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La démocratie ici et là

Par Salama A. Salama

Dans un article qui aborde le thème du développement de la démocratie en Egypte, le Dr Abdel-Moneim Saïd fait état d’un certain nombre de propositions, qui appliquées devraient aider à rendre le régime politique actuel plus efficace. Car, en effet, nous avons tendance à craindre les mutations importantes de peur qu’elles ne déstabilisent le pays.

L’auteur cite des idées concrètes comme l’utilisation d’urnes en verre pour le processus électoral, il propose également que chaque député au Parlement ait un siège muni de 3 touches électroniques pour exprimer son vote. Une pour le oui, la seconde pour le non et la dernière pour l’abstention. Il a de même dévoilé un secret, qui de son point de vue n’en est pas un, mais je suis quant à moi convaincu que plus de 90 % des Egyptiens n’en savent rien. Ce secret est que le nombre de sièges au Parlement est inférieur au nombre de députés. Ce qui explique le taux important d’absentéisme lors des séances parlementaires.

Le président d’un des nouveaux partis, appelé le parti Guil (Génération), a fait une proposition vraiment douteuse. Il s’oppose à la participation d’observateurs internationaux étrangers au processus des élections du Parlement pour l’année 2005 et au référendum de la présidence ... Pourquoi ? Parce que à son avis, l’Egypte est parmi les premiers pays du monde à avoir pratiqué la démocratie depuis 1866 et la présence d’observateurs internationaux est considérée comme une ingérence dans les affaires intérieures de l’Egypte, alors que c’est lui qui le dit, nous avons des lois strictes qui protègent le déroulement des élections.

Il semblerait que le président de ce nouveau parti n’ait jamais participé aux élections en Egypte et ne sait pas ce qui se passe exactement. Il ne sait pas non plus que les grands Etats démocratiques acceptent la participation d’observateurs internationaux sans que ceci ne porte atteinte à leur souveraineté.

Ces débats autour de la démocratie en Egypte sont étouffants. Les regards du monde entier se dirigent en effet vers l’Ukraine où il existe un différend autour des élections présidentielles entre le gouvernement et l’opposition à cause d’accusations de fraude électorale.

Il est surprenant que chez nous, nous suivons avec grand intérêt les évolutions du conflit en Ukraine ainsi que les déclarations américaines, européennes et russes à ce propos. Et d’un autre côté, le monde ne s’intéresse pas beaucoup aux élections qui se déroulent dans le monde arabe, bien qu’elles soient nombreuses, entre parlementaires et présidentielles. Quant à l’Ukraine, que l’Occident veut faire monter sur sa barque européenne, l’application de la démocratie y jouit d’une priorité particulière. C’est pour cela que les regards du monde entier se dirigent vers l’Ukraine.

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