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C1: la fête est finie pour Paris, avant des jours meilleurs?

AFP , Mercredi, 08 mai 2024

​Après l'élimination en demi-finale de Ligue des champions par Dortmund, un club pourtant largement à sa portée, le PSG de Luis Enrique peut nourrir d'immenses regrets mais va pouvoir se tourner vers l'avenir en capitalisant sur les acquis de cette saison, tout en tentant de négocier au mieux la délicate transition de l'après-Kylian Mbappé.

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L’attaquant français #07 du Paris Saint-Germain Kylian Mbappe (CR) sort du terrain abattu par ses coéquipiers du Paris Saint-Germain Ousmane Dembele (CL) et le défenseur marocain du Paris Saint-Germain Achraf Hakimi (3R) à la fin de la demi-finale de l’UEFA Champions Leaguedernier match de football de deuxième étape entre le Paris Saint-Germain (PSG) et le Borussia Dortmund, au stade du Parc des Princes à Paris. Photo : AFP

Ce qu'il manque encore à Paris: intensité, envie et agressivité

Paris, emmené par une équipe jeune, n'a pas mis les ingrédients pour passer ce cap en coupe d'Europe, nourrissant des regrets désormais habituels. Il a encore une fois trop manqué d'intensité, de justesse technique, de pressing agressif et de fluidité dans les passes.

Les Parisiens ont semblé jouer véritablement trente minutes - les dernières - sur l'ensemble de la double confrontation face au Borussia. C'est trop peu à ce niveau de la compétition, pour se qualifier en finale de Ligue des champions.

Avec une moyenne d'âge de 24 ans et 157 jours, les joueurs parisiens ont manqué aussi peut-être d'expérience, tant ils semblaient timides: "Je ne dirais pas cela car quand on est jeune, on joue et on est insouciant, c'est aussi une force", a réagi Warren Zaïre-Emery, 18 ans, qui a traversé les deux matches sans éclat et connait un déficit athlétique ces derniers mois.

Paris semble encore bien loin des grands d'Europe comme le Real Madrid, qui quand il ronronne - comme ce fut le cas du PSG sur la double confrontation contre Dortmund - reste clinique dans la finition. En somme, moins de jeu monocorde, plus de folie.

. Luis Enrique, "responsable" de ses choix

"Je suis le seul responsable de cette élimination. Je prends la responsabilité de ces deux matches. Ça serait triste de mettre en avant un joueur", a déclaré l'Espagnol.

Luis Enrique est resté sur ses principes en alignant une équipe jeune, en prônant un jeu de passes sans prise de la profondeur, sans compter les positionnements hybrides et étrangers de certains joueurs. Résultat: peu de créativité, de fluidité et de vitesse dans ce qu'a proposé Paris.

Aussi, il a poursuivi ses surprises en alignant encore une fois une équipe différente de celle de la semaine dernière. Il n'a pas reconduit son trio d'attaque en titularisant Gonçalo Ramos. Des choix à contre-temps et des joueurs pas assez tranchants.

. Les acquis de sa première saison

A la tête d'un effectif fortement renouvelé et adepte d'une philosophie de jeu précise, l'ancien sélectionneur de l'Espagne a tout de même réinventé le jeu parisien.

L'Asturien a aussi instauré un esprit plus collectif dans le vestiaire et une ambiance plus saine que celle de la saison dernière marquée par la domination de ses stars Messi, Neymar et Mbappé.

Dès son arrivée cet été, l'Espagnol a axé son travail sur la possession, son habituel jeu de passes et la projection rapide, tout en privilégiant la polyvalence, la concurrence et la rotation de ses joueurs, incluant même Mbappé.

"Les joueurs ont assimilé mes concepts et je suis content de ce que je vois", s'était d'ailleurs félicité le technicien il y a quelques semaines.

Cela n'a pas été le cas mardi soir au Parc des Princes mais Paris espère tout de même boucler cette première saison de l'ère Luis Enrique avec un doublé L1-Coupe de France en cas de succès en finale de la Coupe, le 25 mai contre Lyon.

. Kylian Mbappé: après l'échec, l'annonce ?

Pour son dernier match au Parc des princes en Ligue des champions, Mbappé a déçu et a mis fin à son rêve parisien d'une triste manière.

En dedans techniquement, sans impact et imprécis devant le but, hormis quelques centres, l'attaquant a pris la responsabilité pour lui: "Je suis le gars qui doit marquer les buts et être décisif. Quand ça se passe, je prends toute la lumière, quand ça ne marche pas, il faut prendre toute l'ombre aussi".

Ni à Dortmund, ni à Paris, il n'a donné l'impression de pouvoir porter son équipe vers un sacre européen. Malgré ces 8 buts en 12 matches en C1, le N.7 n'a pas été assez connecté au jeu ces derniers mois, depuis qu'il a informé à sa direction de son départ le 15 février.

Après cette nouvelle désillusion en C1 avec Paris en sept ans, le capitaine des Bleus devrait officiellement annoncer son départ dans les jours à venir. Ce sera peut-être le cas dès dimanche contre Toulouse pour son ultime apparition au Parc des Princes sous les couleurs parisiennes. Ensuite, ce sera l'heure de boucler son arrivée dans son nouveau club pour celui qui est fortement pressenti au Real Madrid.

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