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Musique. L’artiste français Enrico Macias a donné la semaine dernière un concert à l’Opéra du Caire, organisé par l’ONG Innerwel de Zamalek. Les recettes ont été entièrement versées à des œuvres de charité.

Agir en chantant

Enrico Macias n’hésite pas à revenir en Egypte dès que l’occasion se présente. Il y a quelques mois, il avait donné un concert au théâtre Sayed Darwich, à Alexandrie. Et le voilà, jeudi dernier à l’Opéra du Caire pour un nouveau tour de chant, dont le revenu a été destiné à des œuvres de charité telles celles de l’hôpital du cancer pour les enfants, dit Aboul-Rich et de l’association Awlade pour les orphelins. Macias lui-même a fait don d’une partie de son cachet.

Sur les planches de la Grande salle de l’Opéra, il a interprété ses morceaux les plus connus dont La Femme de mon ami, Un Berger vient de tomber, en plus de Mouachahs andalous et de chansons folkloriques algériennes comme Ya Rayeh. « Ce n’est pas la première fois qu’Enrico Macias répond à l’appel de l’ONG Innerwel. Il l’avait déjà fait depuis environ 9 ans », déclare Samia Aboul-Foutouh, vice-présidente régionale d’Innerwel et organisatrice du concert.

En 1997, Enrico Macias est devenu ambassadeur de l’Onu pour la paix et l’enfance. Une nomination qui lui a permis d’agir et « de réagir en chantant », selon Ahmad Youssef, correspondant d’Al-Ahram à Paris et imprésario de Macias. Ce dernier ne peut en effet qu’être fier d’un tel poste où le politique et l’humain se superposent. « J’ai été ravi de cette nomination, elle me permet de jouer un rôle humain accompagné d’une structure politique qui me facilite la tâche pour accéder aux responsables », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Nous vivons un vrai paradoxe : il y a les gens qui font des recherches médicales d’une part, et ceux qui portent les armes et tuent les autre, d’autre part ».

Ainsi, Macias cherche à combattre cette violence en assurant une lourde responsabilité : éduquer le peuple en adoucissant son âme par la musique. Un penchant normal pour un artiste qui n’a pas eu de vraie jeunesse et qui a vécu le déracinement dans les années 1960, lorsqu’il a été obligé de quitter son Algérie natale. « Mon vrai public n’est pas en France, mais plutôt dans le monde arabe. Je suis un Arabe de religion juive », affirme-t-il sur un ton sûr. L’Egypte, pour lui, est le leader de la paix grâce aux présidents Sadate et Moubarak, et de la chanson arabe grâce à Abdel-Wahab. Mais elle est aussi « la porte qui lui permet d’accéder à tout le monde arabe », selon Nicolas Barakat, animateur francophone de Radio Le Caire, qui ajoute que les chansons de Macias sont toujours très demandées par les auditeurs.

Interprète de J’ai quitté mon pays, la nostalgie a beaucoup marqué la carrière de Macias, qui affirme aussi chanter l’espérance. « Si la nostalgie est le passé, l’espérance est le futur. Je me sers de la nostalgie comme moteur pour le futur. Et le futur, c’est pour les enfants et les petits-enfants ».

Avec 43 ans de carrière et plus de 600 chansons à son répertoire, Enrico Macias joue un rôle positif en faveur des enfants de tous les pays et en particulier ceux du monde arabe. En attendant patiemment le jour où il pourra chanter à Damas et à Gaza .

Lamiaa Al-Sadaty

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