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A quatre mois des JO, la grand-messe des volontaires à la Défense

AFP , Vendredi, 22 mars 2024

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Une vue d’ensemble montre la cérémonie de tirage au sort des tournois olympiques de football de Paris 2024 au siège de Paris 2024 à Saint-Denis, près de Paris. Photo : AFP

A quatre mois des JO de Paris (26 juillet-11 août), plusieurs dizaines de milliers de volontaires, ces petites mains invisibles mais indispensables à l'organisation, se retrouvent samedi 23 mars à l'Arena La Défense pour une convention gigantesque, coup d'envoi d'une expérience unique.

L'échéance approche à grand pas. Et l'organisation des JO que les autorités souhaitent grandioses se met progressivement en place. Cette première convention rassemblant des dizaines de milliers de volontaires sur les 45.000 sélectionnés marque une nouvelle étape concrète de ces JO, début officiel de l'aventure pour ces bénévoles.

 Ça fait monter la pression

Ce rendez-vous aura un avant-goût olympique pour ces heureux élus, en présence du patron du comité d'organisation des JO, Tony Estanguet, grand animateur de la journée.

"On dit souvent que la différence entre des JO réussis et des JO extraordinaires, ce sont les volontaires, le visage des JO", résume Alexandre Morenon-Condé, directeur Games-time workforce. Au menu de cette convention, des animations, un exposé des prochaines échéances, avec les plannings individuels et des modules de formation en ligne envoyés dès le mois d'avril, avec une montée en puissance jusqu'en juin.

Orienter les spectateurs, accompagner les athlètes pour leur contrôle anti-dopage, gestion du flux des spectateurs, de la billetterie, des repas... Les tâches auxquelles devront s'acquitter ces petites mains sont multiples, et surtout indispensables à la bonne tenue de ces JO.

"Des JO sans volontaires ne pourraient pas exister, tout simplement. Des JO ce sont des professionnels avec le comité d'organisation et des bénévoles, les deux vont de pair", confie Ludovic Royé, président de l'ASDTN.

Un engagement totalement désintéressé, que la charte du volontaire précise bien dans ses statuts :"le volontaire (...) ne doit percevoir ou tenter de percevoir aucune rémunération ni contrepartie directe ou indirecte, quelqu'en soit la forme (sommes d'argent, avantages en espèces ou en nature, dons, gratifications matérielles ou pourboires). Si près d'un tiers des volontaires a moins de 25 ans, les profils sont dans l'ensemble assez variés, entre jeunes actifs, retraités, salariés, tous animés par une passion commune, le sport.

Près de 70% des volontaires sont issus des entreprises sponsors des JO et des fédérations.

“Ça fait monter un peu la pression, c'est cool", s'enthousiasme Agnès Mourier, 54 ans, qui fait partie du contingent des volontaires de Sanofi, chargée de gérer les flux de spectateurs au Stade de France pendant dix jours. Elle a déjà participé aux JO de Barcelone (1992), en suivant son mari qui lui y participait en tant qu'athlète. "C'était des supers souvenirs et j'ai bien vu que c'était hyper important les volontaires. Il faut que tout soit bien organisé", explique-t-elle. Elle se rendra samedi à la convention. "Ils vont nous présenter les grandes lignes", explique cette passionnée de randonnées, ambassadrice des volontaires pour Sanofi. Les volontaires vont aussi découvrir leur tenue, confectionnée par Decathlon.

Bons plans logement

Parisienne, Agnès Mourier n'aura pas de souci à se loger pendant les JO, l'une des préoccupations majeures pour ces bénévoles. "Mais Sanofi a pris près de 20.000 nuitées d'hôtel pour les non parisiens pendant les JO", assure-t-elle. Certains ne seront pas aussi bien lotis. Certains viennent de l'étranger -plus de 190 pays représentés-, d'autres loin de l'île-de-France, et eux pourront peut-être lors de cette convention trouver de bons plans pour se loger. Une donnée qui pourrait faire renoncer certains, ce que les organisateurs ont pris en compte avec quelques milliers de bénévoles sur liste d'attente pour pallier à d'éventuelles défections.

Car les bénévoles, qui doivent payer leurs frais de transport pour venir en Ile-de-France (mais pas les transports quotidiens), n'ont pas de logement mis à disposition pendant les JO par les organisateurs, et leurs frais d'hébergement ne sont pas pris en charge non plus. Seuls les repas sont fournis. "C'est la règle", assure-t-on côté COJO, qui assure veiller à ce que leurs missions soient sur des "sites situés à proximité de leur domicile ou de leur lieu d'hébergement déclaré lors du dépôt de leur candidature".

 

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