Mercredi, 19 juin 2024

 Les articles de Hicham Mourad

Israël a organisé une campagne secrète sur les médias sociaux pour influencer les législateurs et l’opinion publique aux Etats-Unis dans le sens du maintien de leur soutien à la guerre féroce qu’il mène à Gaza.

La Chine vient de célébrer, le 25 mai, la « Journée de l’Afrique », marquant le 61e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine, prédécesseur de l’Union africaine.

Alors que la guerre de Gaza est entrée dans son huitième mois, Israël est loin d’atteindre ses objectifs déclarés et semble bien enlisé dans un bourbier, sans fin en vue.

Malgré la guerre entre Israël et le Hamas, l’Administration du président Joe Biden reste convaincue qu’elle peut parvenir à une paix au Moyen-Orient grâce à un accord de normalisation entre Israël et l’Arabie saoudite qui impliquerait une garantie de sécurité américaine pour Riyad.

Les nations-unies ont publié le 2 mai un rapport détaillant la grave dévastation de la bande de Gaza, comparant l’ampleur des destructions à celles de la Seconde Guerre mondiale.

Un rapport largement attendu publié le 22 avril par un panel indépendant dirigé par l’ancienne ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a donné un nouveau souffle à l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui fournit des abris, de la nourriture, une éducation et une aide sociale aux réfugiés palestiniens.

A peine quelques jours après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, les Etats-Unis ont repris leurs livraisons d’armes à Israël.

Après plus de six mois d’offensive meurtrière contre la bande de Gaza, Israël n’est toujours pas plus proche d’une victoire qu’il ne l’a jamais été depuis octobre dernier.

En s’abstenant le 25 mars de mettre leur veto, les Etats-Unis ont permis de faire passer la première résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza.

L’ONU tire à nouveau la sonnette d’alarme.

Pour accélérer les livraisons d’armes à Israël, en guerre contre Gaza, l’Administration américaine a eu recours à un moyen détourné afin de contourner l’obligation d’obtenir l’approbation du Congrès.

Le 29 février, le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le 7 octobre a dépassé les 30 000 et les blessés les 70 000.

Dans la bande de Gaza meurtrie par la brutalité inouïe de l’offensive militaire israélienne, les organisations de l’aide humanitaire décrivent une situation désastreuse dans laquelle la famine et la privation d’aide sont devenues une stratégie délibérée et une arme de punition collective qu’utilise l’Etat hébreu contre la population palestinienne afin de la condamner à une mort lente et la forcer à quitter sa terre. Les preuves abondent.

Avec la visite au Caire, le 14 février, du président Recep Tayyip Erdogan, la première depuis septembre 2011, les rapports entre l’Egypte et la Turquie ont franchi un nouveau pas décisif, scellant leur réconciliation.

Les attaques des Houthis contre des navires marchands en mer Rouge ont fait entrer la guerre à Gaza dans une nouvelle dimension, mettant en péril le commerce international dans l’une des voies de navigation les plus importantes au monde.

L’avènement de la 4e révolution industrielle et les progrès technologiques qui l’accompagnent ont retenu l’attention du monde entier, entraînant un intérêt sans précédent pour l’exploitation de l’Intelligence Artificielle (IA).

Israël est dans un vrai dilemme, après presque quatre mois de guerre à Gaza. Devrait-il conclure dès que possible une trêve pour restituer les quelque 130 de ses otages qui y restent — au prix d’abandonner son objectif de détruire le Hamas — ou continuer sa guerre dévastatrice au péril de la vie des captifs israéliens ?

Il faudra peut-être un an ou deux à la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour trancher la plainte déposée par l’Afrique du Sud accusant Israël de crime de génocide contre les Palestiniens à Gaza.

La tension monte dans la Corne de l’Afrique à la suite de l’accord conclu le 1er janvier entre l’Ethiopie, un pays enclavé, et le Somaliland, en vertu duquel ce dernier accorde à Addis-Abeba un accès maritime sur le golfe d’Aden, non loin du détroit de Bab El-Mandab, qui contrôle l’entrée sud de la mer Rouge.

Alors que l’armée israélienne a annoncé le 1er janvier qu’elle commençait à retirer plusieurs milliers de soldats de la bande de Gaza, dans ce qui constitue la réduction d’effectifs la plus importante depuis le début de la guerre contre le Hamas le 7 octobre, un premier bilan des combats s’impose.

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