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Un règlement juste au Darfour
Par Ibrahim Nafie

Le sommet africain de Tripoli, regroupant les présidents de l’Egypte, de la Libye, du Soudan, du Tchad et du Nigeria, a jeté les bases d’un règlement réel au Darfour, dans le cadre d’une vision arabo-africaine. Au moment où le traitement de la question du Darfour se poursuivait sur le plan international, au gré des calculs et des desseins d’un certain nombre de parties. Qu’elles soient régionales ou internationales, ces parties visent l’intensification de la crise en la taxant de conflit arabo-africain.

Certains ont défini ce qui se passe au Darfour comme étant une « opération de génocide collectif et d’extermination ethnique des Arabes contre les Africains ». D’autres parties y ont vu l’occasion pour une désintégration du Soudan conformément au plan plus général qui vise les grandes entités de la région. Ces parties ont insisté à placer cette crise dans le cadre international prévoyant le recours au Conseil de sécurité, et la promulgation des résolutions qui menacent le gouvernement soudanais d’intervention militaire internationale.

Il s’agit là d’un plan volontaire de la part des forces régionales et internationales.

L’objectif consiste à provoquer le gouvernement soudanais, l’humilier et le pousser à s’insurger contre le Conseil de sécurité et la légitimité internationale.

Cette crise menace l’unité du peuple soudanais et les rapports arabo-africains en général.

Il était donc indispensable dans ce contexte d’agir dans le cadre d’un mouvement arabo-africain efficace pour récupérer le dossier et éviter l’action militaire. L’action commune arabo-africaine était en effet recommandée pour plus d’une raison. Il s’agissait essentiellement d’abandonner totalement l’idée d’un conflit entre Arabes et Africains et de soutenir les Soudanais pour un règlement global du conflit au Darfour.

Le sommet de Tripoli est venu à temps pour arrêter l’intensification et définir la crise de manière plus précise et plus objective.

De par sa formation de dirigeants qui y ont participé, le sommet de Tripoli représente une communauté arabe et africaine dans le vrai sens du mot.

L’on peut affirmer dans ce contexte que seule une action africaine peut examiner efficacement la crise au Darfour. Le communiqué final de Tripoli représente une vision africaine commune pour le règlement de la crise. En définissant la crise comme une tragédie humaine due en grande partie à des considérations économiques, les chefs concernés ont appelé la communauté internationale à prendre des mesures rapides pour faire face à la catastrophe humanitaire au Darfour. Les dirigeants ont pris soin d’éliminer tout malentendu concernant le recours volontaire du gouvernement soudanais à l’organisation internationale, affirmant son engagement pour la légitimité internationale.

L’objectif est de trouver le champ favorable au dialogue et à l’entente entre le gouvernement soudanais et les autres parties.

Il est clair en somme que les résultats du sommet représentent le début d’un règlement réel de la crise du Darfour. Ceux qui préconisent la solution militaire ne visent pas le règlement de la crise, mais veulent plutôt en tirer avantage en la rendant plus complexe. Ne vaudrait-il pas mieux consacrer les budgets de toute solution militaire à des fins humanitaires, à l’amélioration des conditions de vie et au retour des réfugiés ?

Il est certain que l’intérêt du Soudan, de son peuple, des Arabes et des Africains réside dans la nécessité d’un règlement pacifique de la crise au Darfour.

 

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