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Un festin riche en émotions, pas facile à digérer

Yasser Moheb , Mercredi, 13 mars 2024

Le mois du Ramadan est la haute saison des séries télévisées. Coup de projecteur sur les plus importantes séries programmées cette année durant le mois sacré.

Un festin riche en émotions, pas facile à digérer
Al-Hachachine (les assassins).

Comme d’habitude, nous n’avons que l’embarras du choix en matière de séries télévisées à regarder, avec une quarantaine d’oeuvres en programmation, allant de la comédie sociale au drame historique, en passant par la réadaptation de grands classiques.

« Les téléspectateurs auront droit à des moments intenses d’émotion, de rire et de suspense, à travers des oeuvres où participent des artistes égyptiens et arabes », selon les communiqués de presse de la société Al-Mottaheda, productrice de la grande majorité des feuilletons.

D’abord, Al-Hachachine (les assassins) est un drame historique, avec Karim Abdel-Aziz dans le rôle de Hassan Al-Sabbah, la tête pensante et le fondateur de la secte chiite des Assassins. L’histoire de ce groupe qui s’est formé dans les montagnes de Mésopotamie et de Syrie, qui s’est séparé des Fatimides au Ve siècle et qui a fait régner la terreur dans le monde islamique, est racontée tout au long de 30 épisodes réalisées par Peter Mimi (sur DMC et Watch it).

Toujours dans ce monde historique fait de légendes se situe la série Gawdar, l’une des plus attendues, avec Yasser Galal, Nour et Yasmine Raïs. Ce drame de 15 épisodes nous emmène dans l’univers de Gawdar Al-Masri qui combat les forces du mal jusqu’à parvenir à un trésor précieux. Le feuilleton, réalisé par Islam Khairi et écrit par Anwar Abdel-Moghiss, est inspiré des contes des Mille et une nuits (sur CBC et Watch it).

Le comédien Yéhia Al-Fakharani reste cependant le vrai poids lourd du mois sacré, présentant une adaptation du roman d’Ibrahim Abdel-Méguid Atabat Al-Bahga (seuils de joie), réalisée par Magdi Abou-Emeira, selon un scénario de Medhat Al-Adl.

Al-Fakharani décide cette fois-ci de nager dans toute une nouvelle mer. La série de 15 épisodes dépeint les relations difficiles entre Bahgat, un septuagénaire qui a perdu son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants, à l’ère de l’intelligence artificielle (sur DMC et Watch it). La série met en vedette un ensemble dirigé par la fameuse Mervat Amin, Achraf Zaki, Diab, Amir Al-Masri et Hanan Soliman.

Ensuite, la télésérie Maliha aborde, en 15 épisodes, un thème d’actualité cette année, et ce, en suivant les traces de la jeune Palestinienne Maliha, obligée de quitter pour la Libye après la deuxième Intifada en l’an 2000. Elle rencontre un officier à la frontière égypto-libyenne qui l’aide à retourner dans la bande de Gaza. La série est réalisée par Amr Arafa et écrite par Racha Al-Gazzar, avec Mervat Amin (sur CBC).

En outre, Selat Rahem (relation de parenté) est un autre drame à même de soulever un débat. Le feuilleton remet en cause les tabous entourant la maternité de substitution. Réalisé par Tamer Nadi et écrit par Mohamad Hicham Obayya, il se déroule également en 15 épisodes. Le comédien Iyad Nassar y tient le rôle d’un médecin anesthésiste qui vit paisiblement avec son épouse, interprétée par Yousra Al-Louzi ; le désir d’avoir un enfant les entraînera dans une spirale (sur MBC Masr et Shahid).


Gawdar : baigner dans l’atmosphère des Mille et une nuits.

Les jeunes premiers s’imposent

En tête de liste des stars de cinéma et des jeunes premiers qui viennent s’aventurer au petit écran figure Ahmad Al-Saqqa avec Al-Atawla (les titans), qui suit l’histoire de deux frères et soeurs pris dans une rivalité, conduisant leur famille à la ruine et à la prison (sur MBC Masr et Shahid).

Par ailleurs, Amir Karara participe au marathon ramadanesque avec le feuilleton Beit Al-Réfaï (la maison d’Al-Réfaï) d’Ahmad Nader Galal. Dans cette télésérie de 30 épisodes, écrite par Peter Mimi, Karara tient le rôle d’un médecin, pour la première fois (sur ON TV et Watch it).

Ahmad Al-Awadi est parmi les stars qui se sont imposées ces dernières années, en participant à des feuilletons à succès. Cette année, il revient avec la série Haq Arab (droit à l’amiable), abordant la complexité des relations familiales (sur Watch it).

Ensuite, Hassan Al-Raddad joue dans le drame social Mohareb (un combattant), qui relate en 30 épisodes l’histoire d’un jeune homme originaire de la Haute-Egypte qui, après la mort de son père, décide d’abandonner ses études et de travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Un secret modifie le cours de sa vie (sur CBC et Watch it).

Nageant ou presque dans les mêmes mers de l’héroïsme populaire, Al-Maallem (le maître), avec Mostafa Chaabane dans le rôle de Hamid, un poissonnier pris au milieu d’âpres conflits qui surgissent entre les grands commerçants du marché. Il cherche à se venger de ceux qui ont saboté le succès de l’entreprise de son père (sur Al-Hayah TV et Watch it).

Après trois ans d’absence sur les écrans durant le Ramadan, le jeune acteur Mohamad Adel Imam revient avec une série de 15 épisodes, Cobra, réalisée par Ahmad Shafiq et écrite par Ahmad Abou-Zeid. Il joue le rôle du propriétaire d’un atelier de réparation automobile, alors qu’il lutte pour trouver un équilibre avec soi-même (sur MBC Masr et Shahid).

Initialement intitulée Al-Saa Khamsa (5h), la série réalisée par Hani Khalifa a changé de titre à la dernière minute, pour Bedoune Sabeq Inzar (sans avertissement). Asser Yassine et Aïcha Bin Ahmad se partagent la vedette durant 15 épisodes, retraçant l’histoire d’un couple moderne attendant l’arrivée de leur premier enfant (sur DMC).

Nelly Karim retourne à la comédie avec Farawla, une série de 15 épisodes où elle incarne le rôle d’une jeune femme issue d’un milieu modeste qui connaît une réussite sans pareil au sein de l’entreprise où elle travaille, de quoi lui permettre de monter les échelons. Avec Chaimaa Seif, Sedqi Sakhr et Ola Rochdi (sur DMC).

Des remakes

Khaled Al-Nabawi et Hala Chiha reprennent le film autrefois joué par Faten Hamama et Ahmad Mazhar Embratoriyat Mim (l’empire de la famille M), d’après un recueil de nouvelles d’Ihsan Abdel-Qoddous. Réalisée par Mohamad Salama, cette nouvelle adaptation de 30 épisodes évoque l’histoire d’un veuf qui a donné à ses six enfants des noms commençant tous par la lettre M. Il s’éprend d’une femme et doit faire face aux problèmes de ses enfants (sur DMC, Shahid et Watch it).

La série Garie Al-Wohouch (chasse acharnée) prend aussi le risque de reprendre un film à succès qui date de 1987, écrit par Mahmoud Abou-Zeid et réalisé par Ali Abdel-Khalek, avec Nour Al-Chérif, Hussein Fahmi et Mahmoud Abdel-Aziz. La série se déroule en 30 épisodes, mettant en vedette Nidal Al-Chaféï et Mahmoud Hégazi dans le rôle de Saïd et Nabil, deux meilleurs amis à qui la vie cache une série de crises et d’aventures contre leurs plans (sur Al-Mehwar TV).


Atabat Al-Bahga (seuils de joie).

Les abonnés de la course

Parmi les habitués du drame ramadanesque, on ne peut oublier le comédien et rappeur Ahmad Mekki qui revient une énième fois dans le rôle du patron de la ville de Mazarita, ce village imaginaire en Haute-Egypte, à travers Al-Kabir Awi 8 (le très grand 8), avec Rahma Ahmad, Mohamad Sallam et Hicham Ismaïl. C’est la 8e saison de ce feuilleton à succès, qui ne cesse d’attirer des jeunes et des moins jeunes (sur DMC, ON TV et Watch it).

L’acteur et comédien Hamada Hilal n’a pas pu se débarrasser du personnage d’Al-Maddah (chanteur de louanges) depuis qu’il a endossé pour la première fois ce rôle dans le hit du Ramadan 2021. Il présente donc la 4e saison d’Al-Maddah 4, Ostourat Al-Awda (le chanteur de louanges 4, la légende du retour). Un conte fantastique qui s’étend sur 30 épisodes (sur MBC Masr et Shahid).

A vos sofas, la magie des diffusions ne fait que commencer !

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