %, les destinations du Nord de l'Afrique ont été salutaires pour la croissance générale des arrivées de 8 % de la région en 2004. Au Maroc, suite à la politique de libéralisation du transport aérien qui a eu pour effet d'ouvrir la destination aux compagnies à bas coûts et ainsi faire baisser les prix, le nombre d'arrivées s'est accru de 16 %. A deux heures de vol de là, la Tunisie annonce en termes d'arrivées une progression de 17 %, relative à la vigueur de l'euro qui a amélioré sa compétitivité sur les marchés émetteurs d'Europe par rapport à d'autres destinations balnéaires de la zone Euro.

L'Egypte a fait un bond considérable en 2004 avec un taux de croissance de 8 %. Même en 2005 et malgré les attentats terroristes dont elle était le théâtre, elle a pu réaliser un taux de croissance de 4 %.

Dans la partie australe, le géant sud-africain (+3 %) a ployé sous le poids du renchérissement du rand, tandis que le Kenya a soulevé des montagnes après une année 2003 maussade. L'augmentation de la capacité à bord des avions en provenance des principaux marchés émetteurs d'Europe, l'amélioration du produit touristique et le renforcement de la promotion de son tourisme ont valu à la destination kényane un regain de +31 % d'arrivées.

On constate dès lors que c'est l'Afrique subsaharienne qui n'a pas su tirer son épingle du jeu .

D. F.

 

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