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Les Pharaons retrouvent leur gloire

Mohamad Mosselhi, Mardi, 31 janvier 2017

La sélection nationale s’est qualifiée pour les demi-finales de la CAN pour la première fois depuis 2010. Un succès qui confirme le retour de l’Egypte à sa place habituelle comme l’un des grands noms du football dans le continent noir.

Les Pharaons retrouvent leur gloire
(Photo : AFP)

« L’egypte a fait son retour », a déclaré Hervé Renard, direc­teur technique français de la sélection marocaine, suite à la défaite de son équipe 0-1 contre l’Egypte lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), dimanche. Un but tardif du rempla­çant Mahmoud Abdel-Moneim, dit « Kahraba », a offert à l’Egypte sa première victoire contre le Maroc depuis 1986. Un but ô combien pré­cieux pour l’Egypte qui a finalement réussi à briser le complexe marocain et qui a réservé aux Pharaons une place méritée au dernier carré de la compétition continentale. En se his­sant jusqu’aux demi-finales, les Pharaons, qui ont raté les trois der­nières éditions de la CAN, ont réalisé l’essentiel cette fois-ci, quel que soit le résultat de la rencontre de ce mer­credi contre le Burkina Faso à l’occa­sion des demi-finales de la compéti­tion. Avant le coup d’envoi de la compétition, Hani Abou-Reida, prési­dent de la Fédération égyptienne du football, avait dévoilé l’objectif de l’Egypte lors de cette CAN. « On ne cherche pas le titre de la CAN. l’Egypte possède déjà sept titres. Ce qui est important pour nous c’est la qualification pour le Mondial. Et cette CAN sera une grande occasion pour tester notre puissance face aux 15 meilleures équipes du continent », avait déclaré Abou-Reida avant le début de la CAN. Ce dernier pourra se rassurer du sort de la sélection qui a beaucoup séduit lors de la compétition continentale. A la phase de poule, l’Egypte a affronté l’Ouganda et le Ghana qui figurent dans le même groupe de l’Egypte dans les qualifica­tions pour le Mondial. Les Pharaons ont réussi à remporter les deux ren­contres et sur le même score 1-0 pour se qualifier aux quarts de finale en tant que tête du groupe D.

La victoire contre le Maroc vient de confirmer la puissance de l’équipe nationale égyptienne, surtout qu’elle était face à une équipe très puissante et très organisée, dirigée par un excel­lent entraîneur, à savoir Hervé Renard, double champion d’Afrique avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015. « Les adversaires de l’Egypte doivent se méfier de cette équipe. Elle est excellente au niveau de tactique. Présenter une telle performance sur un mauvais terrain comme celui de la rencontre n’était pas une mission facile. Mais les Egyptiens ont bien joué. C’est une équipe très puis­sante », confie le directeur technique du Maroc.

L’effet Cuper

En effet, l’Egypte doit son succès au directeur technique de l’équipe, Hector Cuper. Ce dernier a réussi à construire une équipe assez puissante qui compte sur le travail du groupe et non pas sur les capacités individuelles de certains joueurs talentueux comme c’était le cas auparavant. C’est clair que l’Egypte ne compte qu’un seul joueur exceptionnel, à savoir le milieu de Rome, Mohamad Salah. Cette réa­lité était claire aussi à tous les adver­saires de l’Egypte qui ont fait leur maximum pour contrôler le milieu égyptien, qui n’a réussi qu’à marquer un seul but en 4 rencontres et c’était sur un coup franc contre le Ghana. Mais ces adversaires ont été surpris par la tactique de l’intelligent Cuper qui ne dépend pas toujours sur Salah, donnant l’occasion aux autres joueurs de s’exprimer comme Mahmoud Hassan « Trézeguet » et Abdallah Al-Saïd. Grâce à ce travail de groupe, l’absence de n’importe quel joueur ne représente aucun problème à Cuper. Le Latéral gauche de la sélection, Mohamad Abdel-Chafi, a raté deux rencontres pour cause de blessure, tout comme le milieu d’Arsenal, Mohamad Al-Nenni. Malgré l’impor­tance du duo, leur absence est passée inaperçue, car Cuper a réussi à prépa­rer les remplaçants. Critiqué pour son jeu défensif et sa stratégie assez réser­vée, surtout après le nul vierge contre le Mali lors du match d’ouverture du groupe, l’entraîneur argentin a coupé court à toutes ces critiques avec 3 victoires successives. « La défense est aussi importante que l’attaque. Par contre, je suis convaincu que pour remporter une rencontre, il ne faut pas d’abord prendre des buts », explique le directeur technique des Pharaons. C’est évident que le travail de Cuper au niveau défensif a porté ses fruits. L’Egypte est la seule équipe dans la compétition à n’avoir concédé aucun but avant les demi-finales. De même, le niveau technique du duo de la défense, à savoir Ahmad Hégazi et Ali Gabr, a beaucoup amélioré avec l’entraîneur argentin. Ces défenseurs figurent actuellement parmi les meilleurs défenseurs de la compéti­tion avec leur performance solide et stable. « Je suis très satisfait de la performance de l’équipe dans la com­pétition. L’important pour moi c’est la victoire, et on a réussi un parcours sans faute jusqu’à présent. Je remer­cie les joueurs pour leurs efforts et je suis fier de travailler avec un tel groupe », conclut Cuper.

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