Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Arts

Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Festival international du film du caire . La 29e édition s’est terminée sur un palmarès plein de surprises. Bilan.

Le politique l’emporte

La 29e édition du Festival international du film du Caire a pris fin. Les projecteurs se sont éteints, le festival a fait ses adieux à ses invités, et restent le souvenir de ses films et son palmarès teint de politique.

Car le goût du politique a clairement plané sur le palmarès, comme il a dominé la plupart des films.

D’abord, seuls les films au contenu politique ont été nommés par les membres du jury afin d’entrer en compétition pour les prix. Pourtant, d’autres beaux films sociaux, tels le russe Le Temps de ramasser les pierres, le hongrois Qui sont Bonnie et Clyde ou l’italien La Porte des sept étoiles, n’ont même pas figuré parmi les trois dernières œuvres en concurrence dans chaque prix.

Le palmarès du festival 2005 traduit donc la volonté du jury de récompenser des œuvres discutant ouvertement des idées politiques actuelles.

Le jury a voté, alors, à l’unanimité pour le film albanais Magic Eye (Œil magique) et le finlandais Mother of Mine (Une Mère à moi) pour décrocher tous les prix. Des choix qui ont laissé entendre quelques chahuts dans la salle lors de l’annonce des prix surtout avec l’absence complète du film égyptien La Nuit de la chute de Bagdad du palmarès. Pourtant lui-même, un film à contenu politique. Cette production qui a gagné l’estime et l’appréciation du bureau technique et celle du public a été complètement ignorée par le jury. De quoi laisser à penser qu’une pression quelconque a été exercée sur le jury afin de priver le film d’un prix ou même d’une mention spéciale. Ce, pour ne pas mettre la censure dans de mauvais draps, la contraignant à autoriser la projection publique d’un film qui aurait été primé et qu’elle n’a pas du tout l’air d’apprécier.

Du côté de l’organisation et du niveau artistique, en dépit des lacunes nettes concernant les cérémonies d’ouverture et de clôture et de l’absence de la majorité des cinéastes et des vedettes du cinéma égyptien, cette édition s’est distinguée de par la variété des cinémas présentés, en provenance de 48 pays différents. D’ailleurs, cette diversité n’a pas manqué de faire salle comble. D’autres manifestations sont venues ponctuer le festival de temps forts, tels les colloques discutant des films et des différents problèmes qu’affronte le cinéma.

Loin de la tension déclenchée dès le premier jour parmi les responsables de la direction, et laquelle a été transmise à toute l’équipe du travail, le festival reste quand même une grande fête pour le cinéma égyptien et arabe. La progression du nombre des spectateurs et des recettes, ainsi que la large couverture médiatique dont a bénéficié le festival affirment l’ancrage définitif de cette manifestation dans la vie culturelle.

Yasser Moheb

 

Retour au Sommaire

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631