Mardi, 23 avril 2024
Al-Ahram Hebdo > Sports >

Le tir à l’arc égyptien va à Rio

Mirande Youssef, Lundi, 08 février 2016

Deux tireurs participeront aux JO de Rio de Janeiro 2016 après avoir remporté la médaille d’or lors de la 11e édition des Championnats d’Afrique de tir à l’arc.

Le tir à l’arc égyptien va à Rio
Les tireurs à l'arc égyptiens ont réussi à décrocher le ticket olympique.

L’Egypte a décroché le ticket olympique de Rio de Janeiro 2016 avec sa médaille d’or à la 11e édition des Championnats d’Afrique de tir à l’arc, la semaine dernière en Namibie. Deux tireurs à l’arc représenteront l’Egypte aux prochains JO, à savoir Ahmad Nemr, qui a remporté la médaille d’or à l’épreuve de 70 m, en réalisant un score de 632 points, et Amira Mansour, qui a décroché l’or à l’épreuve de 50 m, en remportant un score de 612 points. « Les tireurs à l’arc ont réalisé cette performance malgré la forte compétition face aux sélections africaines comme celles de l’Afrique du Sud, de la Namibie et de la Tunisie », assure Ahmad Rouchdi, directeur exécutif de la Fédération égyptienne du tir à l’arc. Selon lui, il s’agit d’une très bonne performance, car la sélection a été très bien préparée sous la houlette d’un nouveau directeur technique, l’Ukrainien Victor Galaziuk, qui a pris les rênes il y a trois mois. « Avec lui, la sélection a nettement progressé en un laps de temps très court. La sélection a effectué 2 stages : le premier au club Al-Seid à Doqqi, et le deuxième à Charm Al-Cheikh », ajoute-t-il. Selon le système de qualification, le tireur à l’arc doit remporter la médaille d’or de son épreuve et réaliser un score minimum fixé par la Fédération internationale de tir à l’arc, qui est de 630 pour les hommes et de 600 pour les dames. La Fédération internationale a changé le système de qualification pour les JO en juin 2011. Avant cette date, l’athlète pouvait se qualifier en remportant la première place seulement. Alors que le nouveau système exige deux conditions pour la qualification : remporter la première ou la deuxième place, et réaliser un score minimum fixé par la Fédération.

C’est la troisième participation de l’Egypte aux Jeux olympiques. Elle s’est déjà qualifiée aux JO de Pékin 2008 et à ceux de Londres en 2012. Mais elle n’a jusque-là pas remporté de médaille au niveau mondial. Le seul exploit a été réalisé par la sélection juniors, qui a décroché une médaille d’or aux premiers JO des jeunes à Singapour en 2010 par le tireur à l'arc Ibrahim Sabri. « C’était un grand exploit, car de grandes nations connues dans cette discipline comme la Corée du Sud et les Etats- Unis y étaient présentes », ajoute Moustapha Saafan, directeur des sélections.

Les choses ont changé

A vrai dire, le tir à l’arc n’a pas bénéficié de l’intérêt des responsables du sport pendant de longues années. Mais à partir de 2012, date de désignation d’Ahmad Rouchdi comme nouveau directeur de la Fédération, les choses ont changé. Il a pris plusieurs initiatives afin d’améliorer cette discipline. « Tout d’abord, j’ai recruté un nouveau directeur technique, le Coréen Moun Bekon, qui a débuté avec la sélection juniors. Il a amélioré la qualité et le système d’entraînement en travaillant sur la stabilité et la vitesse, qui sont des techniques capitales du jeu », explique Rouchdi. Il ajoute qu’il a ensuite désigné un psychologue pour la réhabilitation psychologique des tireurs à l’arc en vue d’améliorer la technique de concentration, de stabilité et de réflexion. « Le tir à l’arc est un sport de précision dans lequel les tireurs à l’arc tentent de placer leurs flèches le plus près du centre d’une cible à des distances allant de 30, 50, 70 à 90 mètres. C’est donc une discipline qui exige une très grande stabilité et une concentration extrême, en plus de la force physique », assure Saafan. Par conséquent, la sélection a commencé à faire de bons résultats. Le dernier et le plus important a été en 2015, lors de la troisième étape de la Coupe du monde en Pologne. La tireuse à l’arc Amira Mansour a été classée 9e en battant la Hollandaise Inge Van Caspel, 14e au niveau mondial. Après avoir assuré la qualification olympique, la Fédération a commencé à réfléchir aux prochaines étapes. « Notre programme comporte la participation à 4 tournois internationaux, 2 stages d’entraînement, en Egypte et à l’étranger. Et un autre stage de préparation finale 20 jours avant les JO », conclut-il.

Mots clés:
Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique