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Nada Moawad : Mes rêves n’ont pas de limites

Mirande Youssef , Mirande Youssef , Mardi, 11 janvier 2022

La volleyeuse Nada Moawad, 23 ans, revient sur son titre de meilleure joueuse de la Ligue américaine des universités en 2021 et fait le point sur son parcours et ses perspectives d’avenir. Entretien.

Nada Moawad

Al-Ahram Hebdo : Vous avez été sacrée meilleure joueuse de la Ligue américaine des universités en 2021. Qu’est-ce que ce titre représente pour vous ?

Nada Moawad : Je voudrais souligner d’abord que c’est mon troisième titre. Je l’ai déjà obtenu en 2018 et 2019. J’ai reçu ce titre pour avoir contribué à la victoire de mon équipe et pour avoir fait preuve d’un bon niveau durant les matchs que j’ai disputés. J’ai marqué 37 points en finale. J’ai été choisie pour obtenir ce titre en raison de mes attaques puissantes, mes blocs et mes services impeccables. Je suis très heureuse et très fière d’avoir été choisie meilleure joueuse de cette Ligue qui regroupe les universités américaines et qui possède des volleyeuses de très haut niveau. Ce titre revient aussi au record que j’ai battu en marquant 1 457 points de 2017 à 2021. J’ai marqué 476 points durant l’année 2021. Je suis la première volleyeuse de l’histoire de Park University à marquer autant de buts.

— Vous avez commencé votre carrière universitaire en 2017. Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?

— Après mon bac égyptien, j’ai commencé ma carrière universitaire en 2017 à la Park University de Parkville aux Etats-Unis grâce à une bourse avec ma soeur jumelle, Noura Moawad, qui joue également au volleyball dans la même université. J’ai terminé mes études en business et management en 2021. Ces quatre années étaient un tournant dans ma vie professionnelle. Mon entraînement aux Etats-Unis au sein de mon équipe m’a permis d’améliorer mon niveau. Le système d’entraînement est totalement différent, car il permet à l’athlète de bien se concentrer et d’organiser son temps. En Egypte, j’étais un peu dispersée entre l’entraînement et les études, mais à mon université à Parkville, le volleyball est considéré comme une matière faisant partie des études.

— Comment étaient vos débuts ?

— Mes débuts étaient au club Al-Chams. J’ai intégré l’équipe de volleyball du club à 5 ans. Je suis issue d’une famille qui pratique le volleyball, et dès mon jeune âge, j’ai manifesté une grande passion pour cette discipline. Mon oncle était le directeur technique de l’équipe féminine de volleyball au club Al-Chams. J’ai beaucoup profité de son expérience. A 16 ans, j’ai rejoint la sélection seniors et j’ai participé à de nombreux tournois qui m’ont aidé à acquérir de l’expérience. En 2016, je me suis qualifiée avec la sélection d’Egypte de volleyball de plage pour les Jeux Olympiques (JO) de Rio en remportant les Championnats d’Afrique au Nigéria. C’était la première équipe égyptienne de l’histoire du volleyball à participer aux JO. En 2017, j’ai reçu le prix de meilleure joueuse et buteuse, car j’avais marqué un grand nombre de points lors du match entre les clubs Al-Chams et Ahli.

— Quels sont vos perspectives d’avenir ?

— Mes rêves n’ont pas de limites. Ils vont plus loin que le titre de meilleure joueuse que je viens de recevoir. Après avoir terminé mes études en 2021, j’entame cette année un master en business. Mon plus grand rêve est d’évoluer dans un club américain ou européen. Actuellement, j’étudie les offres que j’ai reçues de plusieurs clubs. Je rêve de participer dans la Ligue française ou allemande, mais je dois prendre mon temps pour choisir le club avec lequel je vais évoluer.

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