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Osorio Out

Mohamad Mosselhi , Mercredi, 08 novembre 2023

Zamalek a limogé son directeur technique, Juan Carlos Osorio, suite à la défaite contre ZED FC. La nouvelle direction de l’équipe cherche à redresser la barre. Explications.

Osorio Out

La défaite de Zamalek 1-2 contre ZED FC vendredi 3 novembre, lors d’un match comptant pour la 6e journée du Championnat égyptien, a augmenté la tension au sein du club à cause des mauvais résultats dans les différentes compétitions. Cette défaite a scellé le sort de l’entraîneur colombien, Juan Carlos Osorio, qui a pris la porte dimanche, deux jours après la défaite contre ZED FC. Le club a déclaré que Moatamed Gamal, ancien entraîneur adjoint de la sélection olympique, assurerait l’intérim jusqu’à la nomination d’un nouveau directeur technique. Il était très difficile pour les supporters de Zamalek de voir leur équipe perdre contre une formation qui participe pour la première fois de son histoire à la première division égyptienne. Cette défaite est la seconde des Blancs depuis le début de la saison après celle, sur le même score, contre Enppi. Zamalek a eu un très mauvais départ, sans doute le pire de ces 15 dernières saisons en perdant 10 points sur 18 possibles. Un résultat plus que décevant pour les supporters du club.

« Perdre deux rencontres successives, dont une contre une formation à peine promue en D1 comme ZED FC, montre clairement que Zamalek est en crise », explique Hazem Emam, ancienne star de Zamalek. « La performance de l’équipe lors des 6 premières journées indique qu’elle aura une saison catastrophique tout comme la saison dernière qui a vu un échec du club sur tous les fronts », ajoute Emam. En effet, le directeur technique colombien, Juan Carlos Osorio, était parmi les grands problèmes de l’équipe. En poste depuis avril dernier, l’ancien entraîneur du Mexique n’a pas réussi à convaincre avec ses tactiques bizarroïdes et ses modifications à la chaîne. Sur 22 rencontres sous son commandement, Zamalek en a remporté 12, a perdu 5 et a concédé 5 matchs nuls. La défense de l’équipe était tellement fragile que les filets de Zamalek ont pris 30 buts en 22 rencontres. « Osorio est un grand entraîneur sans doute. Mais je n’arrive pas à comprendre ses tactiques et ses choix. Il est très difficile de voir une grande équipe comme Zamalek disputer chaque rencontre avec un effectif diffèrent », déclare Hossam Hassan, ancien directeur technique de Zamalek. La débâcle de Zamalek n’est pas une grande surprise, au contraire, elle était tout à fait attendue. Il était clair depuis la saison dernière que l’équipe souffre d’une pauvreté au niveau des effectifs et qu’elle avait besoin de renforcements pour combler le vide laissé par le départ de plusieurs stars les saisons précédentes. Le club n’a pas été en mesure de lever l’interdiction de recrutement qui lui a été imposée par la FIFA et il a commencé la saison avec les mêmes effectifs que la saison dernière. Or, les résultats parlent d’eux-mêmes. Il est normal de voir l’équipe à la 9e place du championnat et de la voir aussi souffrir sur la scène continentale. Zamalek était sur le point de quitter la Coupe de la CAF dès le premier tour avant de surmonter de justesse la modeste formation djiboutienne Arta Solar qui a battu les Blancs 2-0 à l’aller avant de perdre 4-1 au retour au Caire.

Le limogeage d’Osorio était nécessaire pour redresser la barre de l’équipe qui est en pleine crise, mais cette dernière a besoin d’une réforme complète. Malheureusement, les Blancs ont un rendez-vous assez difficile mercredi 8 novembre face à la puissante formation de Pyramids FC à l’occasion des demi-finales de la Coupe d’Egypte. Une défaite ne fera qu’aggraver la situation des Blancs qui ne peuvent se permettre un nouvel échec.

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