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Les maladies passant de l'animal à l'homme, principal risque pour la santé dans le futur

AFP , Mercredi, 10 avril 2024

​Au cours des prochaines années, les maladies susceptibles de menacer le plus gravement la santé humaine seront liées aux zoonoses, transmises de l'animal aux humains et inversement, et aux arboviroses, transmises notamment par les moustiques, prévient mercredi un organisme de santé français.

Les moustiques tigres
Les moustiques tigres asiatiques (Aedes albopictus) sont un vecteur majeur de maladies potentiellement mortelles comme le Zika et la dengue. Photo : AFP

"Ces risques existent, on ne sait pas quand ils vont arriver mais on sait qu'ils vont arriver", a souligné la présidente du Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars), Brigitte Autran, lors d'un point presse.

Le Covars a remis en début de semaine aux ministres de la Santé et de la Recherche cet avis sur les risques de situations sanitaires exceptionnelles à venir au cours les cinq prochaines années en France.

Après avoir consulté de nombreux organismes et experts français et internationaux, il a identifié 35 maladies infectieuses susceptibles d'entraver la santé humaine dont certaines avec un haut niveau de risque.

Parmi elles, des zoonoses comme les infections respiratoires pandémiques (grippe zoonotique et nouveaux coronavirus) et les arboviroses (notamment dengue et infection à virus West-Nile).

La survenue possible d'une maladie "X", liée à un pathogène émergent inconnu aujourd'hui, figure aussi dans cette classe ainsi que les infections respiratoires aigües hivernales.

Aux risques épidémiques et infectieux s'ajoutent des évènements, liés aux changements climatiques et environnementaux, susceptibles d'accroître encore le risque de circulation de maladies émergentes dont l'origine est majoritairement animale.

"Une des conséquences du réchauffement climatique est l'allongement de la période de l'année qui sera favorable à la multiplication de vecteurs; par exemple le moustique tigre pourra atteindre des populations plus importantes au cours d'une année et donc être potentiellement plus à risque", a illustré l'éco-épidémiologiste Patrick Giraudoux, membre du Covars.

"On aura aussi une exposition croissante à l'ozone, un oxydant qui va rendre plus probables les infections respiratoires", a-t-il poursuivi.

"L'effondrement de la bio-diversité" sera un autre facteur favorable à la "propagation de vecteurs épidémiques", selon lui.

Dans ce contexte, il est urgent selon le Covars de renforcer le système de soins "afin d'éviter des débordements à la moindre survenue d'un risque sanitaire".

Le comité appelle aussi notamment à "surveiller les évènements de transmission inter-mammifères et inter-espèces" et les "réservoirs animaux".

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