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CAN 2019 : Coup d’envoi au Plateau des pyramides

Karim Farouk, Mardi, 16 avril 2019

Le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 a eu lieu vendredi dernier à Guiza. Alors que l’Egypte et le Nigeria ont bénéficié d’un résultat assez clément, le groupe D constitue un groupe choc avec 3 anciens champions, à savoir le Maroc, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud.

CAN 2019 : Coup d’envoi au Plateau des pyramides
(Photo : AFP)

C’est au Plateau des merveilleuses pyramides de Guiza et au pied du Sphinx, leur majestueux et fidèle gardien, que le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 a eu lieu vendredi dernier. On peut dire que la CAN a vraiment commencé : les adversaires sont connus et les dates sont fixées, avec le match d’ouverture entre l’Egypte et le Zimbabwe le 21 juin. La phase de poule se terminera le 2 juillet, les 16es de finale se joueront du 5 au 8 juillet, les quarts le 10 et le 11 juillet, les demis le 14 juillet, le match du classement le 17 juillet et la finale, au célèbre Stade du Caire, le 19 juillet. Avec une version élargie pour la première fois à 24 équipes, où tous les grands favoris sont présents, de même que des habitués (à l’exception de la Zambie et du Gabon d’Aubameyang), des revenants (Angola, Kenya, Namibie et Tanzanie) et des novices (Burundi, Madagascar et Mauritanie), on ne pouvait pas s’attendre à des groupes féroces. Pourtant, ce premier tour ne manquera pas de suspense.

L’Egypte et le Nigeria favorisés

En tant que pays hôte, l’Egypte a été placée à la tête du groupe A. Le tirage au sort, lui, a été clément, la plaçant aux côtés de la RD Congo, de l’Ouganda et du Zimbabwe. Les Pharaons, septuple champions d’Afrique, ont ainsi évité les grandes puissances à ce stade et, bien que le RD Congo présente un sérieux défi, l’Ouganda et le Zimbabwe, qui comptent 6 et 3 participations respectivement, semblent à leur portée. « Nous aurons une grande pression sur nous, car nous sommes toujours favoris et on joue à domicile. Notre objectif est de remporter le titre comme toujours, mais nous aborderons la compétition match par match », a dit Hani Ramzi, entraîneur adjoint des Pharaons.

Dans le groupe B, le Nigeria, grand favori pour le titre, a aussi été gâté, en ayant avec lui un outsider et deux débutants. La Guinée est leur plus grand rival du groupe, alors que Madagascar et le Burundi font leurs premiers pas au sein de l’élite africaine. « Je ne pense pas que le groupe soit si facile, surtout en présence de la Guinée. Ils ont une jeune équipe talentueuse. Il faut aussi bien étudier les autres adversaires, car puisqu’ils sont là, ça veut dire qu’ils l’ont mérité. Notre équipe est jeune, mais nous avons maintenant une bonne expérience », a dit le sélectionneur des Super Aigles, Gernot Rohr.

Le groupe de la mort

Avec 3 anciens champions, le groupe D fait exception à la règle de répartition et mérite l’étiquette du « groupe de la mort ». Le Maroc, en tête de ce groupe et champion en 1976, a hérité de la Côte d’Ivoire, championne en 2015, et de l’Afrique du Sud, en pleine montée grâce à une jeune génération talentueuse qui cherche un second titre après celui de 1996. La Namibie, qui ne compte que deux qualifications pour la CAN, arrive bien au fond de cette hiérarchie et ne semble pas en mesure de créer une surprise dans un groupe où la concurrence sera acharnée.

Les Lions de l’Atlas marocains sont les grands favoris de ce groupe et de toute l’édition. L’équipe avait montré une performance impressionnante en Coupe du monde 2018 et avait été perçue comme étant la meilleure d’Afrique. C’est ce qu’ils voudront confirmer en Egypte. « C’est un groupe très difficile, mais on est habitué à ce niveau de compétition. Les équipes se connaissent bien et maintenant, il faudra se préparer pour le tournoi », a dit le sélectionneur du Maroc, Hervé Renard.

Les chocs du premier tour

Dès le premier tour, il y aura donc de gros duels à ne pas manquer. Algérie-Sénégal, le 27 juin au Stade du 30 juin, dans le groupe C, sera le premier choc de ce premier tour. Cela devient une rivalité répétitive, vu que c’est la 3e édition d’affilée que ces deux favoris se retrouvent dans le même groupe. « C’est à mes yeux un tirage assez équilibré, avec un Sénégal que tout le monde connaît. Les Sénégalais sont favoris dans cette compétition et pas seulement dans notre groupe », a indiqué le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi. Les Lions de la Téranga, emmenés par un emblématique Sadio Mané, espéreront mettre fin à la suprématie des Fennecs algériens, qu’ils n’ont pas réussi à battre en rencontre officielle depuis 2008.

Le 28 juin, au Stade d’Al-Salam, au Caire, le Maroc jouera contre les Eléphants ivoiriens. Une nouvelle retrouvaille entre Renard et la Côte d’Ivoire, qu’il avait lui-même menée à son second sacre africain en 2015. Mais celui qui a causé la joie cause aussi le chagrin. Depuis son arrivée aux commandes du Maroc en 2016, il a éliminé la Côte d’Ivoire du premier tour de la CAN 2017, sur une défaite de 1-0, et de la course au Mondial 2018, après une victoire de 2-0 sur l’ensemble des deux matchs. Une habitude qui sera probablement maintenue, vu que les Eléphants ont beaucoup perdu de leur poids depuis les retraites de Didier Drogba et Yaya Toure.

Un classique africain entre deux des nations les plus titrées d’Afrique, le match Cameroun-Ghana (groupe F) se jouera le 29 juin au Stade d’Ismaïliya. Quintuple champion d’Afrique et tenant du titre, le Cameroun jouera un match décisif pour la tête de ce groupe face au Ghana, quadruple champion d’Afrique, lors des matchs de la 2e journée de la phase de poule. Ce derby ouest-africain est l’un des plus grands duels du football africain tout au long de l’Histoire. La dernière confrontation entre les deux puissances a eu lieu lors de la CAN 2017 et les Lions indomptables l’avaient remporté 2-0 en demi-finale, sur leur parcours vers le titre.

Cette édition de CAN, avec son nouveau format élargi, ne sera pas seulement un spectacle des grands. En effet, avec les deux premiers de chaque poule qualifiés automatiquement, il y aura quatre places pour les quatre meilleurs troisièmes. Pleins de rôles à jouer donc pour les outsiders et les petites équipes, qui peuvent créer des surprises. Le sacre du Portugal, qui s’était qualifié en tant que troisième de son groupe avec 3 nuls dans un format élargi de l’Euro 2016, reste une inspiration pour tous.

CAN 2019 : Coup d’envoi au Plateau des pyramides

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