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Handball . Le président de la Fédération égyptienne, Hassan Moustapha, qui vient d’être réélu à la tête de la Fédération internationale jusqu’en 2008, dresse le bilan de son action et fait part de ses projets.

« Ce sport est devenu l’un des
plus populaires au monde »

Al-ahram hebdo : Que ressentez-vous suite à votre victoire aux élections de la présidence de la Fédération internationale de handball ?

Hassan Moustapha : Bien sûr, je suis très heureux. Mais mes sentiments ont varié entre l’annonce de ma victoire et celle du résultat du vote (85 voix contre 46). J’étais un peu déçu car je voulais avoir une majorité écrasante face à mon adversaire suédois, ce qui n’a pas été le cas.

— Une différence de 39 voix n’est-elle pas suffisante ?

— Si, mais j’espérais une plus grande majorité que les deux tiers. L’absence de 15 membres du continent africain a réduit la marge de la victoire, alors que tous les membres de l’Union Européenne (UE) étaient présents pour soutenir Staffan Holmqvist et essayer même d’attirer certaines autres voix. Puis le cheikh Ahmad Al-Fahd Al-Sabah, président de la Confédération asiatique, était lui aussi absent. Cependant, ce dernier n’a cessé de me contacter pour m’assurer que j’avais toute sa confiance et aussi celle des siens. Je voudrais le remercier vivement, ainsi que Christophe Yapo Achy et Manoel Luiz Oliveira, présidents des Confédérations africaine et sud-américaine pour leur support.

— Avez-vous réalisé le programme que vous aviez exposé en 2000 lors de votre première élection ?

— En grande partie, oui. J’ai réussi à procurer à la fédération un siège permanent au lieu de l’ancien qui était sous contrat de location, ce qui était très important pour préserver la dignité et le prestige de la fédération. Mais le plus important est que j’ai réussi à accroître les revenus de la fédération, fait qui a énormément contribué au développement du jeu. A titre d’exemple, j’ai signé un nouveau contrat avec une société de marketing pour 18 millions de francs suisses sur trois ans au lieu de l’ancienne société, qui avait offert 13 millions sur 13 ans. De même que j’ai réussi à négocier une élévation de notre part des primes auprès du Comité olympique international pour arriver à 8,12 millions de dollars à Athènes 2004, contre 5,55 millions à Sydney 2000.

— Et à quoi cela a-t-il abouti ?

— La multiplication de nos revenus nous a permis de développer le jeu et de le répandre. Durant les quatre dernières années, nous avons versé plus de 3 millions de francs suisses en subventions à 111 fédérations nationales, sur un total de 156 affiliées à la Fédération internationale, que ce soit en argent liquide ou en équipements. De même que nous avons décidé de récompenser par des primes les sélections qualifiées pour les Championnats du monde, ce qui les a incitées à participer et par la suite à développer leur niveau et acquérir de l’expérience.

— Votre attention se porte-t-elle surtout sur les petites nations dotées de peu de moyens financiers ?

— Nous avions un plan de travail qui comprenait trois vecteurs. Le premier concernait les petites et pauvres nations ; nous essayons de leur fournir l’aide financière et technique pour les inciter à participer aux compétitions internationales. Le deuxième se dirigeait plutôt vers les pays riches en moyens tels que la Chine, les Etats-Unis, le Japon, le Canada et autres encore. Nous avons étudié le dossier relatif à l’extension du jeu à ces pays en leur fournissant les moyens et l’assistance technique nécessaires pour le développement de ce sport. Et finalement, nous avons établi un réseau de communication et de coopération avec les grandes nations de handball telles que la Suède, la Russie et la France afin d’améliorer davantage le système de jeu, mais aussi d’essayer de le situer parmi les sports les plus populaires dans ces pays. Ce qui accroîtrait sans doute la base des joueurs. Ces pays possèdent des championnats très puissants, c’est pourquoi il faut travailler en coordination avec leurs clubs pour finalement aboutir aux projets de développement fixés par la Fédération internationale.

— Et qu’en est-il du côté technique du jeu ?

— Nous avons changé le système du Championnat du monde après l’édition du Portugal 2003 et ceci suite aux nombreuses plaintes que nous avons reçues. Nous avons procédé au développement des éléments et équipements du sport tels que l’usage d’un ballon en cuir, l’installation de terrains qui absorbent la sueur plutôt que de suspendre le jeu à plusieurs reprises, l’achat d’un meilleur équipement pour faciliter la tâche aux arbitres, etc. Et finalement, la naissance du handball de plage, qui vient d’avoir lieu à Hurghada et qui a eu un énorme succès. Chacune de ces mesures a été un plus apporté au jeu.

— Sur le plan de l’expansion du jeu, estimez-vous avoir réussi votre mission ?

— Nous avons fait beaucoup d’efforts dans ce domaine, car il est à la base de nombreux autres sujets. Tout d’abord, j’ai réussi à accroître la diffusion télévisée à un total de 626 heures pour les hommes et 341 heures pour les dames, en 2003, contre 497 et 289 respectivement en 1997. De même que nous avons effectué de grandes tournées en Asie, Afrique et Amérique du Sud pour inciter leurs pays à adopter ce sport qui était considéré comme une spécialité européenne. Aujourd’hui, nous pouvons voir des sélections comme celles d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie, du Brésil, de Cuba, des Etats-Unis, du Japon et plein d’autres encore qui participent aux compétitions internationales aux côtés des doyens européens. Au vu du nombre de pays affiliés, 156 contre 146 en 2000, nous pouvons remarquer l’importance que gagne ce sport.

— Mais on est encore loin de la place occupée par le football ...

— Oui, et c’est normal vu l’énorme popularité du football qui est le sport numéro 1 au monde. Nous travaillons néanmoins très dur pour réduire cet écart. Je pense que nous avons fait de très grands progrès en une courte période. A présent, le handball vient juste derrière le football et je pense qu’il est devenu l’un des sports les plus populaires au monde. Mais nous n’allons pas nous arrêter là, car notre but est de nous rapprocher du football et d’avoir un très large public.

Propos recueillis par
Sayed Hendawi

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