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La vie mondaine

Grippe aviaire . Une de nos lectrices s’étonne que ce virus, qui se transmet à l’homme, ne soit pas encore éradiqué.

Agir et vite
 

La grippe aviaire est une infection provoquée par des virus grippaux de type A. Cette infection touche presque toutes les espèces d’oiseaux, de poulets et de dindes, et peut parfois infecter d’autres espèces animales comme le porc et d’autres mammifères.

Auparavant, on croyait que ce virus ne touchait que les volailles, et ce jusqu’à 1997. Lors de la première infection humaine à Hongkong, ce virus avait alors causé la mort de six personnes. En 2003, il a touché la Mongolie, la Chine ainsi que la République de Corée. En 2005, ce virus a frappé aux portes de l’Europe.

Ce virus se transmet à l’homme dans les cas où les personnes sont en contact direct avec les volailles infectées et aucun cas de transmission humaine du virus n’a encore été mis en évidence. Ce virus se transmet en outre par les excréments des volailles infectées, ces excréments se transforment en poudre et sont transportés par l’air. Mais des recherches démontrent que le virus ne se transmet pas dans la nourriture si les aliments sont bien cuits.

Enfin, et selon l’Organisation mondiale de la santé, le virus est aujourd’hui responsable de 112 cas de grippe humaine en Asie du sud-est, dont 57 décès. Le Vietnam est le pays qui a payé le plus lourd tribut. En ce qui concerne l’Egypte, il est vrai que le ministre de l’Environnement, Magued Georges, a interdit l’introduction de volailles étrangères dans le pays. Mais est-ce vraiment une solution fiable pour nous protéger ? C’est pourquoi je me demande combien de temps nous allons encore attendre avant que les scientifiques puissent annoncer l’éradication totale du virus de la planète.

Mirette Maurice Kamel, Le Caire.



Sauvons les Iraqiens !

Le 19 novembre dernier a témoigné d’un événement crucial : le début des négociations pour trouver un moyen de mettre fin à la crise en Iraq. La Conférence de réconciliation en Iraq, qui s’est tenue à la Ligue arabe, au Caire, a abordé ce thème. Celle-ci avait pour enjeu de mettre fin à l’agonie dans les villes iraqiennes : nos frères sont quotidiennement victimes des tirs et roquettes des forces militaires étrangères. On a donc décidé d’entamer ce processus positif en espérant qu’il rectifiera l’avenir de ce pays qui souffre depuis deux ans. Mais les citoyens iraqiens n’ont toujours pas cueilli les fruits de cette conférence tenue en Egypte. On lit dans les journaux que les Iraqiens se plaignent des tortures subies dans les prisons. Le président iraqien, Jalal Talabani, a par ailleurs appelé à l’aide internationale politique et économique. Si cette démarche de réconciliation avorte, c’est un avenir encore plus noir qui attend les Iraqiens.
Inas Al-Zahed, Le Caire.



Soyons plus précis !

J’ai été assez surprise par l’article publié dans le numéro 584 d’Al-Ahram Hebdo, par Monsieur Salama A. Salama, dans la rubrique Commentaire, à propos de la situation dans les banlieues françaises. Si les enfants d’immigrés n’ont pas les mêmes chances que les autres, c’est qu’ils les refusent tout simplement ! L’école en France est gratuite et met tout le monde sur un pied d’égalité. Après, chacun est libre ou de dormir ou d’assister aux cours ou de les sécher ! Nombre de professeurs dans les écoles de quartiers dits sensibles sont eux-mêmes issus de parents immigrés, ce qui ne les a pas empêchés d’atteindre des fonctions leur donnant un revenu très confortable. Mais comme tout un chacun, cela a été à force de travail et d’endurance ! Les familles sont responsables et doivent être encore plus responsabilisées par rapport aux problèmes dans les banlieues !

Il n’est pas normal en France de laisser des enfants qui ont entre 12 et 16 ans dans les rues le soir jusqu’à ce qu’ils veuillent bien rentrer à la maison. Ceci relève de l’autorité parentale qui doit montrer l’exemple à suivre ; mais encore faut-il savoir en faire preuve et mettre ses enfants sur les chemins de la vie.

Beaucoup d’écoles détruites étaient aussi des écoles maternelles, et lancer des voitures en feu dans les écoles n’est pas une revendication mais une détérioration qui empêche les plus petits de progresser !

Audrey, Marseille, France.



Cette jeunesse perdue, quel gâchis !

De par mon expérience du terrain, je trouve l’analyse de monsieur Salama A. Salama, parue dans le numéro 584 d’Al-Ahram Hebdo, intitulée « Les émeutes dans les banlieues françaises », très proche des faits vécus par ces populations au quotidien. La gestion coloniale de ces quartiers, le racisme face à l’emploi, la ségrégation spatiale, sont des réalités que personne ne peut nier. L’atmosphère islamophobe, les propos regrettables du ministre de l’Intérieur et la mort de jeunes du quartier ont été les éléments déclencheurs d’une situation qui devenait intenable. Une de vos lectrices (Jeanne, de Louqsor) dans son courrier (Al-Ahram Hebdo, numéro 586), énumère quelques droits sociaux dont bénéficient effectivement ces populations. D’ailleurs, ce ne sont pas ces raisons qui les ont fait descendre dans la rue mais le ras-le-bol des contrôles au faciès, l’acharnement policier et la fâcheuse attitude des politiques qui consiste à les désigner comme boucs émissaires à chaque période électorale. Croyez-moi, et je sais de quoi je parle, ces jeunes dans leur immense majorité ne demandent qu’à être traités comme tout le monde et à vivre tranquilles dans le respect de la République. Il faudrait remplacer le mépris par la compassion.
Carla Silvio, France.



Quel égoïsme !

L’urgence est extrême. Le feu brûle à Damas, et il ne reste que la fumée pour que les aveugles puissent sentir le danger ; le feu brûle également au sein de la Ligue arabe pour ne pas dire chez les musulmans.

Et c’est avec amertume que l’opinion musulmane observe ce que vivent les Palestiniens.

Lorsque les chars et militaires israéliens armés jusqu’aux dents massacrent les Palestiniens, les Etats-Unis et leurs alliés approuvent.

Mais si c’est un Palestinien qui se fait exploser en terre israélienne, on demande aux leaders palestiniens d’arrêter leurs terroristes. Quel monde d’égoïsme ! L’égoïsme des Arabes gestionnaire du patrimoine de l’islam. Le zèle des Etats-Unis en Afghanistan et en Iraq devant l’OCI et la Ligue arabe en sont aussi des exemples concrets. La Syrie fait face aux crocodiles. Comment endiguer le désastre ? Seule une bonne coopération sur le terrain est indispensable. Il est recommandé d’agir pacifiquement. Et si chacun jouait son rôle ?

Nous sauverons des milliers de gens et cela est notre devoir religieux. Qui dit le contraire ?

Ibrahim Ben Abdel-Fatah, Cotonou (Bénin).



Contradictions et repère

Je suis un (assez) jeune Français exilé à Minya, en Haute-Egypte, depuis quelques mois, envoyé comme volontaire chez les coptes catholiques. Je suis ingénieur agronome, et les coptes possèdent une ferme dans les « nouvelles terres », à Shosha. Autant le dire tout de suite, il s’agit d’une ferme dans le désert. Je prends de plein fouet les contradictions du peuple égyptien ici ; non pas que je n’essaye pas de comprendre la culture et la langue, cela me paraît plus que naturel d’essayer d’apprendre. Mais ce qui me trouble le plus, réellement, c’est le fait de sentir que mes collègues, amis ou rencontres, ici, semblent encore plus perdus que moi ! Bien sûr la Haute-Egypte se prête bien à cela, car on côtoie ici à la fois des BMW et des charrettes tirées par des ânes dans la même rue ; l’extrême pauvreté dans les villages contraste avec les quelques habitants qui étalent leur richesse effrontément, sans que l’on puisse comprendre d’où leur vient cet argent ... Quels sont les repères communs des Egyptiens ? Travaillant au sein d’une équipe, je me le demande, tant chaque individu semble avoir une culture et une éducation propres à lui. Comment faire travailler des personnes qui ne partagent presque rien, si ce n’est leur religion ? Car en vérité, même si mon jugement est faussé par mon origine, ce que je ressens, c’est bel et bien que le véritable repère fort qui existe ici est l’attachement à une religion. J’avoue que cela me fait peur, lorsque j’assiste aux duels « pol» dans la rue, parfois musclés, toujours violents verbalement. Lorsque j’étais enseignant en France, je ne cessais de me plaindre du niveau de connaissances de mes jeunes élèves. Depuis que je suis à Minya pourtant, je réalise à quel point le rôle de l’éducation est peut-être à la fois de créer une culture commune et de rendre les personnes plus aptes à travailler ensemble, et à la fois de leur fournir une base de connaissances communes. Je suis aujourd’hui partagé entre un très grand découragement, directement lié à ce constat, et un très grand optimisme, car les Egyptiens que je connais savent trouver des ressources là où on ne les attend plus. Je vous remercie de publier des articles qui me sont précieux pour essayer de comprendre mieux la société égyptienne ! Continuez, vous avez gagné aujourd’hui un lecteur fidèle.

Régis Lorton, Minya.

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