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Salif Coulibaly : J’ai préféré jouer à Ahli pour remporter beaucoup de titres et de trophées

Amr Moheb, Mardi, 28 août 2018

Dans un entretien accordé à Al-Ahram Hebdo, Salif Coulibaly, le nouveau défenseur malien international d’Ahli, revient sur ses débuts avec l’équipe, sa relation avec ses coéquipiers et ses ambitions avec les Rouges.

Salif Coulibaly

Al-Ahram Hebdo : Depuis votre arrivée dans l’équipe des Rouges, vous êtes devenu titulaire à la défense et l’un des meilleurs joueurs de l’équipe. Comment avez-vous réussi à vous adapter si vite ?

Salif Coulibaly : A mon arrivée à Ahli, j’ai essayé de faire la différence dans la défense de l’équipe. J’ai commencé à m’entraîner sérieusement et me suis bien concentré. L’équipe vivait à mon arrivée des moments difficiles, étant quatrième et dernière du classement de son groupe en Ligue des champions d’Afrique des clubs, derrière l’Espérance de Tunis, le Kampala City d’Ouganda et les Township Rollers du Botswana. Les Rouges étaient toujours en quête de leur toute première victoire en phase de groupe suite à des résultats décevants lors des deux premières journées : un match nul à domicile 0-0 face à l’Espérance de Tunis et une défaite 0-2 face à Kampala City d’Ouganda. L’équipe n’avait remporté qu’un seul point en deux matchs joués, alors nous devions nous imposer dans tous les matchs africains pour pouvoir défendre nos chances de nous qualifier pour le tour suivant.

Personnellement, en arrivant en Egypte, je voulais réussir avec Ahli et remporter sous ses couleurs beaucoup de titres.

Le staff technique, sous la direction de Patrice Carteron, a fait de son mieux pour que les joueurs soient prêts physiquement, techniquement et tactiquement. Les joueurs à leur tour se sont bien concentrés lors des entraînements et ont joué les matchs avec un très bon esprit. Nous avons gagné trois matchs consécutifs pour arriver en tête de notre groupe.

— Le fait que le Français Patrice Carteron est le coach d’Ahli vous a-t-il aidé à vous intégrer plus vite ?

— Oui, bien sûr, car je connais Patrice Carteron depuis des années. Il était mon entraîneur dans l’équipe nationale du Mali, puis à TP Mazembe (RDC). C’est lui qui m’a contacté pour que je vienne jouer à Ahli après que mon contrat s’est terminé avec le TP Mazembe. Carteron est un grand coach et je suis content de m’entraîner de nouveau avec lui.

— Si Patrice Carteron n’était pas le coach d’Ahli, auriez-vous accepté de jouer avec les Rouges ?

Ahli est la meilleure équipe d’Afrique, et tous les joueurs africains rêvent de porter ses couleurs. Alors j’aurais sans aucun doute accepté de jouer pour Ahli, même si Carteron n’était pas son entraîneur.

— Lorsque vous avez signé avec Ahli, vous aviez des propositions d’autres clubs européens et africains …

— Tout à fait. Lorsque j’ai reçu la proposition d’Ahli, j’ai accepté immédiatement, bien que j’aie eu d’autres propositions de clubs français, belges et tunisiens. Ahli est l’un des plus grands clubs d’Afrique. Il jouit d’une grande popularité et a des supporters partout. Il est le club le plus titré du continent, c’est pourquoi j’ai préféré jouer pour Ahli, afin de remporter beaucoup de titres et de trophées. Jouer à Ahli était un de mes rêves. Avant de jouer à Ahli, je regardais les matchs de l’équipe et j’aimais le style de jeu de ses grands joueurs, surtout celui d’Ahmad Fathi et de l’ancien grand défenseur Waël Gomaa, qui est l’un de mes idoles en football.

— D’après vous, quelle est la différence entre le jeu de votre ancien club TP Mazembe et celui d’Ahli ?

— A Ahli, le football est un peu plus physique et il est un peu plus dur que le football de Mazembe et du Congo en général. On s’intéresse à la bonne préparation physique des joueurs beaucoup plus qu’à Mazembe. D’une manière générale, le football en Egypte est beaucoup plus évolué qu’au Congo.

— Qui sont les joueurs les plus proches de vous au sein de l’équipe ?

— J’ai de bonnes relations avec tous les joueurs d’Ahli et je me suis adapté à tous mes coéquipiers.Mais les joueurs les plus proches de moi sont le Nigérian Junior Ajayi ainsi que Amr Al-Solaya, Islam Mohareb, Mohamad Al-Chennawi et, surtout, Saad Samir, qui m’a beaucoup aidé à mon arrivée au club. En dehors du terrain, Saad Samir et moi rigolons beaucoup ensemble, et sur le terrain, nous nous entendons bien en jouant l’un à côté de l’autre en défense centrale.

Avec 2 buts marqués en 8 matchs, vous êtes l’un des meilleurs buteurs de l’équipe, bien que vous soyez défenseur ...

— Le coach Carteron me demande toujours d’épauler les attaquants dans les coups francs et les corners pour profiter de ma grande taille et marquer de la tête. J’ai réussi à marquer à deux reprises, lors du match contre les Township Rollers et contre Masri.

— Quels sont vos objectifs avec Ahli ?

— Avant de jouer avec Ahli, j’avais déjà remporté la troisième place de la Coupe d’Afrique des nations, en 2013, avec l’équipe nationale du Mali, sous la direction de Patrice Carteron. Avec mon ancien club TP Mazembe, j’ai remporté trois fois le Championnat national et une fois la Coupe congolaise. Sur le plan africain, j’ai gagné avec l’équipe la Supercoupe d’Afrique, la Coupe de la confédération africaine deux fois et la Ligue des champions d’Afrique en 2015. Et j’ai participé à la Coupe du monde des clubs, toujours avec le coach Carteron. Mon objectif est de remporter de nouveau la Ligue des champions d’Afrique, toujours sous la houlette de Patrice Carteron, mais cette fois avec Ahli, et de participer une nouvelle fois à la Coupe du monde des clubs.

Je sais qu’Ahli est le plus grand club d’Egypte et qu’il détient le record de victoires en Championnat national, 40 fois champion d’Egypte. Je souhaite devenir champion d’Egypte avec Ahli. Je veux remporter avec Ahli les trophées de toutes les compétitions, de la Ligue des champions d’Afrique, de la Coupe arabe des clubs, de la Supercoupe d’Egypte, du Championnat égyptien et de la Coupe d’Egypte. Ce n’est pas difficile pour un grand club comme Ahli. Mes coéquipiers et moi sommes bien concentrés. Le staff technique et l’administration du club pourvoient à tous nos besoins pour que nous puissions faire de bons résultats.

— A l’âge de 30 ans, vous venez de débuter votre première saison avec Ahli. Les Rouges peuvent être la dernière station de votre carrière de footballeur ... Ou espérez-vous rejoindre d’autres clubs à la fin de votre contrat ?

— Je pense qu’à la fin de mon contrat avec Ahli, j’aimerais jouer pour d’autres grands clubs dans d’autres championnats, mais j’aime prendre les choses étape par étape. Pour le moment, je suis un joueur d’Ahli et je joue au Championnat égyptien, qui est un championnat très fort et d’un niveau technique très élevé. Je me concentre donc entièrement sur mon équipe pour remporter des titres et des trophées et je ne me casse pas la tête à penser à ce que je vais faire à la fin de mon contrat. Lorsque mon contrat se terminera, je déciderai de ce que je vais faire sur la base de ce qui va arriver. Je ne connais pas l’avenir et tout ce que je dois faire en ce moment, c’est de me bien concentrer avec Ahli. J’espère que je réussirai à réaliser des exploits avec les Rouges sur le plan collectif et le plan personnel pour remercier les supporters de l’équipe, qui m’ont très bien accueilli à mon arrivée au club et qui me soutiennent toujours et soutiennent tous les joueurs de l’équipe. Ils méritent que les joueurs de l’équipe les remercient et les récompensent en gagnant de nouveaux trophées.

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