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Gouna : Capitale internationale du squash

Chourouq Al-Chimy, Mardi, 04 avril 2017

L’Egypte accueille, du 5 au 14 avril, deux événements majeurs de squash : les Championnats du monde individuels (dames) et l’Open d'Al-Gouna (hommes). Deux compétitions importantes pour les Pharaons, qui espèrent remporter plusieurs titres.

Gouna : Capitale internationale du squash
Gouna attend un magnifique tournoi.

Pour la première fois de son histoire, la ville de Gouna accueille en même temps, du 5 au 14 avril, deux importants tournois de squash : les Championnats du monde indivi­duels pour dames et l’Open d’Al-Gouna pour hommes. Une double compétition qui a créé la surprise dans le milieu du squash, puisque les Championnats du monde individuels dames devaient initialement se dérou­ler en Malaisie. « Depuis 2010, nous organisons l’Open d’Al-Gouna pour hommes. Or, mes intentions sont depuis longtemps de pouvoir accueillir des tournois féminins éga­lement. Lorsque la Malaisie a annon­cé qu’elle ne pourrait pas organiser cette compétition, j’ai sauté sur l’oc­casion et j’ai proposé à la Fédération internationale de l’organiser en Egypte », explique Amr Mansi, direc­teur exécutif et fondateur de l’Open d’Al-Gouna. Ce dernier a même déci­dé d’organiser, en marge de ces deux événements, un master de squash pour les catégories de plus de 35, 45 et 55 ans. Un ensemble d’événements qui rassemblent, à Gouna, un bon nombre de joueurs et joueuses de squash des quatre coins du monde, sans compter leurs familles et leurs fans.

Les Championnats du monde dames 2016, reportés depuis décembre, vont être une épreuve décisive pour les joueuses égyp­tiennes. Nour Al-Cherbini, actuelle n°1 mondiale et championne du monde en titre, cherche à rééditer son exploit à domicile. Ranim Al-Welili, actuelle n°4 mondiale, qui est en train d’opérer un retour en force, cherche elle aussi à arracher le titre de cham­pionne mondiale. « En 2015, j’ai ter­miné finaliste lors des Championnats du monde dames qui se sont déroulés à Wadi Degla en Egypte. J’étais sur le point de réaliser mon rêve d’en­fant, mais le titre m’a finalement échappé. L’important pour moi aujourd’hui est de jouer avec force et précision et de réussir à faire s’expri­mer mon meilleur jeu », souligne la talentueuse joueuse égyptienne. D’autres joueuses comme Nouran Gohar, actuelle n°5 mondiale, espè­rent elles aussi réaliser un exploit, ou du moins un bon résultat pour amélio­rer leur classement mondial.

Grandes ambitions

Les joueurs égyptiens participant à l’Open d’Al-Gouna 2017 parta­gent les mêmes rêves que ces dames. Mohamad Al-Chorbagui vient de perdre sa place à la tête du classement mondial et a terminé 3e au mois d’avril. « Je ne suis pas redescendu à la troisième position depuis septembre 2014. Aujourd’hui j’ai des objectifs précis à atteindre », affirme Chorbagui, très motivé. Tenant du titre de l’an­cienne édition, Chorbagui espère maintenir son titre de champion lors de l’Open et retrouver sa place au sommet du circuit hommes de squash.

Karim Abdel-Gawad, actuel n°2 mondial, espère, lui aussi, rempor­ter le titre de l’Open d’Al-Gouna. Un sacre qui l’aiderait à terminer au sommet du classement mondial pour le mois de mai prochain. « Selon une simple estimation, si Abdel-Gawad terminait en quarts de finale de l’Open d’Al-Gouna, il trônerait en haut du classement mondial au mois de mai prochain », note un expert de la discipline.

L’Open d’Al-Gouna figure parmi les 7 grands tournois de la saison de squash intitulés « World Series ». Ces tournois offrent un très grand nombre de points aux joueurs y participant même au cas où ils seraient éliminés dès les tours préli­minaires. « Amr Mansi a déployé de grands efforts pour organiser ces deux compétitions. C’est une grande fierté pour l’Egypte d’orga­niser ces deux événements majeurs, alors que le pays traverse une si mauvaise situation économique. Néanmoins, Mansi a réussi à convaincre les sponsors de l’impor­tance de l’organisation de ces deux compétitions, non seulement pour l’intérêt des joueurs, mais aussi pour la promotion du tourisme en Egypte », conclut Al-Welili, enthou­siaste.

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