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De Charm Al-Cheikh à Paris

Dimanche, 15 novembre 2015

Cette semaine, une attaque terroriste dramatique a ciblé 8 lieux de Paris au même moment. Immédiatement, l’Egypte a annoncé sa solidarité avec la France pour lutter contre le terrorisme. Il s’agit d’une décision juste, exprimant l’engagement de l’Etat égyptien contre tout acte terroriste, dans n’importe quelle partie du monde. Cela, au moment où les six grandes puissances du monde n’ont pas pris de position similaire à l’égard de l’Egypte, lorsqu’elle a été frappée par le terrorisme lors du crash de l’avion russe dans le Sinaï. Avant que l’enquête ne soit terminée, pour connaître les raisons derrière ce drame, elles se sont toutes empressées de présumer la possibilité qu’une explosion ait eu lieu dans l’avion, supposant que des terroristes avaient fait passer une bombe à bord. Si nous acceptons cela, nous n’avons en revanche entendu aucune dénonciation de ce sombre terrorisme qui a frappé l’Egypte. Et personne n’a tendu la main au pays pour l’aider à s’en extirper. Au contraire, ces pays ont oublié la cause du terrorisme et condamné rapidement des parties, dont l’implication n’a été jusqu’alors aucunement prouvée. Ils l’ont pris pour un fait accompli afin de sanctionner l’Egypte et stopper le flot touristique, ce qui implique bien sûr des répercussions désastreuses sur l’économie égyptienne. Ils l’ont fait intentionnellement pour affaiblir l’Egypte.
Je le dis sans me réjouir du malheur des autres ou accuser qui que ce soit : les actes terroristes de Paris, bien que nous les dénoncions à haute voix, prouvent que l’Egypte n’est ni l’unique cible du terrorisme ni son unique accès. Le plus étrange est cette décision russe d’arrêter les vols d’Egyptair entre Le Caire et Moscou. Ce qui signifie une rupture des relations touristiques entre les deux pays. Il s’agit d’une réaction qui incite à l’étonnement émanant d’un pays frère, qui lui vend des armes et qui négocie pour lui construire une centrale nucléaire. Poutine était au Caire en février et le président Al-Sissi à Moscou en août dernier. Alors, que s’est-il soudainement passé pour que Moscou prenne une telle décision ?.
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