Mardi, 16 juillet 2024
Al-Ahram Hebdo > Tourisme >

Dr Stephan Seidlmayer : Le nombre de missions allemandes en Egypte augmentera

Nasma Réda, Mardi, 29 octobre 2013

Dr Stephan Seidlmayer, directeur de l’Institut archéologique allemand au Caire, fait le point sur les travaux des missions allemandes en Egypte.

Dr Stephan Seidlmayer
Dr Stephan Seidlmayer, directeur de l’Institut archéologique allemand au Caire.

Al-Ahram Hebdo : La mission allemande a-t-elle changé de plan après les récents évé­nements en Egypte ?

Stephan Seidlmayer : L’Institut archéologique allemand peut, grâce à l’appui du Conseil suprême des anti­quités, poursuivre ses travaux normalement sur tous les sites à l’exception de Dahchour et de Siwa. A Dahchour, à cause de l’insécurité, nous avons réduit notre travail.

— Les choses ont-elles changé après la révolution du 30 juin 2013 ?

— Après la révolution de 2013, l’atmosphère est deve­nue plus tendue. Pour les équipes de travail, il n’y avait pas d’interdiction de voyage pour l’Egypte de la part des autorités allemandes. Nous avions juste des consignes d’être prudents. L’avertissement sérieux concernait le Sinaï. Néanmoins, de nom­breuses institutions basées en Allemagne (uni­versités ou musées), à partir desquelles beau­coup de nos partenaires viennent, étaient très inquiètes et hésitaient à autoriser leurs employés à se rendre en Egypte. Pour cette raison, nous avons préféré ajourner notre travail après la pause estivale puis reprendre progressivement d’abord en milieu urbain, qui est bien contrôlé, et plus tard, dans des endroits plus éloignés.

— Donc avez-vous seule­ment arrêté le travail tempo­rairement pendant la révolu­tion ?

— Pendant les moments les plus difficiles de la révolution, aux mois de juillet et d’août, en raison de la chaleur de l’été et aussi du mois du Ramadan, notre institut n’avait pas prévu de travail sur le terrain. En reprenant nos projets, il y aura certai­nement quelques endroits où les travaux com­menceront avec une ou deux semaines de retard, principalement pour des raisons administratives (extra-contrôles de sécurité de la part des autori­tés).

— Combien de missions opèrent-elles actuellement en Egypte, et pensez-vous que leur nombre augmente à l’avenir ?

— L’institut travaille actuellement sur 5 pro­jets. Leur nombre augmentera pendant l’année pour atteindre 7 ou 8.

— Comment jugez-vous la sécurité des sites archéologiques en ce moment ? Y a-t-il des difficultés ou un impact sur le travail ?

— La situation sécuritaire est essentielle bien sûr, non seulement pour les travaux archéolo­giques eux-mêmes, mais aussi pour la protection des sites. La sécurité est un paramètre-clé. Notre impression est que la situation sécuritaire s’amé­liore continuellement. De nombreuses ambas­sades étrangères en Egypte l’ont reconnu et ont allégé les restrictions de voyage pour l’Egypte. Nous sommes optimistes que la situation revien­dra à la normale très bientôt.

Lien court:

 

En Kiosque
Abonnez-vous
Journal papier / édition numérique