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Yéhia Moustapha : Des méthodes radicales sont utilisées pour réduire le nombre de chiens errants

Manar Attiya, Mardi, 02 avril 2019

3 questions au Dr Yéhia Moustapha, professeur adjoint à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université du Caire.

Al-Ahram Hebdo : Quelles sont les méthodes utilisées pour contrôler la population des chiens errants en Egypte ?

Dr Yéhia Moustapha : Des méthodes radicales sont utilisées pour réduire le nombre de chiens errants, comme l’utilisation d’armes à feu ou de poison. L’usage de la strychnine, un poison très toxique, est décrié par différentes organisations de protection des animaux comme « inacceptable » selon les normes établies par l’Organisation mondiale de la santé animale, dont l’Egypte est membre. Il existe d’autres solutions comme la stérilisation et la castration, qui sont efficaces pour éviter que les chiens ne se reproduisent.

— Quelles sont les expériences à l’étranger ?

— Les pays comme la France et l’Allemagne ont des refuges pour chiens dans des endroits éloignés des villes. C’est là qu’on recueille les chiens abandonnés après stérilisation des femelles et castration des mâles. Dans un terrain entouré de grillages, chaque animal dispose d’un box individuel et d’un espace. Il est nourri jusqu’à ce qu’il meure de façon naturelle.

— Comment l’Egypte peut-elle régler ce problème ?

— Un seul mot : l’exportation. Celle-ci pourrait stimuler l’économie égyptienne et, en même temps, faire disparaître les animaux des rues, lesquels sont devenus un grand problème pour les citoyens égyptiens. Il faut vacciner l’animal contre la rage avant de l’exporter. Ce genre de commerce pourrait offrir des emplois à des milliers de chômeurs égyptiens et mettre fin à un phénomène qui menace la vie des habitants.

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