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L'Irak espère dépasser les 160 milliards de barils de pétrole en réserve

AFP , Samedi, 11 mai 2024

l'Irak
Une installation d'exploitation de gaz naturel dans le port du Sud de l'Irak. Photo : AFP

L'Irak espère augmenter ses réserves pétrolières à plus de 160 milliards de barils, a déclaré samedi le ministre du Pétrole, Hayan Abdel-Ghani, lors du lancement de nouveaux cycles d'octroi de licences pour 29 champs de pétrole et de gaz.

Deuxième pays exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Irak produit en moyenne quatre millions de barils de brut par jour et dispose de 145 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole.

Avec ses réserves, le pays pourrait continuer à exploiter l'or noir au même rendement pendant encore 96 ans, selon la Banque mondiale.

"Le ministère a présenté aujourd'hui (samedi) 29 projets prometteurs dans le cadre des +cinquième plus+ et sixième cycles d'octroi de licences", a déclaré M. Abdel-Ghani lors de la cérémonie d'ouverture du nouveau processus d'appel d'offres qui a débuté samedi et durera trois jours.

"Nous espérons annoncer une augmentation des réserves pétrolières prouvées de l'Irak à plus de 160 milliards de barils dans la période à venir", a-t-il ajouté.

L'Irak a déjà réalisé cinq cycles d'attribution de licences depuis 2008. Hayan Abdel-Ghani a assuré que le gouvernement soutiendrait et aiderait les entreprises retenues.

Les "cinquième plus" et sixième cycles comprennent des champs et des blocs d'exploration dans 12 provinces et un bloc offshore dans les eaux territoriales irakiennes du Golfe.

"L'Irak prévoit de tirer plus de 3.459 millions de pieds cubes standard de gaz par jour (98 millions de mètres cubes) et plus d'un million de barils de pétrole par jour" supplémentaires "de ces cycles d'octroi de licences", a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani.

Le pétrole représente 90% des revenus de l'Irak. Mais malgré son immense richesse pétrolière, le pays, miné par des décennies de conflits, reste dépendant des importations pour satisfaire ses besoins énergétiques.

L'Irak cherche notamment à stimuler la production de gaz pour réduire sa dépendance à l'égard des importations en provenance d'Iran, qui sont cruciales pour la production d'électricité.

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