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La vie mondaine

Iraq . Un de nos lecteurs met en lumière sur un ton ironique les capacités illimitées de l’armée américaine.

L’imagination de Bush

Les affabulations que font circuler les généraux de l’armée de Bush et qui nourrissent les médias internationaux, me laissent complètement ébahi. Après des combats qui se sont déroulés dans une ville iraqienne et qui ont fait 70 morts et blessés parmi les Marines américains, ces généraux ont ordonné un autre raid aérien sur un quartier civil et de plus, durant la nuit. Juste après, ils ont déclaré que 700 insurgeants ont été tués. Comment ?

La question que je voudrais poser à ces généraux affabulateurs est la suivante : d’où viennent ces chiffres ? Leurs Marines tremblants ont-ils avancé au beau milieu de la nuit pour compter les cadavres ? Ou bien ont-ils attendu jusqu’à ce que les hôpitaux iraqiens aient déclaré avoir reçu 700 civils morts et blessés — des femmes et des enfants pour la majorité d’entre eux — et ensuite les généraux ont changé avec une baguette magique le terme « civils » par « insurgés » ? Habile, n’est-ce pas ? Pour ce qui est des pertes, les généraux de Bush ont une fois de plus menti. En cas de guerre, l’usage courant est de minimiser ses propres pertes et d’exagérer celles de l’ennemi. Dans une des batailles de la seconde guerre mondiale « Battle of Britain », the Royal Air Forces RAF (Forces aériennes royales) ont doublé dans leur communiqué le nombre des avions allemands qu’ils ont effectivement frappés, alors que les Allemands ont triplé le nombre réel des soldats du RAF battus. En ce qui concerne leurs pertes en Iraq, je pense qu’il faut multiplier par quatre ou par cinq les chiffres qu’avancent ces généraux américains affabulateurs pour avoir le chiffre exact. Leurs pertes varieraient dans ce cas entre 4 000 et 5 000 soldats américains tués, environ 50 000 ou 60 000 blessés, et probablement 20 000 ou 30 000 blessés à vie.

Pour conclure, me permettez-vous de conseiller à ces généraux affabulateurs d’aller laver leur bouche avec du savon ?

Mamdouh Al-Dakhakhni,
Alexandrie.



Sagesse égyptienne

J’ai lu le attentivement courrier du Dr Iman El Gamal publié dans le numéro 507 d’Al-Ahram Hebdo et intitulé Liberté et égalité, dans lequel elle répond au courrier de Mme Salma Mohamed au sujet des présentatrices voilées (numéro 499 d’Al-Ahram Hebdo) et le point de vue de M. Jean-Claude Brana qui s’oppose à l’idée de voir une présentatrice voilée (numéro 503 d’Al-Ahram Hebdo suite). Je suis tout à fait d’accord avec le point de vue du Dr Iman qui met l’accent sur le fait que l’Egypte possède des intellectuels animés d’un esprit sage.

Le pouvoir et la sagesse de la réponse du Dr Iman sur le point de vue de M. Jean-Claude Brana nous oblige d’avouer que les lecteurs égyptiens d’Al-Ahram Hebdo ne tombent absolument pas dans la circonstance de la faillite intellectuelle ou mentale et que grâce a leur prudence, l’Egypte est devenue l’égale de tous les pays en culture et en civilisation. En effet, je ne trouve aucune expression susceptible d’exprimer mon bonheur à l’égard du lecteur égyptien et de son héritage culturel dans tous les domaines. Dr Iman, permettez-moi de vous présenter mes salutations et toutes mes congratulations et je voudrais vous dire : Ah ! Si j’avais des paroles, des images, des symboles, pour peindre ce que je sens ! Si ma langue embarrassée pour révéler ma pensée pouvait créer des accents.

Abdallah Fathi El-Attar,
Ménoufiya.



Félicitations !

C’est avec plaisir que je partage mes sentiments avec vous à l’occasion du 10e anniversaire d’Al-Ahram Hebdo qui illumine notre monde de la communication chaque mercredi.

Lorsque j’ouvre mon ordinateur, la première chose que je fais est de lire votre journal pour me rappeler le bon temps que j’ai passé en Egypte et savoir les nouvelles de ce grand pays merveilleux.

Vittorio Laganá,
Recife, Brésil.



C’est provocant !!

J’ai lu dernièrement dans le quotidien arabe Al-Ahram du 25 septembre 2004, un titre, écrit en gros caractères qui a attiré mon attention : « Quarante millions de L.E. pour la restauration et le renouvellement du palais de Mohamad Ali le grand à Choubra ». Quarante millions de L.E. !! N’est-ce pas une somme trop exagérée ? N’est-ce pas un titre trop provocant ? Le peuple égyptien a beaucoup d’autres besoins que cette énorme somme pour accomplir cette restauration. Bien sûr, je n’amoindris pas la valeur de l’art ou du patrimoine de la nation, et je ne diminue pas les efforts fournis par le ministère de la Culture, mais c’est vraiment un titre provocant pour la plupart du peuple. Avec la moitié de cette somme on peut construire des écoles, des hôpitaux, des maisons et le plus important de tout cela est de donner à manger aux pauvres. Ou bien vont-ils manger les pierres du palais renouvelé ? Jusqu’à quand allons-nous ignorer nos priorités ?

Nahla Farid,
Alexandrie.



A propos de « Sayed Kanarya »

J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le feuilleton égyptien Sayed Kanarya et ses partenaires, qui est très intéressant et qui évoque en même temps la politique, représentée par les hommes d’affaires israéliens aux buts inavoués. Mais je voudrais m’arrêter devant la position du guide touristique qui refuse d’accueillir des groupes de touristes d’Israël. Moi je ne suis pas d’accord avec lui. Je pense que nous ne devons pas fermer les yeux et exercer des pratiques illogiques, qui représentent non seulement une perte économique mais aussi, ce qui est plus important, une perte culturelle majeure.

Nous ne pouvons pas ignorer que le monde aujourd’hui ne favorise pas l’isolation culturelle ; chaque civilisation s’inspire de l’autre pour son développement. En ce qui concerne ce boycott des touristes israéliens, ça m’étonne. Je crois qu’il faut avoir plus de confiance en nos capacités, surtout quand il s’agit de la culture. L’élite intellectuelle a un rôle principal dans la propagation de la culture égyptienne, chacun selon son milieu, de surcroît lorsqu’il s’agit de contact direct avec des touristes étrangers, même s’ils viennent d’Israël.

Mohamed Eleounie,
Le Caire



Fièvre sur le bassin du Nil

Le numéro 521 d’Al-Ahram Hebdo a attiré notre attention par la plume du lecteur Bassam Bounenni de la Tunisie qui a bien développé les machinations des ennemis des Arabes, en premier lieu Israël, en intitulant le thème : « Menace de l’axe américano-britannique ». Il a omis d’y ajouter Israël pour faire le trio titré. Profitant des éclaircissements de Bassam, nous y ajoutons ce qui suit concernant le point sur l’eau du Nil. Il ne s’agit pas uniquement de mettre en cause l’accord égypto-soudanais de 1959 relatif au partage des eaux du Nil, mais de reconnaître la quote-part de chacun des pays riverains du Nil. De prime abord, les eaux du Nil prennent leur source à Lualaba, en RDC. Le torchon brûle à grande échelle depuis 2003 entre l’Egypte et ses partenaires des pays du bassin du Nil sur le partage inégal de ces eaux car l’Egypte, seule, utilise 52 milliards de m3 depuis des dizaines d’années, alors que le Soudan, son voisin immédiat, consomme 16 milliards sur les 83 milliards de mètres cubes. Et les autres pays ... Combien de mètres cubes leur restent-ils ?! Dès lors, l’Egypte souffle le chaud et le froid pour convaincre forcément ses partenaires, mais ils ne sont pas encore parvenus à s’entendre sur une réunion ministérielle qui nécessiterait ensuite le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Cette rencontre traîne par l’acuité de la menace formulée rigoureusement par l’Egypte.

Cette menace a créé déjà une mésentente qui pourrait à la rigueur amener les pays menacés à prendre une position ferme et à demander à la Cour Internationale de Justice (CIJ) de trancher ce litige, qui a pris d’autres tournures d’achoppement. (affaire à suivre). Il oublie de rappeler l’Undugu qui réunit l’Egypte, le Soudan, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Centrafrique, la RCA, le Burundi, le Rwanda et la RDC.

François Ikombe,
Guiza.



La morale et le voile ensemble

J’ai lu l’article de Chrystel Abdel-Galil intitulé La moralité comme principe publié dans le numéro 523 d’Al-Ahram Hebdo. Elle a raison de dire qu’il faut qu’on apprenne au genre masculin, dès son plus jeune âge, à respecter les femmes en tant que telles et à voir en elles autre chose qu’un objet sexuel. Mais cela n’empêche pas l’importance du voile qui protège la femme de ceux qui n’ont pas appris ce principe et qui en regardant une femme non voilée, elle leur suscite le désir sexuel ou bien ils pensent à l’utiliser comme une marchandise ou un moyen par lequel ils vendent cette marchandise, ou peut-être un homme va penser à l’épouser, attiré par sa beauté extérieure dont il veut jouir et va faire semblant de l’aimer vraiment. Mais si elle est voilée, jamais elle ne sera utilisée comme une marchandise ou un objet sexuel car il ne s’agit pas seulement de mettre un foulard sur la tête, mais de se bien couvrir le corps sauf le visage et les mains. Et je vais donner un simple exemple ; on ne peut pas laisser la porte de la maison ouverte en disant que les gens doivent être bien élevés et qu’ils n’essayeront pas d’entrer ni de regarder ni même de voler, mais il faut la fermer pour se protéger sachant que comme il y a des gens bien élevés, il y a certainement aussi des mal élevés.

La femme aussi doit se voiler pour se protéger sachant qu’il y a des mal élevés comme il y a des bien élevés. Soyons plus réalistes et voyons ce qui se passe, notamment en Occident où la femme est humiliée. Elle peut résoudre cette humiliation en portant le voile et en s’approchant de Dieu, en appliquant bien les rites de la religion dont l’un est de se voiler et par conséquent, Dieu va l’aider.

Asmaa Adel,
Le Caire.

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