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Encore du changement à Zamalek !

Karim Farouk, Mercredi, 11 mai 2016

Pour la cinquième fois cette saison, l'équipe de football de Zamalek change encore d'entraîneur avec le limogeage de l'Ecossais Alex McLeish. 4 entraîneurs sous la houlette de Mohamad Helmi, ancienne vedette de l'équipe, sont aux commandes jusqu'à la fin de la saison.

Encore du changement à Zamalek !

Incroyable mais vrai : Zamalek a changé d’entraîneur pour la cinquième fois cette saison, alors qu’on est encore à une dizaine de rencontres de la fin. L’Ecossais Alex McLeish a été remercié au début du mois après 65 jours seulement en poste. Son contrat a été résilié à l’amiable par le club cairote et l’ancien entraîneur des Rangers (Ecosse) et d'Aston Villa (Angleterre) a accepté de diminuer de moitié la somme prévue par la clause résolutoire de son contrat pour recevoir 60 000 dollars en guise de compensation. « Alex McLeish est un entraîneur très médiocre et ses changements étaient mauvais. Les joueurs se sont plaints de n’avoir rien appris et les problèmes se sont accentués au sein de l’équipe », a dit le président du club, Mortada Mansour, après le départ du technicien écossais.

Jesualdo Ferreira
Jesualdo Ferreira.

Le champion en titre avait chuté à 11 points derrière le leader Ahli (ndlr : maintenant l’écart est de 8 points seulement après la défaite des Rouges contre Wadi Degla 1-0 samedi dernier) et les prestations de l’équipe étaient loin d’être convaincantes. Surtout, il était clair que McLeish n’avait pas encore toutes les ficelles en main. Mansour a nommé les anciennes gloires de Zamalek, Mohamad Helmi et Gamal Abdel-Hamid, aux côtés de Mohamad Salah et d'Ismaïl Youssef, membres de l’ancien staff technique, pour mener l’équipe pour la suite de la saison. L’ancien entraîneur de l’équipe et sélectionneur national, Farouq Gaafar, met en garde contre la présence de ces nombreuses vedettes dans le staff. « Tous les membres de l’équipe d’encadrement sont des anciens joueurs et tous ont travaillé en tant qu’entraîneurs d’équipes en championnat. Il faut déterminer strictement les compétences de chaque membre, afin de ne pas se retrouver face à un conflit technique. Il faut attribuer le commandement à un seul homme », dit-il.

Marcos Paqueta
Marcos Paqueta.

Ce staff est le sixième qui prend les rênes de l’équipe cette saison. Ce n’est peut-être pas un record, mais cela semble ridicule pour une équipe en quête de titres. Les Blancs ont débuté la saison avec le Portugais Jesualdo Ferreira, artisan du doublé local la saison passée, qui a quitté l’équipe suite à de nombreuses disputes avec Mansour. En novembre, le Brésilien Marcos Paqueta lui a succédé, mais juste pour quelques semaines avant de céder sa place en janvier à Ahmad Hossam « Mido », ancienne vedette d’Egypte et de Zamalek. Ce dernier est resté 5 semaines avant d’être limogé suite à la défaite contre Ahli 2-0 en championnat et une série de confrontations et d’accusations avec l’incontournable Mansour.

Ahmad Hossam « Mido »
Ahmad Hossam « Mido ».

Mohamad Salah a été nommé en intérim jusqu’à ce que McLeish arrive fin février (voir tableau). « L’équipe Zamalek est exactement à la place qu’elle mérite. Il est tout à fait normal qu’avec une telle instabilité technique l’équipe recule et s’éloigne de la concurrence. Comment peut-on remporter le championnat et la coupe en ayant changé quatre fois d’entraîneurs ? J’ai toujours dit que le club a remporté des titres car Ahli est aussi très mauvais », a ironisé Hazem Emam, ancienne gloire de l’équipe et qui a lui-même été dans le staff de Mido. En effet, le système a été complètement chamboulé à plusieurs reprises en alternant un jeu penchant vers la défensive sous Ferreira et une tendance plus offensive cette année. Même les schémas de jeu ont varié entre 4-3-3, 4-2-3-1 et 4-4-2 sans compter bien sûr la rotation des joueurs et des formations. Mais le président du club ne le voit pas de cet oeil-là.

Alex McLeish
Alex McLeish.

« Zamalek a toujours été réputé pour son beau football, même lorsqu’on perdait. Moi je comprends le foot et c’est ma responsabilité de questionner le staff lorsque je vois que l’équipe n’est pas en bonne forme. Et si l’équipe ne progresse pas, je ne tarde pas à faire un changement au niveau du staff technique », explique Mansour, la version égyptienne de l’Italien Maurizio Zamparini (ndlr : le président de Palerme fait parler de lui en Europe après avoir changé 8 fois d’entraîneurs cette saison et suite à de vives critiques et des commentaires). Impatient et fréquemment présent au bout des micros, le président de Zamalek ne cesse d’exprimer ses points de vue en public et de critiquer sévèrement ses hommes. Une façon de se faire critiquer par de nombreux entraîneurs tels que les Portugais Jaime Pacheco et Ferreira et l’Egyptien Mido, qui ont quitté l’équipe et dénoncé les interventions de Mansour. « Ce n’est plus amusant ni même ironique. C’est un vrai drame, il faut que quelqu’un arrête cet homme-là avant qu’il n’achève de détruire ce club », avait dit Ahmad Saïd, l’un des fans de Zamalek sur son compte Twitter suite au départ de McLeish.

Mohamad Helmi
Mohamad Helmi.

Pour le moment, Helmi et Co ont bien entamé leur mission en enchaînant deux victoires contre Talaë Al-Gueich (2-1) et Ghazl Al-Mahalla. Voyons s’ils pourront maintenir leur cadence et leurs postes jusqu’au bout du championnat pour les 8 rencontres restantes.

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