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Les Egyptiennes prennent une leçon de volley-ball

Mirande Youssef, Mardi, 24 septembre 2013

Les Egyptiennes ont terminé à l'avant-dernière place des Championnats d’Afrique de volley-ball. Face à leur manque d'expérience et de coordination, le nouvel entraîneur est resté impuissant.

Volley
Le manque d'expérience a défavorisé les volleyeuses égyptiennes.

En disputant les Championnats d’Afrique au Kenya qui se sont achevés le 19 sep­tembre dernier, l’objectif de l’Egypte n’était pas de se qualifier à la Coupe du monde des continents qui aura lieu au Japon en novembre prochain. En effet, seule la première équipe participe à la Coupe.

Ce rendez-vous a regroupé 6 équipes afri­caines : l’Egypte, le Kenya, le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie et le Cameroun. Le Kenya, pays organisateur, a remporté le titre pour la huitième fois, devenant ainsi le pays le plus titré de cette compétition. Notons que l’Egypte fut la tenante du titre à trois reprises : en 1976, 1989 et 2003. Lors de ces Championnats, la deuxième place est allée au Cameroun et la troisième à la Tunisie.

L’Egypte, elle, a terminé la compétition à la 5e place devancée par le Sénégal 4e, et suivie par l’Algérie qui a terminé à la dernière place. L’Egypte a disputé 5 matchs : 4 défaites et une victoire.

Elle a commencé son parcours par une défaite contre le Cameroun (2-3) puis contre le Kenya (-0-3), la Tunisie (0-3) et le Sénégal (2-3). Sa seule victoire fut contre l’Algérie (3-2).

L’Egypte participait à ce tournoi avec 12 volleyeuses dont 8 de la sélection junior. Les stars de la sélection dames n’étaient pas là pour cause de blessures. « L’absence des stars de la sélection dames a affecté le niveau de l’équipe lors de ce tournoi qui a réuni les meilleures équipes africaines », explique Ahmad Fathi, entraîneur de la sélection.

Il ajoute que les vrais rivaux de l’Egypte sont le Kenya, la Tunisie et le Cameroun. « Le Kenya joue avec le même effectif depuis 2009, cela veut dire que l’équipe kényane est très expérimentée. Elles sont dotées d’une grande rapidité de jeu et d’une forte défense et attaque. Ce n’est pas le cas de notre équipe composée de jeunes éléments qui faisaient leur première participation au niveau afri­cain. Elles manquent d’expérience et ne sont pas encore habituées à un tel rythme de jeu. L’Algérie est la seule équipe dont le niveau est similaire au nôtre. Elle est composée de plusieurs jeunes éléments », ajoute-t-il.

Selon lui, le point faible de l’équipe est notamment au niveau du service et de l’at­taque, la défense est assez bonne. « Notre seul objectif à ce tournoi était que ces jeunes filles aient eu la chance de disputer des matchs avec les grandes équipes. C’était éga­lement une occasion pour moi, en tant qu’en­traîneur, de déceler les points forts et faibles des joueuses ».

Les volleyeuses égyptiennes se sont entraî­nées chacune dans son club, ce qui a par ailleurs fortement nui à la coordination de l’équipe.

Pourtant, le volley-ball égyptien féminin a eu ses heures de gloire : médaille d’or aux Championnats d’Afrique en 2003. Mais il a vite été témoin d’un net recul. Ce n’est qu’en 2011 que l’équipe revient en force en rempor­tant la médaille de bronze aux Championnats d’Afrique. Elle continue son succès en rem­portant la médaille d’or aux Jeux arabes du Qatar en 2012. Un come-back dû aux efforts de Tahani Tosson, ex-entraîneur de la sélec­tion.

Actuellement, l’équipe est sous la direction d’un nouvel entraîneur, Ahmad Fathi, qui aspire à rééditer les exploits du passé. « J’ai pris mes fonctions en 2013. J’ai beaucoup à faire avec l’équipe. Mais j’ai besoin de temps », conclut-il .

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