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Les Egyptiens furieux suite à l'élimination de leur équipe de la CAN

Hanaa Al-Mekkawi , Lundi, 29 janvier 2024

Qualifiant l'échec à la CAN comme la pire performance de l'histoire du football égyptien, les Egyptiens exigent des comptes, en attendant une décision qui pourrait appaiser leur colère.

Egypt
La gardien de but Egyptien, Mohamed Abou Gabal, Gabasky. Le Photo: AFP

L’Égypte a fait ses adieux dimanche 28 janvier à la Coupe d’Afrique des Nations au 8ème de final, après une défaite aux tirs au but face au Congo, provoquant un choc des supporters égyptiens. Les temps règlementaire et supplémentaire se sont achevés sur un nul 1/1, avant que la rencontre n’aille vers la scène des tirs aux buts. Lors de cette dernière, l’équipe congolaise a remporté le match aux dépens de l’Égypte par 8 à sept, se hissant ainsi en quart de finale à la Coupe d’Afrique de football, qui a lieu en Côte d’ivoire.

L’élimination des Pharaons, pourtant pressentis pour le titre, au 8ème de final du Championnat du Continent Noir a suscité des réactions de colère.

« L’équipe nationale égyptienne a fait la pire performance de son histoire, du jamais vu pour les pharaons, à la fois en tant que joueurs et en tant que manager », a déclaré Wael Gomea, ancien directeur de l’équipe égyptienne sur la chaîne BEIN Sports.

Il a ajouté que toutes les personnes impliquées dans « cette farce » doivent être tenues responsables. Selon lui, l’équipe égyptienne a des joueurs talentueux et compétents, mais le dirigeant de l’équipe n’est pas à la hauteur.  

L’ancienne star égyptienne du football, Ahmed Hassan a pour sa part, appelé à la tenue d’une réunion urgente entre les membres de la fédération égyptienne du football et Rui Vitoria à son retour de la Côte d’Ivoire.

« 13 ans se sont écoulés depuis le dernier couronnement de l’Égypte, 5 ans depuis l’échec de la Russie en 2018 lors de la coupe du monde. Qu'est ce qui a changé?  Le football est le sport le plus apprécié et le plus populaire dans le monde entier, il faut qu'il soit davantage respecté en Egypte », a déclaré Sherif Ekrami, gardien de but, sur sa page de Facebook. 

Ekrami a pointé du doigt la gestion du football en Egypte.  « Le changement de l’entraineur et de certains joueurs ne servira à rien tant que la gestion et la stratégie sont les mêmes », a-t-il ajouté. 

L’entraineur portugais de 53 ans a été sévèrement critiqué après une série de mauvaises performances depuis le coup d’envoi du tournoi, qui a laissé l’équipe tenue en échec trois matchs consécutifs en phase de groupes, avant de perdre contre la RD Congo.

« Ce n’est pas la fin du monde. Nous ne nous attendions pas à cette défaite. La malchance en est la principale raison.», s’est défendu Vitoria lors d'une conférence de presse. 

« Ce n’est pas le bon moment pour prendre des décisions précipitées. Il faut réfléchir avant de prendre des mesures », a ajouté Vitoria. 

En l'attente d'une décision 

Sur la chaîne égyptienne, ONtime sports le présentateur Ibrahim Fayeq a estimé que la défaite du 28 janvier n’est qu’une répétition de celle de 2019, lorsque l’Egypte est sortie du tournoi au 16ème tour contre l’Afrique du Sud.

« Le scénario de la défaite de l’équipe nationale se répète et à chaque fois, nous nous trouvons sans explication logique et nous commençons à échanger les accusations et à trouver des excuses », a-t-il ajouté.

Selon lui, malgré le fait que les équipes adversaires ne figurent pas parmi les puissances du continent, « on n’a pas pu les battre ».

Pour Mido, l’ancien attaquant de la sélection égyptienne, l’équipe aurait « perdu sa forte personnalité et sa confiance en elle-même en tant qu’équipe senior après le départ de Salah vers Liverpool ».

Au centre des critiques également, le gardien de but Mohamed Abou Gabal, qui est dans la ligne de mire après avoir raté le dernier pénalty et n’a su bloquer aucun tir. D’autres ont pris pour cible l’entraîneur et ont réclamé son remplacement par un égyptien. Le nom de Hossam Hassan a beaucoup circulé. Certains ont accusé les joueurs du manque de sérieux. 

Sur les réseaux sociaux, les réactions et les analyses des supporters égyptiens se sont multipliées, en attendant une décision qui pourrait apaiser leur colère. 

« Le foot évolue partout, surtout dans les équipes africaines, et notre équipe ne fait aucun pas en avant. Nous tournons depuis des années dans un cercle vicieux entre attente, espoir, perte et frustration », s’est indigné un fan sur Facebook.

« Nous avons avancé tous les prétextes possibles entre le climat humide et l’agressivité de l’équipe adverse. Le fait est que rien ne peut justifier ce qui s’est passé », a écrit un autre sur X.

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