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Hussein Al-Chahat : Il nous reste à gagner la Coupe d’Egypte pour réussir une saison sans faute

Amr Moheb , Samedi, 22 juillet 2023

Hussein Al-Chahat, ailier d’Ahli et l’un des meilleurs joueurs de l’équipe cette saison, revient sur les raisons du parcours exceptionnel de son équipe cette saison.

Hussein Al-Chahat

Al-Ahram Hebdo : Au cours de 4 semaines, Ahli a réussi à remporter deux grands titres : la Ligue des champions d’Afrique et le Championnat national. Comment cela était-il possible ?

Hussein Al-Chahat : Je suis fier d’être membre de l’équipe qui a réalisé cet exploit. C’est le fruit du travail sérieux de toute l’équipe, du bon esprit des joueurs, du respect mutuel entre eux et, surtout, du grand état de concentration de tous les membres de l’équipe, soit les joueurs, soit les membres des équipes technique, médicale et administrative. Le football est un jeu collectif qui ne dépend pas d’une ou de deux personnes seulement. Tous les éléments de l’équipe jouent un rôle dans la victoire ou la déception de l’équipe, soit le sélectionneur et ses assistants, les joueurs, les kinés, les masseurs et les préparateurs physiques qui ont fait un grand travail cette saison afin de garder les joueurs en forme physiquement malgré la multiplication des matchs et le calendrier surchargé. L’équipe a souffert pendant les deux dernières années de l’absence de plusieurs joueurs à cause des blessures. Cette année, la plupart des joueurs étaient prêts physiquement et leurs blessures étaient rares. Mais avant tout, l’élément le plus important, ce sont les fans du club qui nous supportent toujours, partout et dans toutes les circonstances.

Après la déception de la saison dernière, nous nous sommes mis d’accord au début de cette saison de faire de notre mieux pour remporter tous les titres afin de faire le bonheur des supporters de l’équipe qui nous soutiennent toujours, mais qui étaient fâchés. Et ça a été ! Nous avons réussi à remporter tous les titres jusqu’à maintenant : la Coupe d’Egypte, deux fois la Supercoupe d’Egypte, la Ligue des champions d’Afrique et, finalement, le Championnat national. Les deux derniers sont les plus chers pour nous cette saison car cela faisait deux ans que nous n’arrivions pas à remporter le Championnat national et nous avons perdu la finale de la Ligue des champions d’Afrique l’année dernière à la suite de la décision de la CAF de la jouer en un seul match dans le pays de notre adversaire au lieu d’un pays neutre ou bien en deux matchs aller-retour. Sans doute le fait de remporter la Coupe de la Ligue des champions cette année au Maroc contre le Wydad de Casablanca, qui nous a battus à la finale de l’année dernière, était l’un des moments les plus heureux de toute ma vie.

— L’entraîneur suisse Marcel Koller a réussi à faire ce que ses précédents n’ont pas pu réaliser. Pourquoi ?

— Sans doute Koller est un grand entraîneur sur les plans technique, tactique et psychologique. Il sait comment traiter les joueurs et les aider à très bien jouer. En ce qui me concerne, il parle beaucoup avec moi et il essaye beaucoup de m’aider à m’améliorer ; il fait la même chose avec tous les joueurs de l’équipe. Du côté technique, il travaille beaucoup avec nous et essaie toujours d’améliorer le niveau technique et tactique des joueurs. Il a une grande expérience et avec lui, nous avons commencé à évoluer en 4-3-3 avec efficacité. Les entraîneurs précédents étaient également bons, mais en ce moment, la plupart des joueurs sont disponibles avec Koller et il n’y a pas beaucoup de blessés comme c’était le cas avec les entraîneurs précédents.

— Mais au début de la saison, la performance de l’équipe était médiocre et vous vous êtes qualifiés avec grande difficulté de la phase de poule de la Ligue des champions d’Afrique suite à votre grande défaite 2-5 contre les Sud-Africains de Sundowns. Comment expliquez-vous ces débuts difficiles ?

— Toutes les équipes du monde connaissent des moments difficiles, mais seules les grandes équipes réussissent à s’en sortir rapidement. Au début de la saison, plusieurs joueurs de l’équipe étaient blessés. J’étais absent à la suite d’une coupure complète au cartilage du genou. Akram Tawfiq et Karim Fouad ont été aussi gravement blessés (coupure au ligament croisé) et ils sont absents jusqu’à maintenant. En plus, l’équipe a connu une période de malchance : les joueurs rataient beaucoup d’occasions … Cela arrive à toutes les équipes du monde. Mais nous avons réussi à sortir de cette période rapidement.

— Sur le plan personnel, vous avez réussi une saison exceptionnelle et vous avez joué un rôle principal dans tous les titres que l’équipe d’Ahli avait remportés cette saison. Quelles en sont les raisons ?

— Ma performance est la même chaque saison, mais les gens sentent que je suis mieux cette saison car nous avons remporté beaucoup de titres. Lorsque tu défends les couleurs d’un grand club comme Ahli, tu dois faire de ton mieux pour aider l’équipe à gagner et à remporter les titres. C’est un grand honneur pour moi de porter le maillot d’Ahli, c’est pourquoi j’ai renouvelé mon contrat avec le club sans la moindre hésitation. C’est grâce à Ahli que les gens me connaissent et m’aiment. Si je suis un bon joueur, c’est parce que je joue avec un grand club et j’épaule de bons joueurs. C’est grâce à Ahli que je suis devenu ce que je suis maintenant. Aussi je ne dois pas oublier le rôle de ma famille. Je suis très attaché à elle. C’est grâce à son encouragement continu et son soutien que je suis devenu un bon joueur. Mon frère Mohamad m’accompagne dans tous les matchs, soit au Caire, soit à l’extérieur. Ma femme, ma mère et mes enfants assistent souvent à mes matchs au stade pour m’encourager. Mes enfants m’encouragent tout le temps, me demandent de marquer des buts et me disent avant chaque match comment je dois fêter si je marque des buts. Par exemple, lorsque j’ai marqué contre Zamalek la semaine dernière au championnat, j’ai fêté les buts que j’avais marqués « à la Cristiano Ronaldo » et j’ai dit « siuuuuuuu » car mes enfants me l’avaient demandé avant le match (il sourit).

Cette saison, j’ai vécu des moments très difficiles suite au décès de mon père au mois de mars dernier. J’étais très attaché à lui. J’étais habitué à recevoir son appel téléphonique après chaque match pour me féliciter si j’avais bien joué ou me critiquer si je n’étais pas bien et me donner des conseils. Depuis son décès, après chaque match, je pleure car je me rappelle ses appels téléphoniques et ses conseils. Il me manque beaucoup, je sens que son âme est toujours avec moi dans tous les matchs malgré son décès et j’essaye de m’entraîner sérieusement et de jouer très bien lors des matchs pour qu’il soit fier de moi.

— Après avoir remporté 5 titres cette saison avec Ahli, quels sont vos objectifs pour la nouvelle saison ?

— L’objectif de tous les joueurs est de continuer à gagner et de remporter plus de titres. La saison n’est pas toujours terminée. Il nous reste à gagner la Coupe d’Egypte pour réussir une saison sans faute. Nous savons que notre mission la saison prochaine sera plus difficile car nous voulons gagner tous les matchs et remporter tous les titres. Les supporters du club attendront cela de nous, ce qui n’est pas logique dans le football bien sûr. Il n’y pas une seule équipe au monde qui gagne tout le temps. Mais nous ferons de notre mieux pour continuer à gagner le plus longtemps possible afin de faire plaisir à nos supporters qui nous soutiennent toujours.

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