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Coopération. A l’occasion de la visite au Caire du premier ministre arménien, Andranik Markarian, les deux pays ont ratifié plusieurs accords portant notamment sur l’abolition de la double taxation.
L’Egypte et l’Arménie se rapprochent

En signant, en janvier 2005, un mémorandum pour des consultations et une coopération politique régulières dans les domaines de la science, de l’éducation et de la culture avec la Ligue arabe, l’Arménie avait renforcé sa coopération et ses relations avec les pays arabes. Signé par le ministre arménien des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, et Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, le mémorandum annonçait une nouvelle phase de coopération entre l’Arménie et les membres de l’organisation panarabe.

Cette semaine, avec la première visite officielle en Egypte du premier ministre d’Arménie, Andranik Markarian, c’est la coopération économique entre l’Egypte et l’Arménie qui « entre dans une période de croissance », comme l’a déclaré Ahmad Nazif, le premier ministre égyptien.

Lors de leurs rencontres, les deux premiers ministres ont affirmé leur détermination à bâtir leur partenariat autour des échanges commerciaux et renforcer ainsi les relations historiques qui lient les deux pays. Les consultations des deux ministres qui ont porté sur un vaste éventail de sujets, tant sur le plan régional qu’international, ont abouti à la ratification de cinq accords portant notamment sur l’abolition de la double taxation, la coopération dans le secteur de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, et sur les échanges culturels. Insistant sur la nécessité de créer des partenariats entre hommes d’affaires égyptiens et arméniens, le premier ministre égyptien s’est déclaré prêt à soutenir et épauler toutes les entreprises qui établiraient des projets en partenariat, soit ici en Egypte, soit en Arménie.

S’adressant aux journalistes, le premier ministre égyptien s’est déclaré optimiste quant à l’avenir de la collaboration entre l’Egypte et l’Arménie. De part et d’autre, les possibilités de partenariats sont nombreuses et variées, notamment dans les secteurs de la santé, l’agriculture, le tourisme et l’éducation. Selon Ahmad Nazif, les opportunités d’investissements dans les deux pays et le développement d’un réseau d’affaires permettront aux deux nouveaux partenaires de profiter mutuellement de leur expérience et de faciliter le transfert du savoir-faire.

De son côté, Andranik Markarian a reconnu que les deux pays n’ont jamais connu de moment plus opportun que le moment présent pour consolider les relations d’amitié qui existent de longue date entre les deux peuples et faire fructifier les promesses que ces relations présentent.

L’Arménie, pays montagneux du sud du Caucase, dispose de peu de ressources naturelles, mais en revanche, comme l’a déclaré son président en 2003, « elle peut compter sur le niveau élevé de l’éducation et l’esprit d’entreprise de ses habitants ».

Selon les institutions internationales telles que la Banque Mondiale (BM), depuis 2000, l’économie de l’Arménie est entrée dans une phase de croissance et les réformes instaurées par le gouvernement arménien contribuent à créer « un climat propice et encourage encore plus les investissements ». Afin de marquer sa volonté de promouvoir l’initiative privée et l’entreprise comme moteur du développement, le pays s’est doté d’un ensemble de dispositions susceptibles de favoriser l’investissement et l’ouverture aux marchés extérieurs. De même, le libéralisme économique a fait de l’Arménie la « porte » des marchés des pays membres de la Communauté des Etats indépendants (les 14 autres républiques de l’ex-Union soviétique).

A part les garanties dites « classiques » offertes aux investissements en général, des avantages supplémentaires sont accordés aussi bien à l’investissement qu’à l’exploitation et d’autres prévus pour les entreprises valorisant les ressources locales, surtout celles développant l’innovation technologique.

Au cours d’un Business Forum qui réunissait des officiels et hommes d’affaires égyptiens et arméniens, le président de l’Agence de Développement Arménienne (ADA) a expliqué que l’attraction des investissements étrangers s’est accrue rapidement et en peu de temps dans beaucoup de secteurs, tout particulièrement dans le secteur des Nouvelles Technologies de l’Information (NTI). Le pays offre des avantages compétitifs dans les domaines de l’électronique, des instruments de précision et de la chimie organique, et un grand nombre d’entreprises opèrent dans le secteur des logiciels. Parmi elles, figurent des entreprises de renom international qui exportent la totalité de leur production vers les Etats-Unis, la Russie, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Géorgie et la France. Selon la BM, l’Arménie serait le seul pays de la région à exporter dans ce domaine. Cette même expertise se retrouve dans les secteurs de la joaillerie, la taille de diamant et l’horlogerie.

L’Arménie ne présente pas uniquement des opportunités commerciales, elle est aussi une ancienne terre d’Histoire et de civilisation. Pour présenter la culture et les sciences anciennes de l’Arménie, la Bibliotheca Alexandrina organise en février 2006 une conférence scientifique et une exposition d’anciens manuscrits arméniens, en partenariat avec le Matenadaran de Erevan, une des bibliothèques les plus anciennes et les plus riches du monde et dont la fondation remonte à l’invention de l’alphabet arménien en 405. Le Matenadaran possède une collection de plus de 17 900 manuscrits et environ 300 000 documents et archives

Eva Dadrian

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