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Tennis : L’Egypte s’accroche

Marianne Youssef, Mardi, 30 janvier 2018

Les 3 et 4 février, l'Egypte affronte la Norvège lors du premier tour de la Coupe Davis 2017 (zone euro-africaine, groupe II), organisé à Charm Al-Cheikh. Les joueurs de tennis égyptiens n’ont qu’un seul objectif : éviter la relégation.

Tennis : L’Egypte s’accroche
Mohamad Safouat est le seul espoir de l'Egypte pour éviter la relégation au groupe III.

C’est sur les cours du Soho Square à Charm Al-Cheikh que se déroule le premier tour de la Coupe Davis 2017 (zone euro-africaine, groupe II), qui verra s’affronter l’Egypte et la Norvège, les 3 et 4 février, dans le cadre de 5 matchs (4 simples et un double). Le pays vainqueur jouera au deuxième tour contre le gagnant de la rencontre entre la Lettonie et le Danemark.

L’Egypte se lance dans la course avec 5 joueurs, à savoir Mohamad Safouat, n°220 au classement ATP (Association professionnelle de ten­nis), Karim Mämoun, n°235, Youssef Hossam, n°300, Chérif Sabri, nº912, et Akram Al-Sélali, non classé. Le tirage au sort a placé l’Egypte devant la Norvège, qui part favorite, leur équipe comprenant un joueur mieux classé que ceux de l’équipe égyptienne. Celui-ci figure, en effet, dans le top 100 du classement ATP. « Bien que la Norvège soit favorite, l’Egypte a une chance de remporter la victoire, car le bon classement des joueurs norvégiens ne signifie pas qu’ils sont mieux que nous. Le classement ne reflète pas tou­jours le niveau, puisqu’il se fait selon le nombre de compétitions disputées, ce qui demande d’importants moyens financiers. Il s’agit donc avant tout d’une affaire de financement et pas nécessairement de niveau », explique Moustapha Naïm, directeur technique de la sélection. Et d’ajouter : « Tout est possible. L’Egypte a déjà remporté plusieurs victoires contre la Norvège, même s’il y a eu aussi des défaites. Les chances de victoire sont égales entre les deux sélections. En tant qu’entraî­neur, je compte dans cette compétition sur Mohamad Safouat, le joueur le plus expérimenté de la l’équipe ». Mohamad Safouat s’entraîne depuis 2008 à l’Académie Juan Carlos Ferrero en Espagne, l’une des plus presti­gieuses écoles de tennis. Il est aussi le seul tennisman égyptien à bénéficier d’un sponsor, à savoir le club Wadi Degla. Ce soutien l’a beaucoup aidé à améliorer son classement mondial.

Le spectre de la relégation

Si l’Egypte réussit à vaincre la Norvège, elle aura une mission plus difficile, puisqu’elle rencontrera le gagnant de la rencontre entre la Lettonie et le Danemark. « La mission des joueurs de tennis égyptiens ne sera pas facile, car ce sont deux pays qui possèdent des équipes très fortes et des joueurs très bien classés. Mais on a toujours l’espoir de créer la sur­prise, car l’Egypte a déjà rencontré ces deux équipes et remporté plusieurs victoires. En cas de victoire, l’Egypte conservera sa place dans le groupe II. En cas de défaite, elle devra jouer un match de barrage pour éviter sa relé­gation », explique Naïm.

En préparation au tournoi, chaque joueur suit un programme de prépara­tion spécifique. Mohamad Safouat a effectué un stage de 15 jours à l’Aca­démie de Barcelone et a participé à plusieurs tournois Challenger. Il a éga­lement participé, avec Karim Mämoun, aux qualifications de l’Open d’Austra­lie à la mi-janvier.

L’Egypte a réussi, l’année dernière, à passer du groupe III au groupe II euro-africain. Elle entend poursuivre sur cette lancée, afin de rester dans ce groupe en 2018. A noter que l’Egypte, depuis 2011, balance entre les groupes II et III et n’a jamais réussi à accéder au groupe I. En 2015, elle avait accédé au groupe II euro-africain avec la Tunisie. En 2016, elle n’a pas pu s’y maintenir et a été reléguée en faveur du Maroc et de Madagascar. « Le vrai défi de l’Egypte se situe toujours dans le groupe II, où la compétition est très tendue face à des sélections de très haut niveau comme la Lettonie, l’Ir­lande, la Norvège et la Tunisie », conclut Naïm.

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