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Taekwondo : les dames font meilleure figure

Doaa Badr, Mardi, 17 décembre 2013

L'Egypte a participé du 13 au 15 décembre au Grand Prix de Manchester de taekwondo. Si les hommes sont rentrés bredouilles, les dames ont sauvé la face et franchi un pas vers la qualification olympique.

Hedaya Malak
En terminant 5e du Grand Prix, Hedaya Malak a récolté des points comptant pour la qualification olympique.

Le complexe de Manchester Central accueillait cette semaine 231 meilleurs ath­lètes venus du monde entier avec l’objectif de glaner le maximum de points qualificatifs pour les Jeux Olympiques (JO) de 2016 à Rio de Janeiro. Le Grand Prix de Manchester est en effet le premier d’une série de quatre Grand Prix, avec une finale qui se tiendra fin 2014.

Les 231 athlètes, dont 115 hommes, représentaient 59 nations. Pour la première fois dans l’histoire du taekwondo, tous les matchs de demi-finales et de finale ont eu lieu sur un tatami noir et ont été diffusés dans plus de 100 pays dans le monde entier. La compétition a été disputée dans les 4 catégories de poids olym­piques chez les hommes et chez les dames. Le nombre maximum de participants dans chaque catégorie était de 32 athlètes, comme aux JO. « Cette compétition était d’une importance cruciale puisqu’elle compte pour la qualification pour les JO. Le niveau de la compétition était très élevé, car seuls les meilleurs athlètes au classement mondial y participaient », souligne Mohamad Gad, membre du conseil d’administration de la Fédération égyptienne et responsable des sélec­tions nationales. Selon le système de la compétition, les 8 premiers de chaque catégorie de poids récoltent des points qui seront ajoutés à ceux obtenus durant les prochaines étapes du Grand Prix. « L’athlète qui se classe dans le top 8 dans deux com­pétitions du Grand Prix se qualifie directement pour les JO 2016 », ajoute Gad.

Les filles se distinguent

L’Egypte, qui a disputé ce Grand Prix avec 3 hommes et 3 dames, a réalisé une performance satisfai­sante chez les dames, alors que les hommes ont été éliminés dès le pre­mier tour. Deux filles ont terminé à la 5e place, ratant de justesse la médaille de bronze. La plus jeune athlète de la sélection, Nour Abdel-Salam (-49 kg), a créé la surprise en terminant 5e. La jeune fille réalise un parcours parfait. Au premier tour, elle bat Malvin Zamora (Guatemala) et la Canadienne Yvette Yong en 8es de finale, avant de s’in­cliner en quarts de finale contre l’Espagnole Brigida Yague après un match très serré et difficile. « Nour a confirmé qu’elle est très talen­tueuse et prometteuse malgré son jeune âge. Durant cette compétition, elle a prouvé qu’elle est à la hauteur des grandes compétitions et qu’elle pourra rivaliser avec les meilleures athlètes du monde », dit Gad.

Sa compatriote, Hedaya Malak (-57 kg), a réalisé elle aussi une bonne performance en se classant à la 5e place. Encore jeune, Malak possède un palmarès riche de bons classements aux Mondiaux et plu­sieurs médailles aux compétitions internationales. Bien qu’elle n’ait pas remporté de médaille, elle a réalisé son objectif principal : récol­ter des points pour la qualification olympique en terminant au top 8. Au premier tour, elle bat l’Améri­caine Nicole Marie Palma et conti­nue son élan en 8es de finale en battant Mastina Zubuc de Croatie avant de s’incliner en quarts de finale face à la Britannique Jade Louise Jones. Ce dernier match était très difficile car Jones est la cham­pionne britannique et elle jouait à domicile.

Concernant les 4 autres Egyptiens : Chérif Wasfi (-58 kg), Hussein Chérif (-58 kg) et Ayman Ahmad Hassan (+80 kg), chez les hommes, et Radwa Al-Sayed (-57 kg) chez les dames, leur résultat était très médiocre. Ils ont été éliminés dès le premier tour.

« Je suis totalement satisfait de la performance égyptienne au Grand Prix, notamment chez les dames qui ont réalisé leur objectif principal en récoltant des points pour la qualifi­cation olympique. Nous avons encore du temps pour continuer la préparation de notre équipe natio­nale. Il faut savoir que la plupart des taekwondoïstes égyptiens sont très jeunes et ont besoin de temps pour acquérir de l’expérience. Ils ont besoin d’entraînement et de compétitions internationales », conclut Gad. A leur retour de Grande-Bretagne, les Egyptiens seront en stage afin de préparer le tournoi international de Louqsor qui aura lieu pour la première fois dans cette ville du 11 au 17 février pro­chain.

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