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Palestine. Alors que les dissensions au sein du Fatah risquent d’éclater au grand jour à la suite de la candidature de Barghouti aux élections présidentielles, le mouvement entame un dialogue avec les factions pour unifier les rangs.

Barghouti sème la discorde

Le mouvement Fatah risque d’être divisé à la suite de la candidature de Marwan Barghouti à l’élection le 9 janvier au poste de président de l’Autorité palestinienne. M. Barghouti est menacé d’être radié du mouvement s’il ne retire pas sa candidature. « Tout membre qui enfreint délibérément les décisions est considéré comme étant démissionnaire et sera radié, quel que soit son rang », a affirmé Farouk Kaddoumi, chef du Fatah. Barghouti « aura choisi sa propre démission » du Fatah, s’il ne se retirait pas de la course à la présidence du 9 janvier prochain, a-t-il ajouté. Considérant Barghouti comme un candidat indésirable, Kaddoumi a de plus déclaré que cette candidature « desservira la cause palestinienne et conduira à la division des rangs ».

Emprisonné en Israël, où il a été condamné à vie, Barghouti a présenté sa candidature le 1er décembre, en faisant une spectaculaire volte-face cinq jours après avoir lui-même exclu cette hypothèse. « Le Fatah appelle notre frère Marwan à user de sa popularité pour soutenir notre frère Abou-Mazen, telle est la demande de notre mouvement », a déclaré Nabil Chaath, ministre des Affaires étrangères palestinien. Toutefois, les chances de Barghouti à cette présidentielle restent restreintes. En effet, selon un sondage publié lundi et réalisé par le Centre palestinien d’opinion publique, le chef de l’OLP, Mahmoud Abbass, candidat officiel du Fatah, devance de 18 points son principal rival Marwan Barghouti, secrétaire général du Fatah en Cisjordanie.

Outre la problématique posée par la candidature de Barghouti, les élections palestiniennes posent un tas d’autres difficultés, avec en tête les questions d’organisation. A ce sujet, Farouk Kaddoumi a demandé la levée de toute contrainte israélienne à l’organisation des élections « pour qu’elles soient libres et démocratiques », exigeant notamment la participation des Palestiniens de Jérusalem-Est. Une demande pour l’heure rejetée par les Israéliens. Les élections devront cependant s’effectuer en présence des observateurs européens. Une requête pressante des Palestiniens acceptée par les Israéliens. Cinq pays arabes, dont le Maroc, l’Egypte, la Jordanie tous associés à l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), ont donné leur appui dimanche à l’envoi d’observateurs de l’organisation à l’élection. Pour sa part, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a promis vendredi que son pays ferait tout son possible pour permettre que l’élection du successeur de Yasser Arafat, décédé le 11 novembre, se passe bien.


Dialogue interpalestinien

Un défi difficile à relever car d’ores et déjà, les deux mouvements islamistes Hamas et Djihad ont appelé au boycott du scrutin. Malgré cette annonce, Mahmoud Abbass cherche à donner une nouvelle impulsion au dialogue avec les autres mouvements palestiniens notamment islamistes. Dans ce contexte, une rencontre a eu lieu jeudi entre Abou-Mazen et deux hauts responsables du Hamas, Mahmoud Al-Zahar et Saïd Siam, au lendemain de l’appel du mouvement radical lancé à ses partisans pour bouder le scrutin du 9 janvier, accusant le Fatah de chercher à monopoliser le pouvoir. « Il a été convenu avec Abou-Mazen et les frères au Fatah de tenir des réunions préparatoires en vue d’un dialogue entre le Hamas et le Fatah, qui sera par la suite élargi à d’autres groupes », a affirmé le porte-parole du Hamas, Sami Abou-Zouhri. Les discussions portent notamment sur un « pacte d’honneur » régissant les relations interpalestiniennes et sur un document définissant « un mécanisme de mise en place d’une direction collégiale ». Reste que ce dialogue, comme les précédents, risque d’achopper sur la question de la résistance. Mahmoud Al-Zahar, du Hamas, a en effet écarté dimanche l’idée d’une trêve des attaques. « Jusqu’à présent nous continuons à nous défendre, à défendre notre peuple et à chasser les Israéliens hors de nos territoires », a-t-il insisté, démentant implicitement des rumeurs selon lesquelles le Hamas aurait accepté une trêve de ses attaques. L’autre mouvement, le Djihad islamique, se dit également favorable à un dialogue avec la nouvelle direction palestinienne. « Le boycottage de l’élection présidentielle par le Djihad n’affecte en rien les relations interpalestiniennes », a affirmé un de ses dirigeants, Mohamad Al-Hindi. En outre, lors de sa visite à Damas lundi dernier, Mahmoud Abbass a implicitement exclu une rencontre avec des représentants de l’opposition palestinienne basés à Damas. « Le dialogue palestinien a commencé à l’intérieur et se poursuivra à l’intérieur », a-t-il déclaré. Autant d’indices qui augurent mal de la reprise du dialogue interpalestinien.

Ingy Al-Qadi
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