Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le dossier

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Femmes
Société
Sport
Environnement
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Démographie. Le CD-rom sur un siècle de recensement démographique en Egypte a été l’occasion de soulever la question du recensement du patrimoine. Une démarche jusqu’à présent incomplète et qui illustre un cas d’étude.

Le difficile recensement du patrimoine

Un projet qui n’a commencé qu’en 2000, en dépit de son importance. La moindre négligence dans ce domaine ne provoquera-t-elle pas la disparition d’une partie de l’histoire de l’Egypte ? Il fallait cependant attendre la mission de recensement du patrimoine élaborée par le Système d’information d’antiquités égyptiennes (EAIS), un centre créé par le Conseil Suprême des Antiquités (CSA) avec des fonds du gouvernement finlandais. Nécessité oblige, comme le dit Naguib Amin, le directeur du EAIS. « Malheureusement, il n’existe aucune méthodologie ou mécanisme efficace pour recenser le patrimoine égyptien. La moitié des sites archéologiques n’ont jusqu’à présent pas été enregistrés. Par exemple, la négligence a provoqué la perte de 90 % des monuments de Tel Basta, à Zaqaziq, déjà recensés en 1980 », dit Amin. Il est question là de la bonne administration des sites et des informations. Partant alors de ce principe, l’EAIS a créé ses propres données cartographiques du patrimoine. Mais la tâche n’a pas été facile. Le CSA parle ainsi de la difficulté de l’accès aux données de chaque monument. Or, ce sont les inspecteurs et les missions archéologiques qui sont en cause.

Inspections souvent incomplètes et anciennes, et missions étrangères qui s’achèvent sans publication de rapport final. Mais si le recensement démographique se mène de façon plus ou moins spontanée, les monuments eux doivent subir les conséquences provoquées par les lacunes dans les lois relatives à leur conservation. Le travail de l’EAIS dépend principalement de la loi 117 de l’année 1983. « Un grand nombre de monuments a été volé à cause de l’absence de moyens législatifs qui peuvent démontrer qu’il s’agit bien d’antiquités ». Et alors que la documentation se fait généralement au niveau des gouvernorats, seuls cinq ont enregistré la plupart de leurs sites archéologiques : Charqiya, Qalioubiya, Fayoum, Ismaïliya et Port-Saïd.

« La tâche la plus difficile semble être celle de la conception même de patrimoine », se plaint Amin. L’ignorance est telle que les gens ne saisissent pas cette notion du patrimoine. Du coup, ils construisent leurs maisons et vont s’installer n’importe où, tout près des sites archéologiques, comme à Marina, sur la Côte-Nord, ou encore à Louqsor tout près des temples. L’entourage des pyramides est aussi un exemple flagrant de cette ignorance. Amin affirme que cette notion étendue de site n’existe pas ; on se contente tout simplement de protéger le monument.

Aliaa Al-Korachi

Retour au sommaire
 
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631