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Les élèves ont la parole

Mardi, 30 juillet 2019

Al-Ahram Hebdo a pris l’habitude d’accueillir régulièrement des classes de différentes écoles francophones pour une visite de ses locaux de rédaction. Objectif : montrer aux élèves les étapes de la création du journal et leur donner une idée du métier de journaliste. C’est aussi dans cet esprit que l’année dernière, nous leur avons donné pour la première fois la parole — ou plutôt la plume —, et ce, dans le cadre d’un concours d’écriture. Elèves du collège et du lycée, les rédacteurs en herbe se sont attelés à écrire un article sans intervention de notre part. Une expérience si réussie que nous avons décidé de la renouveler. Le thème cette année : l’environnement. Quatre écoles ont part

Les animaux crient « au secours ! »

Les animaux crient « au secours ! »

Au cours des années, l’évo­lution des compétences cérébrales de l’être humain lui a permis de détruire la planète, pensant qu’elle lui appar­tenait : changement climatique, pollution résultant des produits chimiques, déforestation, chasse, etc. On connaît la suite. L’animal devient l’illustration frappante de ces maladies de la planète. Certains d’eux sont exterminés, ont disparu ou sont parfois massacrés jusqu’au dernier individu. L’extinction est devenue un danger auquel font face maintes espèces.

Et maintenant, c’est à nous de multiplier les cris d’alarme.

Il est déjà connu que dans un écosystème, il y a des milliers ou des millions de relations entre chaque élément et que les animaux représentent un élément indispen­sable pour maintenir l’écosystème ainsi que la biodiversité. A titre d’exemple, les insectivores du feuillage, qui jouent un rôle majeur dans l’écosystème forestier, puisqu’ils consomment un nombre incalculable d’insectes, ce qui per­met le maintien d’espèces secon­daires qui ne résisteraient pas à la compétition. En plus, tous les êtres vivants que comprend l’écosys­tème sont unis par des liens de nature alimentaire. C’est la chaîne alimentaire, qu’ils soient des pro­ducteurs ou des consommateurs ou même des décomposeurs.

Ajoutons à cela la faune, qui représente la source principale de nourriture et la base de toutes nos ressources. Nous pouvons imagi­ner que le premier animal était un être très simple, formé d’une seule cellule, avant que les animaux multicellulaires n’apparaissent, certains d’entre eux survivent et d’autres disparaissent naturelle­ment, tels les dinosaures. Etant les plus gros représentants de la vie terrestre, il est difficile à croire qu’une force sur terre peut les exterminer. Certains scientifiques estiment que leur extinction était due à un cataclysme, un boulever­sement naturel qui a causé une destruction globale, il y a 65 mil­lions d’années durant la cinquième extinction massive nommée « l’ex­tinction du Crétacé-Tertiaire », qui a causé la disparition de 70 % des espèces sur terre.

Sixième extinction massive en route

De nos jours, la terre subit une autre catastrophe, le cataclysme humain. Croyez-le ou pas, le taux d’extinction est de 100 à 1 000 fois plus élevé que le rythme d’extinction naturel, étant donné les mutations environnementales immenses causées par l’homme, et selon le World Wildlife Fund (WWF), les populations de verté­brés ont été réduites de 60 % depuis 1970.

Parmi les plus importantes causes de cette crise : l’extension des zones urbaines et agricoles au détriment des habitats sauvages et la disparition des zones humides. Aujourd’hui, la déforestation menace plusieurs espèces en Amazonie, en Afrique centrale et en Indonésie, comme les orangs-outans des îles indonésiennes. Ces êtres innocents ont perdu leur habi­tat et leur source d’aliments suite à la mise en place de grandes planta­tions de palmiers à huile.

En effet, l’homme a commis des massacres dans le but d’exploiter leurs richesses pour son bienfait et cela peut arriver jusqu’à enfreindre la loi. Les braconniers tuent les éléphants pour leurs défenses. Ils chassent les tigres pour leur peau. D’ailleurs, la faune sauvage s’adapte mal à la cohabitation avec la civilisation humaine et leur nature sauvage est une source de conflit avec les hommes, ce qui pousse les chasseurs à faire sortir leurs fusils. Exemple : le grizzly californien. Bien qu’il soit l’animal officiel de l’Etat de Californie, cela ne lui a pas garanti la protection contre la chasse. En 75 ans, il a été éliminé (1922).

Bouleversement dans l’écosystème

Le réchauffement climatique représente également un pro­blème majeur pour certaines espèces, surtout dans les régions polaires, qui sont au coeur du réchauffement, par exemple pour l’ours polaire. Considéré sans contestation comme le plus grand prédateur de l’Arctique, il est à la tête de la chaîne alimentaire. L’ursus maritimus, c’est son nom scientifique, est parfaitement adapté à la vie sur la banquise, qui fond désormais à un rythme alar­mant, ce qui rend plus difficile l’accès à sa principale source de nourriture, le phoque annelé, et menace sa vie. La crise de la biodiversité tend à s’aggraver et la disparition d’un seul être vivant peut entraîner inévitablement l’extinction d’autres espèces et, au bout de cette chaîne, de l’homme. Cela ressemblera à ce que Claude Lévis-Strauss disait : « Le monde a com­mencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui ». Il faut s’engager et se mobiliser afin de préserver la faune et ainsi garantir la survie des futures générations.

Habiba Moataz El Bahtimy,

3e préparatoire,

Ecole Girard, Alexandrie.

L’environnement et son importance pour les humains

L’environnement et son importance pour les humains

L’environnement est tout ce qui nous entoure : l’ensemble des éléments naturels au sein duquel se déroule la vie humaine. Mais malheureusement, à cause du développement industriel, il a besoin de notre aide. Bien sûr, l’environnement en Egypte est devenu une préoccupation majeure. Il faut sauver notre planète. En Egypte, on a le nuage noir, la pollution de l’air, le fleuve du Nil est pollué et la nourriture est remplie de matières chimiques, ce qui cause l’empoison­nement et d’autres problèmes.

Commençons par le nuage noir. Cette nappe dense qui recouvre le Delta a été découverte en 1997. Après quelques années, il a représenté 42 % de la pollution de l’en­vironnement dans le pays. Cette catastrophe est due à la paille de riz accumulée et brûlée par les agriculteurs, qui n’ont pas le moyen de transférer la paille de riz de leurs champs vers les centres de recyclage.

La pollution de l’eau est elle aussi très dangereuse, car pour vivre, l’être humain et tous les êtres vivants qui vivent dans l’envi­ronnement qui nous entoure sont dépendants de l’eau. Le fait de jeter des ordures ména­gères et des déchets solides directement dans les eaux douces et les eaux salées est l’une des causes pour lesquelles on va perdre notre environnement : n’importe quelle pollution de l’environnement cause un déséquilibre envi­ronnemental.

Les engrais chimiques stimulent la crois­sance des plantes, mais ils modifient la stabi­lité des sols. A cause de l’ignorance de plu­sieurs agriculteurs qui exagèrent en utilisant les engrais chimiques, les fruits et les légumes représentent un danger pour les habitants.

Le réchauffement climatique, un gros problème

L’Egypte n’est pas le seul pays concerné, les habitants d’Alaska sont confrontés à une dou­ceur exceptionnelle, avec des records de tem­pérature dépassant par endroit les normales saisonnières de 15o C et plus. En Arctique, le réchauffement est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale. Lorsqu’on parle du réchauffement climatique de la terre aujourd’hui, il s’agit du phénomène d’augmen­tation des températures moyennes sur terre. Celle-ci ont, en effet, augmente plus ou moins régulièrement. En 2016, la température moyenne sur la planète était d’environ 1 à 1,5 degrés au-dessus des températures moyennes de l’ère préindustrielle.

Plusieurs scientifiques ont montré que les présomptions concernant l’effet de serre s’avèrent en fait réelles. Charles David Keeling prouve, par exemple, que la concen­tration de CO2 dans l’atmosphère augmente progressivement grâce à ses mesures près de Hawaï.

La destruction de la couche d’ozone est l’une des catastrophes qui menace l’environ­nement. Le principal processus responsable de l’appauvrissement de la couche d’ozone est la destruction catalytique de l’ozone par le chlore atomique et le brome. La principale source de ces halogènes est la dissociation des chlorofluorocarbures, appelés aussi fréons. Ce sont des molécules qui trouvent de nom­breuses applications en réfrigération et condi­tionnement de l’air, etc.

Tout le monde peut agir

Protéger l’environnement, c’est préserver la survie et l’avenir de l’humanité. En effet, l’air est notre source d’oxygène, le climat permet notre survie et la biodiversité est un réservoir potentiel de médicaments. Préserver l’environ­nement est donc une question de survie. Alors évitez de jeter des produits dangereux dans les toilettes, l’évier et la poubelle. Il faut recycler les matières recyclables et préserver la nature. L’eau sale doit être transférée aux stations d’épuration d’eau, qui la purifient pour qu’elle puisse retourner dans la nature sans être pol­luée. Pour protéger les sols, il faut éviter les décharges publiques. Vous pouvez commencer par votre maison : achetez vos ingrédients en gros pour réduire la quantité d’emballage que vous accumulez, recyclez plutôt que de jeter, il y a plusieurs moyens. Alors rappelez-vous que sauver l’environnement, c’est sauver notre vie et notre santé.

Rana Hani Mostafa Kamel,

6e primaire,

Ecole Moderne d’Egypte 2000.

Ressources naturelles : Des problèmes et des solutions

Ressources naturelles : Des problèmes et des solutions

Le taux de pollution augmente graduellement sur notre planète et nous sommes sur le point de perdre le contrôle, surtout que le trou d’ozone s’agrandit. Ce n’est pas un seul pays qui en est la cause, nous sommes tous responsables.

Prenons l’exemple du pays où il y a la plus grande pollution de l’air : la Chine. La Chine se classe 1re sur la liste des pays les plus pollueurs, avec la plus forte pollution de l’air dans le monde. Elle émet 9,06 milliards de tonnes de CO2 et les émissions de dioxyde de carbone contribuent massivement au réchauffement climatique, avec un impact majeur sur l’ environnement.

Il y a aussi la pollution de l’eau qui représente une catastrophe pour l’environnement. Tout d’abord, l’eau couvre environ 70 % de la planète ; c’est pour cela qu’on donne souvent à la Terre le nom de « planète bleue ». 97,2 % de cette eau est de l’eau salée et seulement 2,8 % de l’eau douce. C’est pourquoi l’or bleu constitue un enjeu politique et économique important et sa pollution un grave problème qui perturbe le monde. Beaucoup de pays souffrent de la pollution de l’eau, à l’instar de l’Indonésie, qui est l’un des pays les plus touchés. Des bouteilles, des emballages, des sacs et d’autres déchets en plastique polluent la mer, en plus du fleuve le plus pollué du monde, qui se trouve sur l’île de Java, en Indonésie, le Citarum. Cette poubelle aquatique est remplie de polluants de toute sortes. Le gouvernement est déterminé à la nettoyer et c’est un défi titanesque. En 2018, le gouvernement indonésien a chargé la police, l’armée et la justice de poursuivre les entreprises qui ne respectent pas la loi et plusieurs autres solutions sont en cours de planification.

Il faut aussi attirer l’attention sur la pollution nucléaire, ce danger alarmant qui peut être une catastrophe pour la santé de l’homme et détériorer les ressources biologiques, les écosystèmes et les biens matériels. Prenons l’exemple de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a eu lieu le 26 avril 1986 dans la centrale Lénine, située en ex-URSS.

Mais il n’y a pas seulement des pays qui polluent, on trouve aussi des pays qui s’engagent contre la pollution. C’est le cas du Kenya, qui figure parmi les pays qui agissent le plus strictement contre la pollution causée par le plastique jeté dans l’eau. Le Kenya a commencé à appliquer une loi qui interdit d’utiliser et de vendre les sacs en plastique et celui qui ne respecte pas cette loi aura une grande amende ou sera emprisonné, car ces déchets tuent les poissons et polluent l’eau. De plus, en décembre 1997, 160 pays s’étaient réunis à Kyoto (Japon) pour discuter des mesures à prendre contre le réchauffement du climat mondial. Pendant plusieurs années, le plus grand défi a été de convaincre des pays fortement pollueurs de changer leurs habitudes et de lutter contre la pollution. Des pays comme l’Inde, la Chine et d’autres pays rejetant de grandes quantités de gaz à effet de serre ont accepté l’accord.

Pour conclure, il est essentiel de bien protéger l’environnement pour préserver les richesses naturelles et garantir notre survie. C’est pourquoi nous devons tous réagir et protéger notre planète, mettre en place des techniques de production respectant l’environnement et appliquer des lois strictes pour le protéger et vivre dans des villes propres. Cela aura pour conséquence de faire diminuer les maladies et les catastrophes environnementales. Beaucoup de mouvements et de pays ont déjà pris des mesures, donc on doit s’encourager et commencer à créer notre mouvement. Même si c’est dans notre petite zone, cela produira une différence remarquable. On peut facilement faire des gestes à la maison chaque jour pour protéger l’environnement, par exemple diminuer le temps que l’on passe sous la douche pour réduire la consommation d’eau, ou planter des arbres régulièrement, ce qui aura un impact avantageux sur notre biosphère.

Comme citoyen, on peut tout simplement ne pas jeter des déchets dans l’eau ou sur les routes, ne pas les brûler et empêcher les autres de faire des choses qui nuisent à l’environnement. En plus, on doit penser à acheter des produits durables et réutilisables plutôt que des produits jetables. De même, au lieu de se déplacer en voiture ou en bus, on peut se déplacer en vélo ou à pied. C’est important aussi d’encourager l’idée des énergies renouvelables pour réduire la pollution de l’air. Il y a tellement de manières de protéger nos richesses naturelles et il n’y a pas de raison de ralentir notre mouvement.

« Aujourd’hui, la seule condition de survie réside dans l’établissement d’un rapport plus humble avec la planète » Alain Gras (Sciences et Vie, 2008).

Mireille Rafik,

2e secondaire sciences,

école Girard, Alexandrie.

Cette pollution qui nous étouffe

Cette pollution qui nous étouffe

La pollution de l’air est considérée comme un grand problème, pas seulement en Egypte mais dans le monde entier. Toutefois le taux de pollution est très élevé en Egypte. Il est difficile de respirer un air sain. Tout d’abord, il y a plusieurs genres de pollution qui menacent notre vie quotidienne et notre environnement. Comme celle de l’air, de l’eau et du sol. Mais la pollution de l’air a des conséquences préjudiciables pour la santé humaine, les êtres vivants, le climat et les biens matériels.

Mais la question ici, quelle est l’origine de la pollution de l’air ? En Egypte on a beaucoup de différentes sources de pollution d’air. Par exemple, celle que dégagent les voitures en ville. Le diesel est tout particulièrement nocif, car il libère des particules fines et des polluants qui causent des maladies cardio-vasculaires, engendrent des cancers des poumons et diminuent l’espérance de vie.

L’industrialisation est la principale source de pollution. Elle occupe une place particulière dans la crise mondiale de l’environnement. De plus, maintenant les usines sont placées au centre de la ville et cela a un effet négatif sur la santé de l’homme parce que les usines laissent échapper des gaz toxiques qui peuvent causer plusieurs maladies comme le cancer des poumons et provoquer la mort. En revanche, en Europe, les usines sont placées loin des habitants. Ensuite, ici, en Egypte, les usines de béton n’utilisent pas de filtres et ne suivent pas la prescription de qualité afin de protéger l’environnement.

Il y un nuage noir qui se répand au-dessus du Caire et des villes environnantes. Cette nappe dense a recouvert les villes du Delta du Nil et Le Caire pour la première fois en 1997. Elle présente 42 % de la pollution atmosphérique du pays. La brume est en partie causée par la paille de riz accumulée et brûlée par les agriculteurs qui n’ont pas les moyens de transférer la paille de riz de leurs champs vers les centres de recyclage. Le tabagisme est aussi parmi les problèmes de pollution de l’air de notre société. Il endommage l’environnement et le tabac laisse une empreinte néfaste sur la planète. Plus de 19 % de la population fument chaque jour. Le fumeur ne menace pas sa vie seulement mais aussi la vie de ceux qui sont autour de lui.

D’autre part, il y a les volcans et les ouragans qui sont des phénomènes naturels qui polluent l’environnement. Aux Etats-Unis, ils sont considérés comme la deuxième principale cause de cancer. D’autre part, on manque d’espaces verts dans les villes. Par conséquent, on a une élévation de l’effet de serre. Car les plantes et les espaces verts absorbent le dioxyde de carbone et nous donnent de l’oxygène. De même, les arbres réduisent les polluants, comme la poussière. La présence d’espace vert semble être associée à plusieurs effets positifs sur la santé physique et mentale de la population. Non seulement il y a le manque d’espaces verts, mais aussi on a une mauvaise répartition de la population, ce qui cause une surpopulation. Bien qu’on ait plus d’habitations, on a moins d’espaces verts. Et on n’a aucune conscience qu’on doit éliminer les appareils électriques avec une méthode sécurisée car ils contiennent des matières radioactives.

Pour conclure, tous les problèmes de pollution peuvent être résolus par l’éducation et la sensibilisation du peuple aux dangers de la pollution. Mais malheureusement, nous sommes un peuple attaché aux traditions et aux mauvaises pratiques et moeurs sociales. Le monde est détruit par ceux qui abusent de la nature, mais aussi par ceux qui regardent passivement la décadence de notre planète.

Aya Ahmed Métwaly,

1re secondaire,

établissement Saint Joseph d’Alexandrie.

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