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Aya Médany : Je ne fais que travailler pour retrouver mon niveau

Doaa Badr, Mardi, 18 août 2015

Mariée et jeune maman, la meilleure pentathlonienne égyptienne, Aya Médany, reprend du service. Elle dispute du 21 au 23 août les Championnats d’Afrique de pentathlon moderne, qualificatifs pour les Jeux olympiques. Entretien.

Aya Médany
Aya Médany, meilleure pentathlonienne égyptienne. (Photo : Facebook de l'athlète)

Al-Ahram Hebdo : Après 3 années d’absence, pourquoi avoir décidé de reprendre une carrière sportive ?

Aya Médany : J’ai arrêté le jeu après mon échec aux Jeux Olympiques (JO) de Londres 2012. A l’époque, j’étais dans un très mauvais état psy­chologique, car j’estimais m’être don­née à fond pour réaliser mon rêve de monter sur le podium olympique. Malheureusement, j’ai raté cet objec­tif. En plus, les médias n’étaient pas cléments envers moi. Et je devais disputer l’épreuve de natation avec un maillot normal, alors que j’étais voi­lée. Ainsi, j’ai décidé d’entamer une nouvelle étape dans ma carrière. Je me suis concentrée sur mon travail en tant que professeur à l’Académie maritime. J’ai été élue membre au conseil d’administration de mon club, Al-Chams. J’ai aussi fait des études. J’ai reçu le prix de meilleure femme sportive africaine. Le plus important c’est que je me suis mariée et j’ai eu un enfant. Après tout cela, je voulais réaliser mon ancien rêve : remporter une médaille olympique. Par consé­quent, j’ai pris la décision de reprendre du service.

— Quelle a été la réaction de votre mari ?

— En fait, c’est lui qui m’a encouragée à prendre cette décision. C’est quelqu’un qui n’est pas du domaine sportif. Au début de notre connaissance et de notre mariage, il ne com­prenait pas l’importance du sport et ne saisissait pas ma réputation, en tant que pentath­lonienne. Puis, il a réalisé que j’étais vice-championne du monde 2008, 7e aux JO de Beijing 2008, championne du monde junior à plusieurs reprises et championne d’Afrique de toutes les éditions que j’ai disputées. Avec le temps, il a commencé à m’en­courager à reprendre ma car­rière et à voir de nouveau, en moi, Aya Médany, la cham­pionne, dont tout le monde parle.

— Quand avez-vous pris cette décision ?

— J’ai pris cette décision au début de l’année, et j’ai repris l’entraîne­ment tout de suite après. Il était prévu que je dispute les Championnats du monde, mais je n’étais pas encore prête. Au début, j’avais un grand pro­blème : mon lourd poids à cause de la grossesse. Donc, j’ai commen­cé un entraînement physique afin de retrouver mon poids habituel, très important pour les épreuves de natation et de course à pied, qui exigent un bon état physique contraire­ment aux épreuves d’escrime, d’équitation et de tir, outre l’ex­périence bien sûr. Après avoir retrouvé 80 % de mon niveau, j’ai décidé de revenir au jeu.

— Comment se déroule votre journée maintenant, alors que vous devez aussi gérer Youness, votre fils ?

— Je m’entraîne comme avant : la natation à 6h du matin au club Al-Zohour, puis je vais au travail. Ensuite, je fais un entraînement d’équitation à 16h30 au club de l’Armée, et enfin je fais de la course à pied et du tir au Stade de Caire. Parfois, je fais de l’escrime. Mon seul problème est de devoir laisser mon fils avec ma mère ou mon mari à 6h du matin pour nager, et le soir pour les autres séances. Je dois m’arranger pour qu’il soit avec l’un d’eux. Durant la jour­née, il va à la garderie. Certes, ma vie est plus difficile maintenant, mais il n’est pas impossible de l’organiser. Je considère cette étape de ma vie comme un grand défi. Je voudrais prouver à tous qu’il n’est pas impos­sible de décrocher une médaille olym­pique, même si l’athlète est une femme égyptienne mariée avec un bébé à charge. Cela ne m’empêche pas de pratiquer mon sport préféré.

— Quel est votre programme pour la période à venir ?

— Je n’ai aucun programme. J’ai passé 20 ans de ma vie à planifier et à préparer des programmes avec des objectifs sans atteindre mon but principal. Cette fois-ci, je ne fais que travailler, en déployant tous les efforts possibles pour retrouver mon niveau. Je vise la qualification olym­pique en terminant 1re des Championnats d’Afrique, qui ont lieu du 21 au 23 août au Caire. Mon rêve est de décrocher une médaille olympique. Je fais de mon mieux et je laisse tout à Dieu l

Propos recueillis Al-ahram hebdo : Après 3 années d’absence, pourquoi avoir décidé de reprendre une carrière sportive ?

Aya Médany : J’ai arrêté le jeu après mon échec aux Jeux Olympiques (JO) de Londres 2012. A l’époque, j’étais dans un très mauvais état psy­chologique, car j’estimais m’être don­née à fond pour réaliser mon rêve de monter sur le podium olympique. Malheureusement, j’ai raté cet objec­tif. En plus, les médias n’étaient pas cléments envers moi. Et je devais disputer l’épreuve de natation avec un maillot normal, alors que j’étais voi­lée. Ainsi, j’ai décidé d’entamer une nouvelle étape dans ma carrière. Je me suis concentrée sur mon travail en tant que professeur à l’Académie maritime. J’ai été élue membre au conseil d’administration de mon club, Al-Chams. J’ai aussi fait des études. J’ai reçu le prix de meilleure femme sportive africaine. Le plus important c’est que je me suis mariée et j’ai eu un enfant. Après tout cela, je voulais réaliser mon ancien rêve : remporter une médaille olympique. Par consé­quent, j’ai pris la décision de reprendre du service.

— Quelle a été la réaction de votre mari ?

— En fait, c’est lui qui m’a encouragée à prendre cette décision. C’est quelqu’un qui n’est pas du domaine sportif. Au début de notre connaissance et de notre mariage, il ne com­prenait pas l’importance du sport et ne saisissait pas ma réputation, en tant que pentath­lonienne. Puis, il a réalisé que j’étais vice-championne du monde 2008, 7e aux JO de Beijing 2008, championne du monde junior à plusieurs reprises et championne d’Afrique de toutes les éditions que j’ai disputées. Avec le temps, il a commencé à m’en­courager à reprendre ma car­rière et à voir de nouveau, en moi, Aya Médany, la cham­pionne, dont tout le monde parle.

— Quand avez-vous pris cette décision ?

— J’ai pris cette décision au début de l’année, et j’ai repris l’entraîne­ment tout de suite après. Il était prévu que je dispute les Championnats du monde, mais je n’étais pas encore prête. Au début, j’avais un grand pro­blème : mon lourd poids à cause de la grossesse. Donc, j’ai commen­cé un entraînement physique afin de retrouver mon poids habituel, très important pour les épreuves de natation et de course à pied, qui exigent un bon état physique contraire­ment aux épreuves d’escrime, d’équitation et de tir, outre l’ex­périence bien sûr. Après avoir retrouvé 80 % de mon niveau, j’ai décidé de revenir au jeu.

— Comment se déroule votre journée maintenant, alors que vous devez aussi gérer Youness, votre fils ?

— Je m’entraîne comme avant : la natation à 6h du matin au club Al-Zohour, puis je vais au travail. Ensuite, je fais un entraînement d’équitation à 16h30 au club de l’Armée, et enfin je fais de la course à pied et du tir au Stade de Caire. Parfois, je fais de l’escrime. Mon seul problème est de devoir laisser mon fils avec ma mère ou mon mari à 6h du matin pour nager, et le soir pour les autres séances. Je dois m’arranger pour qu’il soit avec l’un d’eux. Durant la jour­née, il va à la garderie. Certes, ma vie est plus difficile maintenant, mais il n’est pas impossible de l’organiser. Je considère cette étape de ma vie comme un grand défi. Je voudrais prouver à tous qu’il n’est pas impos­sible de décrocher une médaille olym­pique, même si l’athlète est une femme égyptienne mariée avec un bébé à charge. Cela ne m’empêche pas de pratiquer mon sport préféré.

— Quel est votre programme pour la période à venir ?

— Je n’ai aucun programme. J’ai passé 20 ans de ma vie à planifier et à préparer des programmes avec des objectifs sans atteindre mon but principal. Cette fois-ci, je ne fais que travailler, en déployant tous les efforts possibles pour retrouver mon niveau. Je vise la qualification olym­pique en terminant 1re des Championnats d’Afrique, qui ont lieu du 21 au 23 août au Caire. Mon rêve est de décrocher une médaille olympique. Je fais de mon mieux et je laisse tout à Dieu.

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