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Atef Abdel-Shafi : Les expositions que nous organisons ont un rôle important pour attirer les touristes vers l’Egypte

Doaa Elhami , Mercredi, 08 mai 2024

Entretien avec Atef Abdel-Shafi, directeur général de l’usine Horus de statues archéologiques.

Atef Abdel-Shafi

Al-Ahram Hebdo : Comment avez-vous commencé cette carrière ?

Atef Abdel-Shafi : C’était dans les années 1970. A cette époque, je produisais des papyrus. Je me suis rendu à l’exposition touristique World Travel Market en Angleterre en tant qu’élève du professeur Hassan Ragab, l’expert en papyrus et le fondateur du Village pharaonique. Je dessinais et écrivais les noms des visiteurs de l’exposition en hiéroglyphes sur des papyrus. Dans cette exposition, il y avait plusieurs pavillons qui présentaient des festivités et des danses folkloriques représentant différents pays. J’ai eu l’idée d’organiser une exposition similaire pour présenter la culture, l’histoire et le patrimoine égyptiens. L’idée a plu au directeur du bureau égyptien du tourisme en France, Ahmed Moustapha, qui m’a encouragé et j’ai organisé une exposition où j’ai exposé des pièces égyptiennes. L’exposition était une grande réussite et a fait le tour des villes françaises. L’idée s’est développée ensuite et les expositions organisées plus tard ont fait le tour de la Corée, de l’Allemagne, de l’Autriche, du Japon, du Portugal et de la France.

— Et la fabrication des répliques ?

— Etant donné que dans l’Egypte pharaonique il y avait beaucoup de pièces dorées comme le trésor de Toutankhamon, j’ai voulu apprendre la technique afin de produire des répliques de bonne qualité. Je me suis alors rendu en Corée pour apprendre la manière d’enduire d’or la résine synthétique, c’est-à-dire le polyester. Pour ce faire, il y a plusieurs étapes à suivre. On couvre le polyester avec du cuivre, puis du nickel, ensuite avec de l’argent et enfin de l’or. J’étais le premier en Egypte à couvrir le polyester avec de l’or. De même, grâce aux sculpteurs qualifiés, j’ai commencé à fabriquer de petits souvenirs vendus dans les bazars. Ensuite, j’ai commencé à fabriquer des pièces islamiques, coptes, gréco-romaines et de l’époque alide.

— Quelles sont les plus importantes expositions que vous organisez à l’étranger ?

— Alors que tout le monde organise des expositions sur la collection de Toutankhamon, nous organisons des expositions sur des thèmes variés. Citons à titre d’exemple les expositions Ramsès et Néfertari, Akhenaton, Les momies et Les animaux en Egypte Ancienne. Ces expositions font le tour de plusieurs pays européens, notamment la France, l’Allemagne et l’Angleterre depuis la fin des années 1990, et en ce moment-là, il y a l’exposition sur les dynasties, de la préhistoire à l’époque gréco-romaine, organisée à Rome.

— Est-ce que vous coopérez avec le ministère du Tourisme et des Antiquités ?

— Lorsque nous avons commencé à organiser des expositions, il n’y avait pas de ministère des Antiquités. Aujourd’hui, les responsables du ministère supervisent notre production pour s’assurer que les répliques sont authentiques et nous donner les permis nécessaires pour exposer à l’étranger. Les expositions que nous organisons ont un rôle important pour attirer les touristes vers l’Egypte. Le premier week-end de l’exposition de Toutankhamon organisée dans les galeries de Montparnasse en France a attiré 4 500 visiteurs. De telles manifestations culturelles sont d’excellentes occasions que le ministère du Tourisme devrait saisir pour promouvoir les destinations touristiques égyptiennes l

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