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L’haltérophilie égyptienne espère retrouver son dynamisme aux Mondiaux

Marianne Youssef, Lundi, 06 décembre 2021

L’Egypte participe du 7 au 17 décembre aux Championnats du monde d’haltérophilie en Ouzbékistan, après avoir payé l’amende pour dopage imposée par la Fédération internationale en 2019.

Après deux ans d’arrêt, Mohamed Ihab veut faire un fort come-back aux Mondiaux.
Après deux ans d’arrêt, Mohamed Ihab veut faire un fort come-back aux Mondiaux.

Après deux ans de suspension, la sélection égyptienne d’haltérophilie retrouve le chemin des compétitions en prenant part aux Championnats du monde qui se déroulent en Ouzbékistan du 7 au 17 décembre. L’Egypte était sur le point de ne pas y participer, car elle devait payer une amende de 200 000 dollars à la Fédération internationale d’haltérophilie.

En fait, en 2019, l’Egypte avait été sanctionnée pour dopage. Elle a été condamnée à deux ans de suspension et une amende de 200000 dollars. Ainsi, la sélection égyptienne d’haltérophilie a été écartée des Jeux Olympiques (JO) de Tokyo. Un coup dur pour l’haltérophilie égyptienne qui a rapporté 11 médailles, dont 5 d’or, sur un total de 31 médailles en 22 participations aux Jeux olympiques.

L’Egypte, n’ayant payé que 40000 dollars, a été privée de participer aux Championnats du monde. Les haltérophiles égyptiens, qui ont hâte de revenir sur les plateaux, ont eu recours au ministère du Sport, qui a rapidement répondu à leur demande en payant le reste de l’amende, soit 160000 dollars.

L’Egypte, elle, participe avec 7 haltérophiles : 5 hommes et 2 dames. Les hommes sont Mohamed Ihab (81kg), Karim Kahla (89kg), Abdallah Galal (96kg), Ahmad Achour (96kg), Ahmad Gaber (+109kg). Les dames sont Neama Saïd (64kg) et Halima Abdel-Azim (87kg).

Objectif : Rééditer l’exploit de 2017

Chez les hommes, les espoirs portent sur la star de la sélection Mohamed Ihab, médaillé de bronze aux JO de Rio 2016 et champion du monde 2017. Mohamed Ihab a un palmarès plein de médailles. Il est le seul haltérophile expérimenté, car les autres haltérophiles sont très jeunes et leur âge varie entre 19 et 23 ans.

« Malgré leur jeune âge, on attend beaucoup des 4 autres haltérophiles qui ont réalisé des exploits au niveau international. Citons par exemple Abdallah Galal (20 ans), qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2018, et Karim Kahla, médaillé d’or aux Jeux africains 2019 », explique Mohamed Osman, directeur technique de la Fédération égyptienne d’haltérophilie. Chez les dames, l’équipe égyptienne est affectée par l’absence de la star de la sélection Sara Samir, médaillée de bronze aux JO de Rio 2016 et championne du monde 2017.

« Sara a été suspendue deux ans pour dopage en janvier 2019. Donc, sa suspension prendra fin en janvier 2022. Pourtant, les deux haltérophiles Neama Saïd (19 ans) et Halima Abdel-Azim (22 ans) pourraient faire une surprise. Neama a raflé 3 médailles d’or aux Mondiaux junior 2019, et Halima a réalisé une médaille de bronze aux JOJ 2018 », ajoute Osman. L’Egypte veut rééditer l’exploit des Mondiaux 2017 lors desquels elle a raflé 4 médailles d’or, mais sa mission ne sera pas du tout facile, car les 9 grandes nations de la discipline qui étaient absentes en 2017 pour cause de dopage sont présentes à cette édition hormis la Russie. « Les grands pays de la discipline comme l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Chine, la Moldavie, le Kazakhstan, la Turquie et l’Ukraine seront tous présents. Leur participation à cette édition va rendre la compétition serrée », conclut Osman l

Les récentes médailles de l’haltérophilie égyptienne

JO de Rio 2016 : 3 médailles de bronze.

Mondiaux 2017 : 4 médailles d’or, une d’argent et une de bronze.

Mondiaux 2018 : une médaille d’or, 2 d’argent et une de bronze.

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