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Handball : Objectif Championnat du monde

Mohamed Mosselhi, Mardi, 14 janvier 2014

L’Egypte dispute du 16 au 26 janvier la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de handball. Avec la concurrence serrée qui s’annonce et les modifications au sein de l’équipe, les Pharaons pourront se contenter d’une place au Mondial.

Handball
Ali Zein, un grand atout de la nouvelle sélection égyptienne.

Tous les regards des obser­vateurs du handball afri­cain seront dirigés vers l’Algérie cette semaine pour suivre la XXIe édition de le CAN de handball. Lors de cette com­pétition, l’Egypte sera chargée d’une double mission : premièrement, atteindre les demi-finales de la com­pétition continentale pour assurer une place au Championnat du monde 2015, qui aura lieu l’année prochaine au Qatar. Quant à la deuxième, elle consistera à remporter le titre africain loin de l’Egypte depuis 2008. Concernant le premier objectif, les Pharaons n’affronteront pas de grands problèmes pour l’achever. Selon le système de la compétition, les 12 équipes participantes seront partagées en 2 groupes de 6 équipes pour cha­cune. Les 4 premières sélections de chaque groupe se qualifieront pour les quarts de finale et les vainqueurs de cette phase passeront au tour suivant. Placée dans le groupe A avec la Tunisie, la Libye, le Sénégal, le Cameroun et le Gabon, la qualifica­tion de l’Egypte pour les quarts de finale est quasi garantie.

A part la Tunisie, tenante du titre, les autres adversaires sont largement à la portée des Pharaons. En quarts de finale, théoriquement la mission de l’Egypte ne sera pas aussi difficile, vu qu’il est prévu que l’Egypte se quali­fie à ce tour en tant que tête du groupe ou en 2e place derrière la Tunisie, ce qui offrira à l’Egypte de passer un quart de finale facile face à une équipe d’Afrique noire qui reste encore débu­tante dans le monde du handball et d’éviter l’Algérie, pays hôte de la compétition, et la puissante sélection marocaine, favorites pour décrocher les deux premières places dans leur groupe B.

Concernant le second objectif des Pharaons, à savoir le titre africain, ce rêve apparaît difficile pour la jeune équipe nationale égyptienne. Il est clair que la Tunisie, tenante du titre de la CAN, et l’Algérie, pays hôte de la compétition, sont les grandes favo­rites pour le titre vu la puissance de leurs équipes qui jouissent d’une grande stabilité. Par contre la sélec­tion égyptienne a témoigné d’impor­tantes modifications. Marouane Ragab, directeur technique des Pharaons, a construit une nouvelle équipe, dont la majorité sont des jeunes. Ragab a conservé quelques éléments expérimentés pour donner du poids à son équipe, à l’image du vétéran gardien, Hamada Al-Naquib, l’arrière hyperdoué, Ahmad Al-Ahmar, et le pivot, Mohamad Mamdouh Hachem, qui vont assumer la grande responsabilité de mener cette jeune équipe.

Préparation idéale

Consciente du manque d’expé­rience des joueurs, la Fédération égyptienne a offert une préparation idéale pour l’équipe, laquelle a com­pris plusieurs tournois en Europe. Cette préparation a commencé par les Jeux méditerranéens qui ont eu lieu en juin dernier en Turquie. Lors de cette compétition, l’Egypte a joué contre des puissantes sélections européennes, à l’instar de la Croatie et la Slovénie. A la surprise géné­rale, l’Egypte a remporté le titre. A partir du novembre dernier, l’Egypte a intensifié ses préparations pour la compétition continentale avec 4 tournois amicaux, à savoir la Supercoupe en Allemagne, la Coupe Jaune en Suisse, le tournoi amical de l’Espagne et celui de l’Autriche.

Au cours de ces tournois l’Egypte a affronté des puissances classiques de la discipline, telles que l’Alle­magne, l’Espagne, la Russie et la Suède. C’est vrai que les résultats de l’équipe égyptienne lors de ces matchs de préparation n’ont pas été suffisants d’autant plus qu’elle a perdu la majorité de ses rencontres, mais le directeur technique des Pharaons a exprimé sa satisfaction concernant cette préparation. « On a effectué une préparation impor­tante, voire idéale. Je suis très satis­fait d’une telle préparation qui était nécessaire pour mon équipe, dont la majorité est composée de jeunes joueurs qui manquaient l’expé­rience », explique le directeur tech­nique des Pharaons. « Les résultats dans les matchs amicaux ne sont pas importants. Ce qui m’intéresse c’est la performance des joueurs et leur capacité d’appliquer mes tactiques et mes instructions », ajoute-t-il. C’est clair que remporter le titre africain sera loin de la portée des Egyptiens, mais les Pharaons doi­vent réaliser l’essentiel en se quali­fiant pour le Mondial et puis rêver du titre.

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