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Trop de films, peu de grands succès

Yasser Moheb , Mercredi, 23 février 2022

Une dizaine de nouveaux films sont projetés à l’occasion des vacances de la mi-année scolaire. Les recettes ne sont cependant pas à la hauteur des espoirs.

Trop de films, peu de grands succ s
Abou-Saddam de Nadine Khan.

Après une saison d’été presque décevante au niveau des recettes, celle de la mi-année laissait beaucoup d’espoir. Elle avait été annulée pendant deux ans consécutifs, mais cette fois-ci, certains distributeurs et boîtes de production ont décidé de relever le défi et de projeter quelques oeuvres cinématographiques dans les salles. Et ce, dans le but de maintenir le cap.

Au sommet du box-office cette saison vient le polar Al-Garima (le crime), coécrit et réalisé par Chérif Arafa, avec les stars Ahmad Ezz et Menna Chalabi. Les événements du film se passent pendant les années 1970 et portent sur un meurtre commis par un tueur professionnel, joué par la star Ahmad Ezz.

Menna Chalabi participe à cette saison avec une autre oeuvre, à savoir la comédie sociale Men Agl Ziko (pour Ziko), avec Karim Mahmoud Abdel-Aziz et l’enfant Youssef Salah. Il s’agit de l’histoire d’un couple très pauvre qui reçoit une lettre l’informant que leur fils unique, Ziko, est un surdoué. Il a été choisi par le ministère de l’Education, avec deux autres élèves, comme les plus intelligents de toutes les écoles primaires ! Et c’est pourquoi il va participer à un concours pour enfants-génies à l’oasis de Siwa. Au cours du voyage, les parents affrontent plusieurs obstacles. Une trame simple, écrite par Moustafa Hamdi et réalisée par Peter Mimi.

Une mi-saison assez longue


Men Agl Ziko (pour Ziko).​

Cette fois-ci, la saison de mi-année a été prolongée pour garantir plus de recettes, elle a donc commencé le 15 décembre dernier, alors que les vacances scolaires étaient prévues du 5 au 17 février.

Ainsi, on a vu sortir des films de jeunes, tournés par de nouveaux cinéastes. C’est le cas par exemple de Möataz Feteha, scénariste du film Retsa, qui a donné le coup d’envoi de la saison.

Ce film, réalisé par Ahmad Yousri et dont la tête d’affiche est partagée par Mahmoud Hémeida, Ahmad Al-Fichawi, Amir Al-Masri, Caroline Azmi, May Al-Gheiti et Nour Ihab, n’a réussi malheureusement à rester en salle que quelques semaines. Certains ont diagnostiqué la situation comme étant « un effet de saturation chez les spectateurs », après une série de festivals qui ont eu lieu durant le dernier semestre de l’année 2021, dont le plus copieux a été le Festival international du film du Caire.

Le film Barra Al-Manhag (périscolaire) a été chaleureusement accueilli, après sa première mondiale, lors de la première édition du Festival du film de la mer Rouge en Arabie saoudite, avec Magued Al-Kedwani et Roubi.

Parmi les nouveaux venus également de cette mi-saison figure le réalisateur Tarek Refaat avec son nouveau film Morabbä Bermoda (carré des Bermudes). Cette fantaisie comique, écrite par Hicham Helal et interprétée par Amr Abdel-Guélil, Moustafa Khater, Hana Chiha et Rogina, tourne autour d’un peintre qui se trouve du jour au lendemain mentalement associé à un criminel, ce qui lui permet de voir les détails de tous les crimes qu’il a commis !

Du comique encore et toujours


Magued Al-Kedwani dans Barra Al-Manhag (périscolaire).

Moustafa Khater est également en tête d’affiche dans une autre comédie : Tamassih Al-Nil (crocodiles du Nil), sortie le 26 janvier dernier. Cette nouvelle facétie regroupe une panoplie de farceurs. Il s’agit de deux escrocs qui réussissent à voler une personne fortunée lors d’une croisière sur le Nil.

Plein de comédies donc qui essaient de rivaliser avec les quelques drames sociaux déjà dans les salles obscures depuis le début du nouvel an, dont le film d’auteur Abou-Saddam de Nadine Khan, avec Mohamad Mamdouh et le jeune Ahmad Dach. Ce road-movie relate l’histoire d’un chauffeur de camion qui, en route pour la Côte-Nord égyptienne pour livrer une cargaison, s’ouvre sur un monde assez différent du sien, le hasard le mène à découvrir la vie de la haute bourgeoisie.

Un autre film qui n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu : Al-Kahen (le prêtre), nouvelle fiction du réalisateur Osman Abou-Labane. OEuvre chorale par excellence, elle regroupe plusieurs stars dont Hussein Fahmi, Mahmoud Hémeida, Gamal Soleiman, Dorra, Iyad Nassar et Fathi Abdel-Wahab. Elle n’a pas réalisé de grand succès au box-office, vu son caractère absurde.

Qamar 14 (pleine lune) est une autre oeuvre chorale qui aurait pu s’imposer, mais en fin de compte, ses recettes ont tablé autour d’un million de L.E. Pourtant, c’est une romance écrite par Mahmoud Zahran et réalisée par Hadi Al-Bagouri, elle a été projetée dans 40 salles et a regroupé toute une gamme de stars et de jeunes premiers comme Khaled Al-Nabawi, Ghada Adel, Chérine Réda, Yasmine Raïs et Ahmad Al-Fichawi.

Le dernier venu à l’arène de cette course de mi-année est la comédie sociale Maali Mama (son excellence maman), écrite par Nader Salaheddine, réalisée par Ahmad Nour et interprétée par Bouchra, Mahmoud Al-Leissi et Alaa Morsi.

Ces films, peu importe leurs valeurs artistiques, sont quand même synonymes d’effervescence et de survie. Les producteurs ont misé dessus pour compenser leurs pertes, si ce n’est qu’en partie.

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