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Al-Masri, un karatéka aux ambitions illimitées

Marianne Youssef, Mardi, 27 février 2018

A 19 ans, Ahmad Al-Masri a offert au karaté égyptien une médaille d’or lors de la 2e étape de la Ligue mondiale de karaté qui s’est achevée le 18 février dernier à Dubaï. Portrait de ce karatéka qui promet un bel avenir.

Al-Masri, un karatéka aux ambitions illimitées
Al-Masri rêve d'une médaille olympique.

Un talent exceptionnel. Ce sont les termes avec lesquels on peut qualifier le jeune karatéka Ahmad Al-Masri, qui vient d’ajouter l’or à son riche palmarès. Il a raflé sa médaille d’or lors de la 2e étape de la Ligue mondiale de karaté qui s’est déroulée les 17 et 18 février à Dubaï. « C’est un vrai exploit dans une compétition si importante qui regroupe les grandes stars du monde du karaté. Je suis heureux et fier, surtout qu’avec cette médaille d’or, j’ai pu amélio­rer mes performances, car à la première étape, j’avais remporté l’argent », affirme Ahmad. La Ligue mondiale est une compé­tition mondiale de karaté organisée chaque année depuis 2011. Elle compte, à partir de 2012, un total de 7 étapes au terme des­quelles un classement international des karatékas est établi.

Al-Masri a fait un parcours sans faute. Il a gagné tous les matchs qu’il a disputés mal­gré la forte concurrence. Dans les tours préliminaires, il a battu le Suisse Shane Julian 8-0. Ensuite, il a réalisé sa deuxième victoire contre le karatéka azerbaïdjan Mamayev Aykhan, classé 2e dans le classe­ment mondial, sur le score de 4 à 0. En quarts de finale, il a battu le champion du monde français, Grillon Kenji, 3-1. En demi-finale, il a battu le champion du monde grec, Tzanos Georgios, 5-3. Et en finale, dans un match très fort, il a battu le cham­pion du monde iranien, Ali Fadakar, 5-1. « C’est un vrai exploit pour moi de ne perdre aucun match contre des karatékas plus âgés et plus expérimentés que moi. Ils sont tous des champions du monde très bien classés », dit-il avec fierté.

Grâce à cet exploit, ce jeune karatéka a pu grimper les échelons du classement mon­dial, car il est passé de la 54e place en jan­vier 2018 à la 17e place au début du mois de février grâce à sa médaille d’argent raflée lors de la première étape de la Ligue mon­diale de Paris. Actuellement, il a pu atteindre le top 10 en se classant 8e grâce à son der­nier exploit à Dubaï.

Une passion

C’est à l’âge de 8 ans qu’Al-Masri, origi­naire de la ville d’Alexandrie, est entré dans le monde du karaté, par hasard. « Au début, c’était juste pour s’amuser. Mais avec le temps, c’est devenu une passion. J’ai adoré le karaté pour les valeurs qu’il véhicule, comme le contrôle de soi, la confiance et la gestion du stress. Sans compter qu’il y a une notion de respect. On salue toujours notre adversaire avant et après un combat », note Ahmad. En grandissant, Al-Masri se lance dans la compétition avec acharnement. « La compétition est vraiment un monde à part, et j’ai toujours envie de le dépasser », note-t-il.

A 14 ans, il rejoint la sélection juniors où il n’a cessé de montrer tout son potentiel et l’explosivité qui le caractérise sur le tatami. En 2013, il dispute sa première compétition en juniors, à savoir les Jeux méditerranéens en Chypre et où il a raflé la médaille d’or. La même année, il remporte la médaille de bronze aux Championnats du monde juniors d’Espagne. En 2014, il remporte la première place aux Jeux africains du Botswana. En 2017, il s’adjuge le titre aux Championnats du monde des moins de 21 ans.

En seniors, Al-Masri fait également un parcours rayonnant. « Ma première partici­pation avec la sélection seniors était la Ligue mondiale au Maroc en 2017, où j ai remporté la médaille de bronze. En 2018, j’ai réalisé mes deux exploits à la Ligue mondiale en remportant l’argent à Paris et l’or à Dubaï », ajoute Al-Masri.

Ce niveau est le fruit de l’assiduité de ce jeune karatéka, sa volonté d’apprendre, et le bon encadrement. « Je dois beaucoup à mes entraîneurs Ahmad Abou-Abdallah et Hussein Al-Dessouqi, ainsi que le secrétaire de la faculté de dentisterie à l’Université d’Alexandrie, où je suis étudiant. Elle m’a beaucoup encouragé pour que je puisse poursuivre mes études et ma carrière spor­tive », dit Al-Masri.

Déterminé, Al-Masri veut se lancer avec acharnement dans l’international. Son rêve est de briller aux prochains Jeux Olympiques (JO) de Tokyo 2020, lors desquels le karaté fait sa première entrée dans le programme des JO. « J’ai confiance en moi-même. Je suis sûr que la qualification aux prochains JO est à la portée de mes mains. Mais mon but essentiel sera d’offrir à l’Egypte sa pre­mière médaille olympique en karaté », conclut-il.

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