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Marquez … la vie en rêves

Najet Belhatem, Mardi, 21 avril 2015

Racontée par Oscar Pantuja, la vie de Gabriel Garcia Marquez dévoile les origines de son chef-d’oeuvre, Cent ans de solitude, en nous replongeant dans l’enfance de l’écrivain. La bande dessinée vient d’être traduite en arabe.

Marquez … la vie en rêves

C’EST la vie de Marquez que le livre Gabo Marquez … La vie magique fait défiler en bande dessinée. Traduit vers l’arabe par Mohamad Ossama, le livre, paru en 2013 en Colombie chez Rey Naranjo Editores, est publié en Egypte par la maison d’édition Al-Arabi. Planche après planche, le lecteur revisite la vie de ce monument de la littérature universelle.

Conçu sous forme de roman en images, le livre donne l’impression par bien des côtés d’être un documentaire en dessins. Des planches qui relatent des dialogues entre Marquez et sa famille, d’autres qui donnent l’impression d’être en voix off qui reprennent l’histoire de son village, là où il a vécu avec ses grands-parents maternels à Arataca. Toutes en noir et blanc, les planches mettent en scène le jeune Gabo qui voit ses parents le déposer chez ses grandsparents et la peine qu’il éprouve durant les 9 ans de séparation, le père ayant décidé de s’installer ailleurs pour suivre des études de pharmacie.

On ressent aussi sa joie en compagnie de son grand-père qui l’a introduit dans le monde réel, loin des histoires féeriques de sa grand-mère qui se vantait de prédire l’avenir. Et ses craintes dans cette grande maison où il avait peur du noir et des fantômes des personnes qui y sont décédées. C’est là où s’est forgé son réalisme magique. Le grandpère l’initie au monde réel et la grand-mère le nourrit de magie et de fantaisie. Les événements de la vie de Marquez ne sont pas chronologiques. Le passé et l’avenir se mélangent à l’image des romans de Gabo lui-même. Après l’épisode de la vente de la maison des grands-parents quand il avait 23 ans, on le voit les pages suivantes s’échiner sur son roman « le plus important de sa vie », comme il le dit. Puis avec sa femme, il décide de l’envoyer à un éditeur. Mais ils n’ont pas assez d’argent pour expédier la totalité du volumineux manuscrit. Gabo décide alors de n’en envoyer que la moitié.

C’est un livre très différent qui est mis à la portée du lecteur arabophone, un texte savamment écrit par le romancier Oscar Pantuja qui a eu pour but premier de saisir la magie de Marquez, celle qui a donné naissance à Cent ans de solitude .

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