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Chaabane Youssef : « Toutes les questions pourront être débattues »

Rasha Hanafy, Lundi, 28 janvier 2013

3 questions a Chaabane Youssef, poète et responsable du Café culturel au Salon international du livre du Caire. Il détaille le programme des jours à venir.

Chaabane Youssef

Al-Ahram Hebdo : Vous êtes responsable des colloques organisés durant le Salon. Quel est le programme de cette 44e édition ?

Chaabane Youssef : Durant les éditions précédentes, j’ai participé en tant que poète et écrivain. Cette année, j’organise les colloques et les débats qui auront lieu au sein du Café culturel. Mon but est de permettre aux visiteurs de discuter de tout ce qui touche à la culture en Egypte, mais aussi des événements actuels. Ma vision du Café culturel est axée sur quatre éléments : les récits, les symboles égyptiens, une rencontre ouverte, et enfin, un programme artistique.

— Pourquoi ce choix ?

— Pour l’organisation des colloques, j’ai pensé notamment aux jeunes. Pour les récits, j’ai sélectionné des textes qui proposent des problématiques, récemment publiés. J’ai eu recours à des textes non seulement égyptiens, mais aussi des autres pays arabes. Je cite à titre d’exemple des textes qui ont été débattus la semaine dernière comme Hal ataka hadissi ? (as-tu reçu mes propos ?), par l’écrivaine saoudienne Zeinab Hefni, et le texte Rahaën al-khatiya (les otages du péché) du jeune écrivain syrien Haïtham Hussein. Il y a aussi des textes qui ont suscité récemment une polémique sur la scène littéraire, comme le roman Bab al-khoroug (la porte de sortie) écrit par le politologue égyptien Ezzeddine Choukri, et le roman Chagaret al-abed (l’arbre du pieux) écrit par le sociologue Ammar Ali Hassan, qui fera l’objet d’un débat le 2 février.

Je pense que tous les intellectuels égyptiens disparus ces dernières années doivent être honorés. Des noms tels l’écrivain Anouar Abdel-Malak, le compositeur Ammar Al-Chéréi, Sayed Oweiss, Latifa Al-Zayat sont des intellectuels de valeur qui doivent être connus par la nouvelle génération. Le poète Hélmi Salem fera l’objet d’un colloque comme le grand metteur en scène Ismaïl Abdel-Hafez. Les discussions porteront sur son école de réalisation de feuilletons, le 1er février.

— Vous êtes poète et pourtant, peu de colloques portent sur ce style littéraire ...

— Non, deux poètes seront accueillis dans le cadre du thème « Une rencontre ouverte ». Gamal Békhit était présent le lendemain de l’inauguration du Salon. Et l’acteur Khaled Al-Sawi est venu en tant que poète pour parler de la publication de son nouveau recueil. Il y aura aussi une séance de dédicace de ce recueil. Quant au grand romancier Saïd Al-Kafrawi, il donnera une conférence le 31 janvier. Je tiens à préciser que pendant la rencontre, toutes les questions intellectuelles et actuelles pourront être débattues. Concernant le programme artistique, le Café culturel accueillera l’artiste nubien Karam Mourad ainsi que quatre troupes artistiques libyennes.

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