Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Echangez, écrivez

Nous attendons vos réflexions et vos avis sur [email protected]
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

Idées . Nos deux lecteurs se penchent sur le choc des civilisations, un concept largement débattu depuis le 11 septembre.

Un choc inévitable ?

Le choc des civilisations peut être considéré comme la dernière étape dans l'évolution des conflits dans notre monde moderne. Avant l'émergence du système moderne international, les conflits du monde occidental se déroulaient pour une large part entre des princes, des empereurs, des monarques absolus cherchant à étendre leur pouvoir, leurs armées, leur force économique et, plus important, le territoire qu'ils gouvernaient. Ceci est vrai autant pour la guerre froide que pour les 2 guerres mondiales, ainsi que pour les guerres antérieures, du dix-septième, dix-huitième ou dix-neuvième siècle.

De nos jours, le monde change et il est supposé se baser dans une large mesure sur les interactions entre civilisations : occidentale, islamique, japonaise, latino-américaine, hindoue, slave-orthodoxe et confucianiste. Les futurs conflits risquent d'apparaître le long des lignes de séparation culturelles bordant ces civilisations.

Les différences qui distinguent les civilisations les unes des autres par la langue, la culture, la tradition, l'Histoire, et plus important par la religion, forment les raisons premières et principales de ce conflit. Elles n'impliquent pas forcément le conflit, et le conflit n'implique pas forcément la violence, mais ces différences sont le produit des siècles. Elles ne peuvent disparaître du jour au lendemain. Elles sont donc bien plus fondamentales que les différences entre les idéologies ou les régimes politiques.

La proximité géographique accordée par la mondialisation donne de l'importance aux conflits découlant de revendications territoriales, comme en Bosnie ou à Mindanao. Plus important, les efforts faits par l'Occident pour ériger ses valeurs de démocratie et de libéralisme en valeurs universelles, pour maintenir sa prédominance militaire et pour garder ses intérêts économiques engendrent des réponses contraires des autres civilisations.

Depuis le 11 septembre 2001, l'islam est mal perçu, ce que nous ne pouvons évidemment pas approuver. Certes, beaucoup de musulmans comprennent et appliquent mal leur religion. Mais dans la mesure où leurs conditions de vie sont précaires, (pas de démocratie, d'éducation et de travail), leur environnement contribue largement à l'émergence d'idées néfastes et de la violence.

Nous attirons seulement l'attention sur ce à quoi le futur pourrait ressembler. Si ce sont des hypothèses plausibles, il est nécessaire de considérer leurs conséquences. A court terme, il est clair que l'intérêt de l'Occident est de promouvoir une plus grande coopération et unité au sein de sa propre civilisation, particulièrement entre ses composantes européennes et nord-américaines, d'incorporer dans le bloc occidental les sociétés de l'Europe de l'Est et l'Amérique latine qui ont des cultures proches de l'Occident, de promouvoir et de maintenir des relations coopérantes avec la Russie et le Japon, de prévenir la transformation de conflits locaux inter civilisations en guerres inter civilisations majeures, de limiter l'expansion de la force militaire des pays confucianistes et islamiques.

Il faudra s'accommoder de ces civilisations modernes non occidentales dont la puissance va petit à petit égaler celle de l'Occident, mais dont les valeurs et les intérêts diffèrent de façon significative de ceux de l'Occident. Cela requiert à l'avenir de l'Occident qu'il maintienne son niveau économique et militaire, nécessaire à la protection de ses intérêts dans la relation avec ces nouvelles civilisations.

Mohamed Chawki et Martin Forrat
France.



La violence conjugale

Quelques personnes pensent qu'il existe plusieurs raisons qui poussent les hommes à agresser leur conjointe. A titre d’exemple, une maladie mentale, l'alcool, et qu'également, les femmes provoquent souvent les agressions et reçoivent ce qu'elles méritent.

Je ne suis pas d’accord avec ces opinions car je pense que la majorité des hommes qui agressent leur conjointe ne sont pas violents à l'extérieur du foyer, ils ne frappent pas leur patron ou leurs collègues au travail. Et si les agresseurs souffraient véritablement d'une maladie mentale, ils ne pourraient pas contrôler leur violence de cette façon.

D'une part, je ne crois pas que l’alcool puisse pousser un homme à être violent, mais la cause véritable de la violence provient du désir de l'agresseur de dominer et de contrôler son épouse, à savoir, les agresseurs utilisent souvent l'alcool comme excuse pour ne pas assumer la responsabilité de leur comportement violent. D'autre part, on estime qu'une femme ne mérite jamais d'être battue. Ce n'est pas juste ? Reste à dire qu'on observe beaucoup de femmes violentées et qui sont patientes malgré leur souffrance. Car la plupart d'entre elles ne sont pas capables de rompre cette relation parce qu'elles ne savent pas où aller, notamment si elles ont des enfants. Elles craignent pour leur sécurité et celle des enfants. Quelquefois l'époux menace de violenter sa femme si elle quitte le foyer. Et aussi parce que ces femmes sont financièrement dépendantes de leur partenaire.

Enfin, elles ne veulent pas briser la famille et espèrent que la relation s'améliorera. Tout le monde sait que la femme est une créature sensible et un symbole de bonté. Mais la violence constante du mari est susceptible de la transformer en personne impitoyable.

Dina Fakhry,
Le Caire.
Haut de page

Décision inefficace

Dernièrement, le premier ministre Atef Ebeid a déclaré qu'à partir de mai prochain, huit denrées alimentaires de première nécessité seront vendues à des prix subventionnés grâce à la carte d'approvisionnement dont l'huile, le riz, le sucre, le thé, les pâtes et les lentilles afin de contrôler la hausse des prix des produits alimentaires qui ont nettement augmenté depuis janvier 2003. Cette décision, à mon avis, ne stoppera pas la hausse des prix. Bien au contraire, elle peut entraîner d'autres problèmes.

D'abord, le gouvernement a déclaré que seuls ceux qui ont déjà des cartes d'approvisionnement profiteront de cette décision. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de nouvelles inscriptions. Cela s'avère être injuste puisque nombreux sont les nécessiteux qui n'ont pas cette carte.

Par ailleurs, quelques commerçants peuvent vendre les marchandises subventionnées sur le marché noir. Bien évidemment, cela pourra aggraver le problème.

Pour conclure, je pense que le gouvernement doit chercher une autre solution pour limiter la hausse des prix au lieu d'offrir des produits subventionnés au demi-peuple seulement.

Mohamed Osmane,
Le Caire.

La récente décision d'inclure de nouveaux produits subventionnés qu'on achète avec les cartes d'approvisionnement n'est pas la bonne solution afin de résoudre le problème de la hausse des prix. C'est l'avis d'un de nos lecteurs. Qu'en pensez-vous ? Vos commentaires sont les bienvenus.

 

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631