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Il n'existe aucun lien entre le montant du prêt accordé à l’Égypte et la question des réfugiés de Gaza : FMI

Dalia Farouq , Dimanche, 25 février 2024

« L’objectif de n’importe quel programme de soutien n’est pas le financement lui-même mais l’essentiel est d’aider le gouvernement égyptien à accélérer les réformes pour relancer l’économie », a affirmé Jihad Azour. Et d’ajouter : « Le financement est un moyen et n’est pas un objectif en soi. Il donne confiance en l’économie égyptienne ».

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ihad Azour, Directeur du Département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international (FMI). Photo : AFP

« Le montant du prêt du Fond Monétaire International (FMI) à l’Egypte n’est pas du tout lié à la question des réfugiés de Gaza », a déclaré le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jihad Azour, lors d’un entretien jeudi 25 février avec la chaîne Al-Arabiya Business.

Il a expliqué que le montant du financement supplémentaire accordé à l’Egypte par le FMI est lié à la lacune financière dont souffre le pays, soulignant que les mesures adoptées par le gouvernement égyptien visent à remédier à la crise. Il restera une lacune au niveau du financement qui sera comblée par le soutien du FMI et d’autres organisations.

« L’objectif de n’importe quel programme de soutien n’est pas le financement lui-même mais l’essentiel est d’aider le gouvernement égyptien à accélérer les réformes pour relancer l’économie », a affirmé Azour. Et d’ajouter : « Le financement est un moyen et n’est pas un objectif en soi. Il donne confiance en l’économie égyptienne ».   

Le programme de financement de l’Egypte a été lancé il y a un an et deux mois et la première et deuxième révision ont commencé avant la guerre à Gaza, a affirmé Jihad Azour.

« L’économie égyptienne comme toutes les économies de la région a souffert à cause des répercussions de la guerre », a -t-il ajouté.

Selon lui, l’objectif du soutien financier du FMI est de renforcer la stabilité économique de l’Egypte, de lui permettre un niveau de développement plus élevé et de remédier aux problèmes économiques qui se sont accumulés sous l’effet des chocs extérieurs notamment l’inflation qui est un problème mondial et pas seulement régional.

Jihad Azour assure que l’Egypte a besoin d’un taux de change flexible afin de préserver son économie face aux pressions externes.

Par ailleurs, le gouvernement égyptien avait affirmé, selon la chaîne de télévision égyptienne Extra News, qu’il n’y a aucune relation entre l’aide financière supplémentaire du FMI et la guerre à Gaza. Ces déclarations ont fait suite aux propos de Julie Kozack, porte-parole du FMI à Reuters, liant le soutien financier supplémentaire du FMI aux pressions auxquelles l’Egypte est soumis à cause de la guerre à Gaza et des réfugiés palestiniens éventuels qu’elle pourrait accueillir.

Ces déclarations interviennent deux jours après la signature du projet de développement de Ras Al-Hikma avec la compagnie émiratie Abu Dhabi Developmental Holding.

Cet accord assure à l’Egypte des investissements directs étrangers de 35 milliards de dollars en deux mois, 24 milliards en liquide et 11 milliards de dollars sous forme de dépôts émiratis auprès de la Banque Centrale d’Egypte (BCE). Une  somme qui aidera à remédier à la pénurie de dollars dont souffre l’économie égyptienne et qui permettra ensuite d’établir un taux de change flexible et de répondre à l’une des conditions du FMI pour poursuivre le programme de soutien financier à l’Egypte. 

 

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