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Les Pharaons dans l’attente d’un entraîneur

Karim Farouk, Mardi, 24 février 2015

Le choix du nouveau sélectionneur d’Egypte se fait attendre depuis novembre dernier. Le sort du championnat, suspendu depuis le 8 février, sera un facteur déterminant dans l’identité de l’entraîneur, qui mènera le Onze national aux qualifications de la Coupe d’Afrique 2017 et la Coupe du monde 2018.

Les Pharaons

Quatre mois après le départ de l’ancien sélectionneur, Chawqi Gharib, le débat s’est emballé de plus belle à propos du nouvel entraîneur des Pharaons. Sans préparation ni enga­gement, la sélection d’Egypte s’est retrouvée sans chef depuis son échec lors des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), en novembre dernier, pour la troisième fois d’affilée. Le conseil d’adminis­tration de la Fédération Egyptienne de Football (FEF) avait annoncé qu’il attendrait la clôture de la CAN 2015 pour nommer un nouveau sélectionneur. « Nous n’allons pas nous presser. Nous voulons choisir un entraîneur de renom, capable de reconstruire notre équipe nationale, de l’aider à retrouver sa place de géant d’Afrique et de la mener à la Coupe du monde de Russie en 2018 », avait dit Ahmad Mégahed, membre du conseil d’administration de la FEF.

L’éternel débat, qui concerne le choix d’un entraîneur national ou étranger, semblait dans un premier temps tranché en faveur d’un étran­ger, mais rien n’est encore sûr. La semaine dernière, la FEF a annoncé une liste finale de cinq candidats pour le poste vacant, à savoir les Français Alain Giresse et Hervé Renard, l’Allemand Uli Stielke, le Néerlandais Frank Rijkaard et le Belge Georges Leekens. « Nous sommes en train de mener des négo­ciations intenses avec Renard par l’intermédiaire de l’un de ses proches. C’est un entraîneur très ambitieux, qui a acquis une très bonne connaissance du football afri­cain et qui a réalisé de grands exploits en remportant deux titres de Coupe d’Afrique des Nations récem­ment avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015 », a annoncé Mahmoud Al-Chami, porte-parole du conseil d’administration. Après son sacre avec les Eléphants en ce début de février, Renard, dont le contrat expire en principe dans un an et demi, avait laissé la porte ouverte à un probable déplacement en cas « d’une offre de haut niveau ». « Nous sommes très proches d’un accord avec lui, mais il a un pro­blème financier dans le cas d’une rupture de contrat : il doit payer 100 000 dollars aux Ivoiriens. Il m’a personnellement dit qu’il n’avait pas de problèmes pour entraîner l’équipe égyptienne, mais il devait d’abord résoudre certains problèmes finan­ciers avec la Fédération ivoi­rienne », a expliqué Magdi Al-Mettenawi, membre du conseil d’administration de la FEF.

Le dilemme du championnat

Mais la procédure de nomination du nouveau sélectionneur bute contre un autre obstacle. « On voulait avan­cer rapidement sur ce sujet et embau­cher un nouvel entraîneur. Mais si le championnat ne reprend pas tout de suite, il n’y aura pas de raison d’en­gager un entraîneur étranger qui ne connaît pas les joueurs égyptiens et n’aura même pas l’occasion de les voir en action, afin de faire ses choix », a annoncé Hassan Farid, vice-président de la FEF.

Le championnat national est sus­pendu depuis les incidents du 8 février, où 21 supporters de Zamalek ont trouvé la mort au stade du 30 juin, pour vouloir assister au match de leur club favori contre Enppi. Le Conseil des ministres devait statuer sur ce dossier le mercredi dernier, mais le débat a été reporté à cause d’autres sujets jugés plus urgents. « C’est vrai que nous sommes à un stade avancé dans nos négociations avec Renard, mais je crois que notre choix s’orien­tera vers un entraîneur local qui connaît bien les joueurs égyptiens. Il y a un consensus général au sein du conseil en faveur de Hassan Chéhata », ajoute Farid.

« On n’a pas l’intention d’annuler le championnat, mais il faut d’abord rétablir la sécurité. Nous allons débattre ce sujet lors de notre pro­chaine réunion, le mercredi, et essayerons de garantir la sécurité pour les joueurs et pour le public. Mais si le championnat reprend, ce sera sans public », a dit le premier ministre Ibrahim Mahlab, samedi soir. Ainsi, les critères de nomination du nouveau sélectionneur ne pour­raient être fixés qu’avec la détermina­tion du sort du championnat. On peut s’attendre à un développement la semaine prochaine, et peut-être à la désignation d’un nouvel entraîneur qui devra, sans plus attendre, se pré­parer au début des qualifications de la CAN 2017 et de la Coupe du monde 2018, en juin et octobre prochains respectivement.

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