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Haltérophilie : Sara Samir, un nouveau départ

Mirande Youssef , Mercredi, 04 janvier 2023

Après deux ans d’absence, l’haltérophile Sara Samir fait un fort come-back en raflant 3 médailles d’or aux Championnats du monde et 3 autres aux Championnats d’Afrique le mois dernier. Elle pose les jalons d’une médaille olympique en 2024.

Haltérophilie : Sara Samir, un nouveau départ
Sara Samir a en elle la clé de toute réussite aux JO de Paris.

Une nouvelle page s’ouvre pour la jeune haltérophile Sara Samir, âgée de 24 ans, après deux années de suspension par la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) pour dopage. La jeune haltérophile, médaillée de bronze aux Jeux Olympiques (JO) de Rio de Janeiro en 2016, a disputé sa première compétition internationale: les Championnats du monde de Colombie achevés en décembre dernier, et lors desquels elle a raflé 3 médailles d’or dans la catégorie de 76 kg en soulevant 113 kg à l’arraché et 148 kg à l’épaulé-jeté, réalisant un total de 261 kg. Grâce à cette médaille d’or, l’Egypte a été classée 8e au tableau final. C’est la Chine qui est arrivée en tête avec 6 médailles d’or, suivie par la Colombie avec 2 médailles d’or.

Cette compétition revêt une importance particulière car elle représente la première étape de la qualification aux JO de Paris 2024. Sara a également brillé aux Championnats d’Afrique le mois dernier en remportant 3 médailles d’or. Elle a soulevé 116 kg à l’arraché et 145 kg à l’épaulé-jeté, réalisant un total de 261 kg. «  Ces six médailles d’or sont très précieuses car elles surviennent après deux ans de déception. Cet exploit m’encourage et me donne un push dans ma carrière. Le moment où j’ai vu le drapeau égyptien se dresser, j’ai pu savourer ma victoire », dit Sara avec fierté. Et d’ajouter : « Pendant deux ans, je ne pensais qu’à l’entraînement. Mon esprit n’est qu’haltérophilie. Le secret de la réussite se trouve dans la détermination. Tout dépend de la volonté d’y arriver. J’avais un seul objectif: réaliser un fort come-back ».

Une page tournée

En fait, en 2019, pour raison de dopage, l’Egypte a été sanctionnée à deux ans de suspension et à une amende de 200000 dollars. Ainsi, la sélection égyptienne d’haltérophilie a été écartée de participer aux JO de Tokyo, ainsi que de toutes autres compétitions internationales. C’était un coup très dur pour un pays auquel l’haltérophilie a rapporté 11 médailles, dont 5 d’or, sur un total de 31 médailles décrochées au cours de ses 22 participations aux JO.

Sara a fait ses débuts dans sa ville natale, Al-Qassassine, dans le gouvernorat d’Ismaïliya. « J’ai commencé à pratiquer l’haltérophilie à l’âge de 10 ans, emboîtant le pas à mon grand frère au club de l’Institution militaire d’Ismaïliya. Mes entraînements étaient très modestes. On n’avait pas beaucoup de moyens. J’empilais des disques sur une barre et je suivais calmement les instructions de l’entraîneur », se rappelle-t-elle. A seulement 11 ans, elle remporte une médaille d’or au Championnat national égyptien dans la catégorie des moins de 14 ans, avant de rejoindre l’équipe nationale à l’âge de seulement 13 ans.

En juniors, Sara a fait des exploits exceptionnels dans toutes les compétitions africaines et internationales qu’elle avait disputées. L’exploit le plus marquant était une médaille d’or en 2014 dans la catégorie des 63 kg aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Nanji. La même année, elle a concouru pour la première fois chez les seniors, terminant douzième aux Championnats du monde. Agée de seulement 18 ans, Sara Samir a réalisé une première dans l’histoire de l’haltérophilie féminine en remportant une médaille de bronze aux JO de Rio en 2016. Elle a soulevé un poids de 255 kg (112 à l’arraché et 143 à l’épaulé-jeté).

Pleine d’ambition, Sara explique qu’elle a encore beaucoup de rêves. « Mon objectif principal pour la prochaine période est de finaliser ma qualification pour les JO de Paris. Une fois terminée, je commencerai avec mon entraîneur une période de préparation intensive. J’effectuerai des camps fermés au Centre olympique. Je suis capable de réaliser une médaille olympique », conclut Sara, devenue un modèle pour les jeunes haltérophiles.

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