Samedi, 13 avril 2024
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Le cocktail magique d’Al-Ahram

Mercredi, 01 novembre 2023

Al-Ahram a tout le temps été connu par un cocktail spécial, car il a toujours réuni les intellectuels de tous bords : des socialistes, des capitalistes, des progressistes et des nationaux.

Le cocktail magique d’Al-Ahram

Le tout sans distinction. Il s’agissait d’un mélange d’intelligentsia, de politologues, d’historiens, de poètes, d’hommes de religion, de savants, de journalistes, d’écrivains et d’artistes. Un véritable arc-en-ciel.

Même le quotidien Le Monde s’était exprimé sur cette particularité et avait écrit qu’Al-Ahram avait pu rassembler dans ses pages tous les symboles de toutes les tendances politiques et idéologiques. Ainsi, le journal avait été comparé à un maestro qui menait les jeux de tous les musiciens en symbiose. Cheikh Mohamad Abdou avait appelé les plumes éloquentes à partager leurs écrits qui reflétaient leurs goûts particuliers. « Je suis impressionné par ce journal qui s’est frayé un chemin droit vers les coeurs qu’il a illuminés. Il existe une différence entre Al-Ahram et les pyramides de Guiza. Ces dernières sont des fantômes, alors qu’Al-Ahram, le journal, alimente les esprits. Depuis sa parution, il a été le transmetteur de l’histoire culturelle, intellectuelle, politique et sociale de notre pays. Il a mené le mouvement des lumières et de la créativité », avait-il dit.

Mohamad Hassanein Heikal, qui a dirigé Al-Ahram dans les années 1950, avait signé le début d’un changement qualitatif dans le travail du journal aux niveaux des arts et des lettres. Il avait tenu à recourir aux grands noms innovants parmi les écrivains et les intellectuels. Louis Awad avait alors rejoint la cohorte, Tawfiq Al-Hakim en tant critique et conseiller, Naguib Mahfouz en tant qu’écrivain, entre autres, Aïcha Abdel-Rahman, Dr Hussein Fawzi, Youssef Idriss, Abdel-Rahman Al-Charqawi, Ahmad Bahgat et Soliman Gamil. Al-Ahram est devenu un minaret éclaircissant les esprits, promouvant les lecteurs et sensibilisant au savoir, à la création et à la responsabilité nationale. Le 6e étage d’Al-Ahram était une citadelle de la pensée, celui qui avait l’occasion de monter pouvait rencontrer tous ces grands noms d’un seul coup.

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